ETOILE
BLOG
Inscrire son Blog  
Annuaire Blog   
Les Etoiles    
Menu
Accueil
Réferencer son Blog
Modifier sa fiche EB
Créer son Blog
Flux RSS pour Blog
Blog Chat gratuit
Déco pour Blogs
Blog Critique
Video
Puzzle Fun
Bac academie 2008
Bac Pro 2008

Les blogs videos les plus vus ce mois-ci
Top 100 blog video

Derniers blogs inscrits
 Esc amiens picardie
 Bac la garde résu...
 Bac les ulis resultats...
 Le blog de ol tichit
 Blog esc grenoble
 Japan expo
 Pcf avion
 Int management le blog
 Bac villeneuve resulta...
 Esc montpellier - aux ...
 Bac brunoy résult...
 Esc rennes
 Bac champs sur marne r...
 Bac oullins résul...
 Esc troyes
 C.m.p. de ferney-volta...
 Agir ensemble pour l'a...
 Esc bretagne brest
 Bac le kremlin bicetre...
 Bac saint sebastien su...
 Esc chambery
 Bac tournefeuille r...
 Bac orvault résul...
 Vendita casa plan de l...
 Concours passerelle esc
 Bac gonesse résul...
 Bac bruay la buissiere...
 Bac rambouillet ré...
 Bac henin beaumont r&#...
 Bac savigny le temple ...
 Em normandie
 Pernes avenir solidaire
 Esc la rochelle
 Bac herblay résul...
 Esc clermont
 Iecs strasbourg
 Property for sale - re...
 Bac begles résult...
 Bac la possession r...
 Bac romainville ré...
 Bac epernay résul...
 Esc grenoble
 I'm not emo i'm just m...
 L'expansion sur dailym...
 Bac armentieres ré...
 Bac vichy résulta...
 Bac decines charpieu r...
 Bac illkirch graffenst...
 Bac chaumont résu...
 Inseec france

Annuaire Blog par région


Partenaires
Blog.Lisabuzz.com
Un robot critique élogieusement votre Blog.

Lisabuzz.com
Un robot critique tous vos disques préférés... Attention, il est fou...
Paris Casting
Recevez tous les jours de nouvelles annonces de casting sur votre email
Maths-Fi
Emploi et formation en finance de marché, IT Finance et maths
Master Emploi
Le site de la formation et de l'emploi pour Ingénieur et Bac+5.
Webcam Paris Marais
Une bien belle webcam rafraichie toutes les 120 secondes en direct du Centre de danse du marais.

créer un Blog



wandering-errance

Cliquer ici pour visiter
wandering-errance


Présentation du site wandering-errance :

mes errances dans le dessin au rotring
 Recommander ce blog à vos ami(e)s.

Les sites partenaires de ce blog :

Aucun site ami pour ce blog.

Site/blog proposé par : joël - Ville : MONTLHERY

Location : 91310 - ESSONNE

Signaler une violation à propos du Blog wandering-errance
   Derniers posts : Wandering-errance
 Bonheur es-tu là?
Thu, 03 Jul 2008 13:26:00 +0000



Tout le monde à le droit d'être heureux,
Tout le monde à le droit de connaitre le bonheur,
C'est ce que l'on pourrait croire,
La vérité est est l'avenir sombre et terrifiant que l'on lègue aux générations futures,
Croire que le bonheur est universelle,
Croire que les enfants du monde s'émerveillent,
Connaitre le sens du mot Bonheur,
Mon bonheur ne sera jamais total,
Mon bonheur saigne de la souffrance du monde,
Mon manque de bonheur me sera fatal,
Je crois en un monde juste, équilibré, sans haine, sans violence.

J'aime regarder la nature dans la nature,
J'aime pas mes voisins qui veulent couper les arbres,
j'aime pas voir les gens pourrir de faim, alors que je jette de la nourriture,
J'aime pas savoir que des enfants meurent dans d'atroce souffrance dans l'indifférence générale,
J'aime pas voir des images ou notre Terre est malmenée, ravagée, détruite, vampirisée, stérilisée,dénaturée,altérée,polluée,
j'aime pas voir la faune et la flore détruite pour les besoins de l'homme pseudo moderne.
J'aime pas savoir que je ne peux rien faire, que je ne suis qu'un grain de poussière,
inutile et stérile, le monde s'obscurcit et s'enflamme, j'ai peur de l'avenir,
peur de ne pas avoir agi, de ne pas mettre engager dans ce qui me paraissait sensé.

Heureux les simples d'esprits, les seuls a ne pas ressentir les dimensions dramatiques, à s'éclater devant des matchs de foot, à se goinfrer de bouffe, s'éponger d'alcool et de drogue plus ou moins légales, l'addiction est un fléau, chacun de nous à ses propres addictions.

l'errance est un moment privilégié pour explorer, comptabiliser, comprendre les rouages du monde, les choix proposés ne me satisfont pas, comment gérer notre future?
le discours alarmistes parfois me révolte, parfois m'indiffère, je suis comme Roméro le réalisateur de film d'horreur a su si bien les mettre en scène, je suis un ZOMBIE,

j'erre à la recherche de la vérité, de ma vérité,
j'aime ma femme, j'aime mes fils, j'aime ma maison, j'aime mes chats, j'aime être zen.
j'aime l'équilibre,j'aime la justice quand elle est juste, j'aime la police quand elle est adéquation avec ses fonctions, celle de me protéger, pas me faire chier.

J'aime pas le foot, j'aime le sport en générale, sauf en chambre, j'ai des médailles, ma Zouzou vous le dirais,-;)
j'aime écouter mes fils me raconter leurs aventures, j'aime pas virer le plus grand chez sa mère,
j'aime mes fils Christopher et Anthony et dans l'autre sens, justice là aussi, pas de préféré, juste des règles de vie, des valeurs communes, le respect de soi et des autres.
j'aime pas ceux qui pue le fric et qui se la pète grave,
j'aime pas les nanas maquillées comme des clowns,
j'aime bien voir la fête des gays et lesbiennes, eux au moins, ils aiment et assument le sexe, les hétérosexuels sont moins démonstratifs,j'aime le sexe.
j'aime pas les pédophiles qui mérite la peine de mort
j'aime pas les curés qui se tapent un gosse, j'aime pas les régimes qui tue les homosexuelles,
j'aime pas les pays qui tuent ses femmes, ses enfants et ses opposants.
j'aime pas les lois qui ne servent qu'à une minorité, j'aime pas que les riches gagnent toujours plus et ne redistribue jamais leurs richesses.

 scabarée
Thu, 03 Jul 2008 13:13:00 +0000


 spider phobia
Thu, 03 Jul 2008 12:48:00 +0000


 Inde et sa mère Le Gange
Sun, 29 Jun 2008 21:02:00 +0000


certains scientifiques prévoient d'ici 35 ans la mort du glacier qui alimente 80% de l'inde en eau potable.La pollution accélérant le procéssus, les hindous vivant le long de ce fleuve sacré commence à douter de sa pureté. les normes sanitaires ne sont plus respectées dans certaines régions.
voir le lien wikipédia pour comprendre ce fleuve et ses mythes----> http://fr.wikipedia.org/wiki/Gange

 Manu Chaos UN VENT DE LIBERTE SUR LA FRANCE
Tue, 17 Jun 2008 10:02:00 +0000


MERCI,GRACIAS,MERCI MANU CHAO de ne pas nous laisser tomber.
Manu Chao est enfin revenu nous voir après une trop longue absence, ce maitre de la salsa et du reggae énergisant a endiablé le POPB et sera gratuitement à bondy (93) le 21 juin à 19 h
Venez nombreux voir et entendre Manu Chao, un message réaliste sur notre monde, sur une musique enivrante et rythmée.
un vent de liberté ce Manu, j'en avais besoin...
Allez faire un tour sur le site officiel de Manu Chao
http://www.manuchao.net/

 Ghost wandering
Tue, 17 Jun 2008 09:48:00 +0000

Allez y vous comprendrez ce combathttp://www.18joint.org/

 
Sun, 25 May 2008 02:04:00 +0000


Wandering is dead!
Sometimes I think it is in death that
stop my suffering.
Nothing, nothing and its eternity, far from the tumult of this insane world, if so beautiful and horrible.
I would die, but I can not find the off button.
I am a particle of anything in a great while, I am only a component of flesh and bone rotting waiting with fear his last breath, his last thought, his last image fixed on my retina, What will? this last image, I want the peaceful and smooth, but nothing is on, perhaps I see the horror, suffering the anguish. I can not even shared the last moment, each of us to her secret garden.

But past this tragic and scary moment, my mind disappear for eternity.
I have failed to understand this world, is there just something to understand?
J'attend it comes to me, I often wish I hunt often, but I know it will triumph.

Nothing important here low, there is no self-respecting, everything is destroyed.



Wandering est mort!
Parfois, je pense que c'est ainsi que finiront mes souffrances, dans la mort.
Rien, plus rien, le néant et son éternité, loin des tumultes insensés de ce monde, si magnifique et si horrible.
J'aimerais m'éteindre mais je ne trouve pas le bouton off.
Je suis une particule de rien dans un grand tout, je suis qu' une composante de chair et d' os pourrissant attendant avec crainte son dernier souffle, sa dernière pensée, sa dernière image fixé sur ma rétine, Quel sera-t-elle ? cette dernière image, je me la souhaite paisible et douce, mais rien n'est sur, peut être verrais-je l'horreur, la souffrance, l' angoisse. je ne pourrais même pas partagé ce dernier instant, chacun de nous à son jardin secret.

Mais passé cet instant tragique et angoissant, mon esprit disparaitra pour l'éternité.
Je n'ai pas réussi à comprendre ce monde, y a t-il seulement quelque chose à comprendre?
J' attend qu'elle vienne me prendre, je la désire souvent, je la chasse souvent, mais je sais qu'elle triomphera.

Rien n'a d'importance ici bas, rien ne se respecte, tout est détruit, anéanti, au nom du pouvoir, je suis né dans la mauvaise galaxie.

 Remember BOB MARLEY
Fri, 16 May 2008 11:43:00 +0000


 Seul un Chinois tiens la cadence !!!
Wed, 14 May 2008 21:54:00 +0000


 roulez à l'éthanol E85 ça marche sans modification !!!
Wed, 14 May 2008 21:04:00 +0000

allez sur le lien ci dessous et lisez les test effectués sur tous les types de véhicules

http://super-ethanol.fr/index.php?page=accueil

 Excellent Complément d'enquête sur France 2 du 13 mai 2008
Mon, 12 May 2008 23:05:00 +0000


On est foutu, on mange trop !


Emeutes de la faim en Egypte, épidémie d'obésité dans le Nord-Pas de Calais... Alors que les prix du blé, du riz ou du lait flambent, d'un bout à l'autre de la planète, un grand déséquilibre alimentaire s'est installé.
Mangeons-nous trop en Occident, au détriment de notre santé, de l'environnement et surtout des plus pauvres ? Bien manger devient-il un luxe ? Sommes-nous en train de sacrifier la planète pour remplir notre assiette ?
A quoi joue l'industrie agro-alimentaire qui depuis des décennies a pris le contrôle de notre alimentation ? Sur nos côtes, le poisson disparaît, poussant les pêcheurs à la ruine.
En Afrique, alors que la faim ravage les bidonvilles, des milliers d'hectares sont consacrés à des légumes qui seront exportés en Europe pour que nous puissions les déguster hors saison...
Entre gâchis et pénurie, Complément d'enquête sur les aberrations de notre alimentation.

Reportages:

  • Obésité, la maladie des pauvres
    Nathalie Sapena et Mathieu Niewenglowski
    Près de 4 millions de personnes souffrent d?obésité en France, surtout les familles les plus modestes, comme dans le Nord-pas de Calais. Epidémie selon l?OMS, maladie de la malbouffe ou de la pauvreté ? Comment l?industrie agroalimentaire a-t-elle modifié ses recettes pour produire toujours moins cher ? Les obèses ontils vraiment les moyens de manger mieux et moins ?

  • Emeutes du pain : la nouvelle plaie d?Egypte
    Yvan Martinet et Valérie Lucas
    Des dizaines de morts au cours d?émeutes, des bagarres devant les boulangeries : la pénurie de pain a secoué l?Egypte pendant plusieurs semaines. Pourquoi ce pays riche est-il devenu le premier importateur de farine du monde ? Pourquoi y a-t-il des boulangeries subventionnées et un marché noir florissant ?

  • La faim des haricots
    Thomas Horeau et Annie Triboire
    Pour que les Européens mangent des haricots verts hors saison, le Kenya s?est mis à en produire massivement. Succès économique : l?exportation est devenue l?une des premières sources de devises du pays. Mais c?est aussi un cauchemar écologique : menace sur les réserves d?eau et trafic aérien intensif. Quant aux paysans, ils n?ont toujours pas les moyens de s?acheter les haricots qu?ils produisent !

  • Elle n'est plus très fraîche, ma morue !
    Cécile Delarue et Alexis Orand
    A force de trop pêcher le cabillaud, va-t-il disparaître à jamais ? Bruxelles affirme que l?espèce est menacée et impose des quotas. A Boulogne-sur-Mer, les armateurs prétendent au contraire que ce poisson bon marché reste abondant. Au milieu, Paris hésite entre la sauvegarde des pêcheurs ou des poissons.


Cette émission sera également diffusée sur France 5 le dimanche 18 mai à 20h40.



 Ou sont les Grandes Gueules ?
Sun, 11 May 2008 21:28:00 +0000






Ou sont nos grandes GUEULES ?: Coluche 41 ans , Daniel Balavoine 33 ans, Serge Gainsbourg 62 ans, Pierre Desproge 48 ans , jean Yanne 69ans tous Morts.!!!
Nos contemporains humoristes, saltimbanques, bouffons, chansonnier, artistes en tout genres sont d'une frilositée accablante.
on ne dit mot qui pourrait déranger le monde actuelle, si productif, si puissant.

 Cyclone Nargis (Apocalypse)
Sun, 11 May 2008 20:51:00 +0000


Le malheur frapppe de nouveau l'asie, Combien de morts, nul ne le saura jamais.
L' horreur et le désastre sont sans précédent, esct ce lié au réchauffement climatique? la guerre des pseudo expert est engagé.Officiellement plus de 100 000 morts, le double de disparus, les chiffres sont affolant,le cris des SOS lancés en direction des pays riches sont restés lettre morte, les états restent sourd, peu d'interet financier dans ses contrés lointaine, peu de ressoucre pétrolière, bref, pas d'interet financier. Les organisation en charge des secours sont dépassés, voir paniqué face à l'ampleur des dégats.
Quelque milliard pourrait permettre une solution rapide et durable, mais les propositions d'aide des pays riche se font difficilement et en millions !!! Des femmes et des enfants meurent dans l'indifférence totale comme d'habitude, loin des yeux, loin du coeur. Pourtant les milliard se perdent facilement (affaire Société générale) misérable capitalisme...

 wandering / errance
Tue, 06 May 2008 23:07:00 +0000

Naitre juif sans le savoir, puis être baptisé chrétien sans avoir pu donner son consentement et finir sans foi, réaliste et terriblement désespéré de l'état de santé du monde en 2008.
Certains diront qu'il ne faux pas comparer des civilisations ou des peuples, en raison de leur m?urs , leurs us et coutumes, leurs nombres d'habitant différents.

Comment oser comparer La Chine et l'Europe si solidaire et si harmonieuse!!!
un qui prône les droits de l'homme et qui compte 734 129 205 habitants et l'autre géant de 1.314.480.000 habitants qui prône la servitude à une idéologie unique et à la non reconnaissance des droit de l'enfant, de l'homme, de l'expression, ou est passé la grande sagesse chinoise?

l'argent dirige et divise le monde pour mieux régner en maitre,
heureux ceux qui sans rien quitteront ce monde éphémère, les autres priés pour votre âme car le tourment elle connaitra.

Le même constat avec les autres grandes nations, Inde, États Unis d'Amérique, Amérique du Sud, URSS, Moyen Orient, Afrique .

L'essor, les profits, la mondialisation, la communication, tout explose, le monde s'emballe, s'épuise, se meurt...
nous nantis, sommes encore à mettre sur nos étendard "ÉGALITÉ,LIBERTÉ et FRATERNITÉ" je trouve ça pitoyable et hypocrite, honte à nous!!!

 Bourgeois et prolétaires
Tue, 06 May 2008 22:54:00 +0000

L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de luttes de classes.

Homme libre et esclave, patricien et plébéien, baron et serf, maître de jurande et compagnon, en un mot oppresseurs et opprimés, en opposition constante, ont mené une guerre ininterrompue, tantôt ouverte, tantôt dissimulée, une guerre qui finissait toujours soit par une transformation révolutionnaire de la société tout entière, soit par la destruction des deux classes en lutte.

Dans les premières époques historiques, nous constatons presque partout une organisation complète de la société en classes distinctes, une échelle graduée de conditions sociales. Dans la Rome antique, nous trouvons des patriciens, des chevaliers, des plébéiens, des esclaves; au moyen âge, des seigneurs, des vassaux, des maîtres de corporation, des compagnons, des serfs et, de plus, dans chacune de ces classes, une hiérarchie particulière.

La société bourgeoise moderne, élevée sur les ruines de la société féodale, n'a pas aboli les antagonismes de classes Elle n'a fait que substituer de nouvelles classes, de nouvelles conditions d'oppression, de nouvelles formes de lutte à celles d'autrefois.

Cependant, le caractère distinctif de notre époque, de l'époque de la bourgeoisie, est d'avoir simplifié les antagonismes de classes. La société se divise de plus en deux vastes camps ennemis, en deux grandes classes diamétralement opposées : la bourgeoisie et le prolétariat.

Des serfs du moyen âge naquirent les bourgeois des premières agglomérations urbaines; de cette population municipale sortirent les premiers éléments de la bourgeoisie.

La découverte de l'Amérique, la circumnavigation de l'Afrique offrirent à la bourgeoisie naissante un nouveau champ d'action. Les marchés des Indes Orientales et de la Chine, la colonisation de l'Amérique, le commerce colonial, la multiplication des moyens d'échange et, en général, des marchandises donnèrent un essor jusqu'alors inconnu au négoce, à la navigation, à l'industrie et assurèrent, en conséquence, un développement rapide à l'élément révolutionnaire de la société féodale en dissolution.

L'ancien mode d'exploitation féodal ou corporatif de l'industrie ne suffisait plus aux besoins qui croissaient sans cesse à mesure que s'ouvraient de nouveaux marchés. La manufacture prit sa place. La moyenne bourgeoisie industrielle supplanta les maîtres de jurande; la division du travail entre les différentes corporations céda la place à la division du travail au sein de l'atelier même.

Mais les marchés s'agrandissaient sans cesse : la demande croissait toujours. La manufacture, à son tour, devint insuffisante. Alors, la vapeur et la machine révolutionnèrent la production industrielle. La grande industrie moderne supplanta la manufacture; la moyenne bourgeoisie industrielle céda la place aux millionnaires de l'industrie, aux chefs de véritables armées industrielles, aux bourgeois modernes.

La grande industrie a créé le marché mondial, préparé par la découverte de l'Amérique. Le marché mondial accéléra prodigieusement le développement du commerce, de la navigation, des voies de communication. Ce développement réagit à son tour sur l'extension de l'industrie; et, au fur et a mesure que l'industrie, le commerce, la navigation, les chemins de fer se développaient, la bourgeoisie grandissait, décuplant ses capitaux et refoulant à l'arrière-plan les classes léguées par le moyen âge.

La bourgeoisie, nous le voyons, est elle-même le produit d'un long développement, d'une série de révolutions dans le mode de production et les moyens de communication.

A chaque étape de l'évolution que parcourait la bourgeoisie correspondait pour elle un progrès politique. Classe opprimée par le despotisme féodal, association armée s'administrant elle-même dans la commune, ici, république urbaine indépendante; là, tiers état taillable et corvéable de la monarchie, puis, durant la période manufacturière. contrepoids de la noblesse dans la monarchie féodale ou absolue, pierre angulaire des grandes monarchies, la bourgeoisie, depuis l'établissement de la grande industrie et du marché mondial, s'est finalement emparée de la souveraineté politique exclusive dans l'Etat représentatif moderne. Le gouvernement moderne n'est qu'un comité qui gère les affaires communes de la classe bourgeoise tout entière.

La bourgeoisie a joué dans l'histoire un rôle éminemment révolutionnaire.

Partout où elle a conquis le pouvoir, elle a foulé aux pieds les relations féodales, patriarcales et idylliques. Tous les liens complexes et variés qui unissent l'homme féodal à ses "supérieurs naturels", elle les a brisés sans pitié pour ne laisser subsister d'autre lien, entre l'homme et l'homme, que le froid intérêt, les dures exigences du "paiement au comptant". Elle a noyé les frissons sacrés de l'extase religieuse, de l'enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité petite-bourgeoise dans les eaux glacées du calcul égoïste. Elle a fait de la dignité personnelle une simple valeur d'échange; elle a substitué aux nombreuses libertés, si chèrement conquises, l'unique et impitoyable liberté du commerce. En un mot, à la place de l'exploitation que masquaient les illusions religieuses et politiques, elle a mis une exploitation ouverte, éhontée, directe, brutale.

La bourgeoisie a dépouillé de leur auréole toutes les activités qui passaient jusque-là pour vénérables et qu'on considérait avec un saint respect. Le médecin, le juriste, le prêtre, le poète, le savant, elle en a fait des salariés à ses gages.

La bourgeoisie a déchiré le voile de sentimentalité qui recouvrait les relations de famille et les a réduites à n'être que de simples rapports d'argent.

La bourgeoisie a révélé comment la brutale manifestation de la force au moyen âge, si admirée de la réaction, trouva son complément naturel dans la paresse la plus crasse. C'est elle qui, la première, a fait voir ce dont est capable l'activité humaine. Elle a créé de tout autres merveilles que les pyramides d'Egypte, les aqueducs romains, les cathédrales gothiques; elle a mené à bien de tout autres expéditions que les invasions et les croisades


La bourgeoisie ne peut exister sans révolutionner constamment les instruments de production, ce qui veut dire les rapports de production, c'est-à-dire l'ensemble des rapports sociaux. Le maintien sans changement de l'ancien mode de production était, au contraire, pour toutes les classes industrielles antérieures, la condition première de leur existence. Ce bouleversement continuel de la production, ce constant ébranlement de tout le système social, cette agitation et cette insécurité perpétuelles distinguent l'époque bourgeoise de toutes les précédentes. Tous les rapports sociaux, figés et couverts de rouille, avec leur cortège de conceptions et d'idées antiques et vénérables, se dissolvent; ceux qui les remplacent vieillissent avant d'avoir pu s'ossifier. Tout ce qui avait solidité et permanence s'en va en fumée, tout ce qui était sacré est profané, et les hommes sont forcés enfin d'envisager leurs conditions d'existence et leurs rapports réciproques avec des yeux désabusés.

Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la bourgeoisie envahit le globe entier. Il lui faut s'implanter partout, exploiter partout, établir partout des relations.

Par l'exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à l'industrie sa base nationale. Les vieilles industries nationales ont été détruites et le sont encore chaque jour. Elles sont supplantées par de nouvelles industries, dont l'adoption devient une question de vie ou de mort pour toutes les nations civilisées, industries qui n'emploient plus des matières premières indigènes, mais des matières premières venues des régions les plus lointaines, et dont les produits se consomment non seulement dans le pays même, mais dans toutes les parties du globe. A la place des anciens besoins, satisfaits par les produits nationaux, naissent des besoins nouveaux, réclamant pour leur satisfaction les produits des contrées et des climats les plus lointains. A la place de l'ancien isolement des provinces et des nations se suffisant à elles-mêmes, se développent des relations universelles, une interdépendance universelle des nations. Et ce qui est vrai de la production matérielle ne l'est pas moins des productions de l'esprit Les oeuvres intellectuelles d'une nation deviennent la propriété commune de toutes. L'étroitesse et l'exclusivisme nationaux deviennent de jour en jour plus impossibles et de la multiplicité des littératures nationales et locales naît une littérature universelle.

Par le rapide perfectionnement des instruments de production et l'amélioration infinie des moyens de communication, la bourgeoisie entraîne dans le courant de la civilisation jusqu'aux nations les plus barbares. Le bon marché de ses produits est la grosse artillerie qui bat en brèche toutes les murailles de Chine et contraint à la capitulation les barbares les plus opiniâtrement hostiles aux étrangers. Sous peine de mort, elle force toutes les nations à adopter le mode bourgeois de production ; elle les force à introduire chez elle la prétendue civilisation, c'est-à-dire à devenir bourgeoises. En un mot, elle se façonne un monde à son image.

La bourgeoisie a soumis la campagne à la ville. Elle a créé d'énormes cités; elle a prodigieusement augmenté la population des villes par rapport à celles des campagnes, et par là, elle a arraché une grande partie de la population à l'abrutissement de la vie des champs. De même qu'elle a soumis la campagne à la ville, les pays barbares ou demi-barbares aux pays civilisés, elle a subordonné les peuples de paysans aux peuples de bourgeois, l'Orient à l'Occident.

La bourgeoisie supprime de plus en plus l'émiettement des moyens de production, de la propriété et de la population. Elle a aggloméré la population, centralisé les moyens de production et concentré la propriété dans un petit nombre de mains. La conséquence totale de ces changements a été la centralisation politique. Des provinces indépendantes, tout juste fédérées entre elles, ayant des intérêts, des lois, des gouvernements, des tarifs douaniers différents, ont été réunies en une seule nation, avec un seul gouvernement, une seule loi, un seul intérêt national de classe, derrière un seul cordon douanier.

La bourgeoisie, au cours de sa domination de classe à peine séculaire, a créé des forces productives plus nombreuses; et plus colossales que l'avaient fait toutes les générations passées prises ensemble. La domestication des forces de la nature, les machines, l'application de la chimie à l'industrie et à l'agriculture, la navigation à vapeur, les chemins de fer, les télégraphes électriques, le défrichement de continents entiers, la régularisation des fleuves, des populations entières jaillies du sol - quel siècle antérieur aurait soupçonné que de pareilles forces productives dorment au sein du travail social ?

Voici donc ce que nous avons vu : les moyens de production et d'échange. sur la base desquels s'est édifiée la bourgeoise, furent créés à l'intérieur de la société féodale. A un certain degré du développement de ces moyens de production et d'échange, les conditions dans lesquelles la société féodale produisait et échangeait, l'organisation féodale de l'agriculture et de la manufacture, en un mot le régime féodal de propriété, cessèrent de correspondre aux forces productives en plein développement. Ils entravaient la production au lieu de la faire progresser. Ils se transformèrent en autant de chaînes. Il fallait les briser. Et on les brisa.

A sa place s'éleva la libre concurrence, avec une constitution sociale et politique appropriée, avec la suprématie économique et politique de la classe bourgeoise.

Nous assistons aujourd'hui à un processus analogue. Les conditions bourgeoises de production et d'échange, le régime bourgeois de la propriété, la société bourgeoise moderne, qui a fait surgir de si puissants moyens de production et d'échange, ressemblent au magicien qui ne sait plus dominer les puissances infernales qu'il a évoquées. Depuis des dizaines d'années, l'histoire de l'industrie et du commerce n'est autre chose que l'histoire de la révolte des forces productives modernes contre les rapports modernes de production, contre le régime de propriété qui conditionnent l'existence de la bourgeoisie et sa domination. Il suffit de mentionner les crises commerciales qui, par leur retour périodique, menacent de plus en plus l'existence de la société bourgeoise. Chaque crise détruit régulièrement non seulement une masse de produits déjà créés, mais encore une grande partie des forces productives déjà existantes elles-mêmes. Une épidémie qui, à toute autre époque, eût semblé une absurdité, s'abat sur la société, - l'épidémie de la surproduction. La société se trouve subitement ramenée à un état de barbarie momentanée; on dirait qu'une famine, une guerre d'extermination lui ont coupé tous ses moyens de subsistance; l'industrie et le commerce semblent anéantis. Et pourquoi ? Parce que la société a trop de civilisation, trop de moyens de subsistance, trop d'industrie, trop de commerce. Les forces productives dont elle dispose ne favorisent plus le régime de la propriété bourgeoise; au contraire, elles sont devenues trop puissantes pour ce régime qui alors leur fait obstacle; et toutes les fois que les forces productives sociales triomphent de cet obstacle, elles précipitent dans le désordre la société bourgeoise tout entière et menacent l'existence de la propriété bourgeoise. Le système bourgeois est devenu trop étroit pour contenir les richesses créées dans son sein. - Comment la bourgeoisie surmonte-t-elle ces crises ? D'un côté, en détruisant par la violence une masse de forces productives; de l'autre, en conquérant de nouveaux marchés et en exploitant plus à fond les anciens. A quoi cela aboutit-il ? A préparer des crises plus générales et plus formidables et à diminuer les moyens de les prévenir. Les armes dont la bourgeoisie s'est servie pour abattre la féodalité se retournent aujourd'hui contre la bourgeoisie elle-même.

Mais la bourgeoisie n'a pas seulement forgé les armes qui la mettront à mort; elle a produit aussi les hommes qui manieront ces armes, les ouvriers modernes, les prolétaires.

A mesure que grandit la bourgeoisie, c'est-à-dire le capital, se développe aussi le prolétariat, la classe des ouvriers modernes qui ne vivent qu'à la condition de trouver du travail et qui n'en trouvent que si leur travail accroît le capital. Ces ouvriers, contraints de se vendre au jour le jour, sont une marchandise, un article de commerce comme un autre; ils sont exposés, par conséquent, à toutes les vicissitudes de la concurrence, à toutes les fluctuations du marché.

Le développement du machinisme et la division du travail, en faisant perdre au travail de l'ouvrier tout caractère d'autonomie, lui ont fait perdre tout attrait. Le producteur devient un simple accessoire de la machine, on n'exige de lui que l'opération la plus simple, la plus monotone, la plus vite apprise. Par conséquent, ce que coûte l'ouvrier se réduit, à peu de chose près, au coût de ce qu'il lui faut pour s'entretenir et perpétuer sa descendance. Or, le prix du travail [7], comme celui de toute marchandise, est égal à son coût de production. Donc, plus le travail devient répugnant, plus les salaires baissent. Bien plus, la somme de labeur s'accroît avec le développement du machinisme et de la division du travail, soit par l'augmentation des heures ouvrables, soit par l'augmentation du travail exigé dans un temps donné, l'accélération du mouvement des machines, etc.

L'industrie moderne a fait du petit atelier du maître artisan patriarcal la grande fabrique du capitalisme industriel. Des masses d'ouvriers, entassés dans la fabrique, sont organisés militairement. Simples soldats de l'industrie, ils sont placés sous la surveillance d'une hiérarchie complète de sous-officiers et d'officiers. Ils ne sont pas seulement les esclaves de la classe bourgeoise, de l'Etat bourgeois, mais encore, chaque jour, à chaque heure, les esclaves de la machine, du contremaître et surtout du bourgeois fabricant lui-même. Plus ce despotisme proclame ouvertement le profit comme son but unique, plus il devient mesquin, odieux, exaspérant.

Moins le travail exige d'habileté et de force, c'est-à-dire plus l'industrie moderne progresse, et plus le travail des hommes est supplanté par celui des femmes et des enfants. Les distinctions d'âge et de sexe n'ont plus d'importance sociale pour la classe ouvrière. Il n'y a plus que des instruments de travail, dont le coût varie suivant l'âge et le sexe.

Une fois que l'ouvrier a subi l'exploitation du fabricant et qu'on lui a compté son salaire, il devient la proie d'autres membres de la bourgeoisie : du propriétaire, du détaillant, du prêteur sur gages, etc., etc.

Petits industriels, marchands et rentiers, artisans et paysans, tout l'échelon inférieur des classes moyennes de jadis, tombent dans le prolétariat; d'une part, parce que leurs faibles capitaux ne leur permettant pas d'employer les procédés de la grande industrie, ils succombent dans leur concurrence avec les grands capitalistes; d'autre part, parce que leur habileté technique est dépréciée par les méthodes nouvelles de production. De sorte que le prolétariat se recrute dans toutes les classes de la population.

Le prolétariat passe par différentes phases d'évolution. Sa lutte contre la bourgeoisie commence avec son existence même.

La lutte est engagée d'abord par des ouvriers isolés, ensuite par les ouvriers d'une même fabrique, enfin par les ouvriers d'une même branche d'industrie, dans une même localité, contre le bourgeois qui les exploite directement. Ils ne dirigent pas seulement leurs attaques contre les rapports bourgeois de production : ils les dirigent contre les instruments de production eux-mêmes; ils détruisent les marchandises étrangères qui leur font concurrence, brisent les machines, brûlent les fabriques et s'efforcent de reconquérir la position perdue de l'artisan du moyen age.

A ce stade, le prolétariat forme une masse disséminée à travers le pays et émiettée par la concurrence. S'il arrive que les ouvriers se soutiennent par l'action de masse, ce n'est pas encore là le résultat de leur propre union, mais de celle de la bourgeoisie qui, pour atteindre ses fins politiques propres, doit mettre en branle le prolétariat tout entier, et qui possède encore provisoirement le pouvoir de le faire. Durant cette phase, les prolétaires ne combattent donc pas leurs propres ennemis, mais les ennemis de leurs ennemis, c'est-à-dire les vestiges de la monarchie absolue, propriétaires fonciers, bourgeois non industriels, petits bourgeois. Tout le mouvement historique est de la sorte concentré entre les mains de la bourgeoisie; toute victoire remportée dans ces conditions est une victoire bourgeoise.

Or, le développement de l'industrie, non seulement accroît le nombre des prolétaires, mais les concentre en masses plus considérables; la force des prolétaires augmente et ils en prennent mieux conscience. Les intérêts, les conditions d'existence au sein du prolétariat, s'égalisent de plus en plus, à mesure que la machine efface toute différence dans le travail et réduit presque partout le salaire à un niveau également bas. Par suite de la concurrence croissante des bourgeois entre eux et des crises commerciales qui en résultent, les salaires deviennent de plus en plus instables; le perfectionnement constant et toujours plus rapide de la machine rend la condition de l'ouvrier de plus en plus précaire; les collisions individuelles entre l'ouvrier et le bourgeois prennent de plus en plus le caractère de collisions entre deux classes. Les ouvriers commencent par former des coalitions contre les bourgeois pour la défense de leurs salaires. Ils vont jusqu'à constituer des associations permanentes pour être prêts en vue de rébellions éventuelles. Çà et là, la lutte éclate en émeute.

Parfois, les ouvriers triomphent; mais c'est un triomphe éphémère. Le résultat véritable de leurs luttes est moins le succès immédiat que l'union grandissante des travailleurs Cette union est facilitée par l'accroissement des moyens de communication qui sont créés par une grande industrie et qui permettent aux ouvriers de localités différentes de prendre contact. Or, il suffit de cette prise de contact pour centraliser les nombreuses luttes locales, qui partout revêtent le même caractère, en une lutte nationale, en une lutte de classes. Mais toute lutte de classes est une lutte politique, et l'union que les bourgeois du moyen âge mettaient des siècles à établir avec leurs chemins vicinaux, les prolétaires modernes la réalisent en quelques années grâce aux chemins de fer.

Cette organisation du prolétariat en classe, et donc en parti politique, est sans cesse détruite de nouveau par la concurrence que se font les ouvriers entre eux. Mais elle renaît toujours, et toujours plus forte, plus ferme, plus puissante. Elle profite des dissensions intestines de la bourgeoisie pour l'obliger à reconnaître, sous forme de loi, certains intérêts de la classe ouvrière : par exemple le bill de dix heures en Angleterre.

En général, les collisions qui se produisent dans la vieille société favorisent de diverses manières le développement du prolétariat. La bourgeoisie vit dans un état de guerre perpétuel; d'abord contre l'aristocratie, puis contre ces fractions de la bourgeoisie même dont les intérêts entrent en conflit avec le progrès de l'industrie, et toujours, enfin, contre la bourgeoisie de tous les pays étrangers. Dans toutes ces luttes, elle se voit obligée de faire appel au prolétariat, de revendiquer son aide et de l'entraîner ainsi dans le mouvement politique. Si bien que la bourgeoisie fournit aux prolétaires les éléments de sa propre éducation, c'est-à-dire des armes contre elle-même.

De plus, ainsi que nous venons de le voir, des fractions entières de la classe dominante sont, par le progrès de l'industrie, précipitées dans le prolétariat, ou sont menacées, tout au moins, dans leurs conditions d'existence. Elles aussi apportent au prolétariat une foule d'éléments d'éducation.

Enfin, au moment où la lutte des classes approche de l'heure décisive, le processus de décomposition de la classe dominante, de la vieille société tout entière, prend un caractère si violent et si âpre qu'une petite fraction de la classe dominante se détache de celle-ci et se rallie à la classe révolutionnaire, à la classe qui porte en elle l'avenir. De même que, jadis, une partie de la noblesse passa à la bourgeoisie, de nos jours une partie de la bourgeoisie passe au prolétariat, et, notamment, cette partie des idéologues bourgeois qui se sont haussés jusqu'à la compréhension théorique de l'ensemble du mouvement historique.

De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique.

Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus, elles sont réactionnaires : elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. Si elles sont révolutionnaires, c'est en considération de leur passage imminent au prolétariat : elles défendent alors leurs intérêts futurs et non leurs intérêts actuels; elles abandonnent leur propre point de vue pour se placer à celui du prolétariat.

Quant au lumpenprolétariat, ce produit passif de la pourriture des couches inférieures de la vieille société, il peut se trouver, çà et là, entraîné dans le mouvement par une révolution prolétarienne; cependant, ses conditions de vie le disposeront plutôt à se vendre à la réaction.

Les conditions d'existence de la vieille société sont déjà détruites dans les conditions d'existence du prolétariat. Le prolétaire est sans propriété; ses relations avec sa femme et ses enfants n'ont plus rien de commun avec celles de la famille bourgeoise; le travail industriel moderne, l'asservissement de l'ouvrier au capital, aussi bien en Angleterre qu'en France, en Amérique qu'en Allemagne, dépouillent le prolétaire de tout caractère national. Les lois, la morale, la religion sont à ses yeux autant de préjugés bourgeois derrière lesquels se cachent autant d'intérêts bourgeois.

Toutes les classes qui, dans le passé, se sont emparées du pouvoir essayaient de consolider leur situation acquise en soumettant la société aux conditions qui leur assuraient leurs revenus propres. Les prolétaires ne peuvent se rendre maîtres des forces productives sociales qu'en abolissant leur propre mode d'appropriation d'aujourd'hui et, par suite, tout le mode d'appropriation en vigueur jusqu'à nos jours. Les prolétaires n'ont rien à sauvegarder qui leur appartienne, ils ont à détruire toute garantie privée, toute sécurité privée antérieure.

Tous les mouvements historiques ont été, jusqu'ici, accomplis par des minorités ou au profit des minorités. Le mouvement prolétarien est le mouvement spontané de l'immense majorité au profit de l'immense majorité. Le prolétariat, couche inférieure de la société actuelle, ne peut se soulever, se redresser, sans faire sauter toute la superstructure des couches qui constituent la société officielle.

La lutte du prolétariat contre la bourgeoisie, bien qu'elle ne soit pas, quant au fond, une lutte nationale, en revêt cependant tout d'abord la forme. Il va sans dire que le prolétariat de chaque pays doit en finir, avant tout, avec sa propre bourgeoisie.

En esquissant à grands traits les phases du développement du prolétariat, nous avons retracé l'histoire de la guerre civile, plus ou moins larvée, qui travaille la société actuelle jusqu'à l'heure où cette guerre éclate en révolution ouverte, et où le prolétariat fonde sa domination par le renversement violent de la bourgeoisie.

Toutes les sociétés antérieures, nous l'avons vu, ont reposé sur l'antagonisme de classes oppressives et de classes opprimées. Mais, pour opprimer une classe, il faut pouvoir lui garantir des conditions d'existence qui lui permettent, au moins, de vivre dans la servitude. Le serf, en plein servage, est parvenu a devenir membre d'une commune, de même que le petit-bourgeois s'est élevé au rang de bourgeois, sous le joug de l'absolutisme féodal. L'ouvrier moderne au contraire, loin de s'élever avec le progrès de l'industrie, descend toujours plus bas, au-dessous même des conditions de vie de sa propre classe. Le travailleur devient un pauvre, et le paupérisme s'accroît plus rapidement encore que la population et la richesse. Il est donc manifeste que la bourgeoisie est incapable de remplir plus longtemps son rôle de classe dirigeante et d'imposer à la société, comme loi régulatrice, les conditions d'existence de sa classe. Elle ne peut plus régner, parce qu'elle est incapable d'assurer l'existence de son esclave dans le cadre de son esclavage, parce qu'elle est obligée de le laisser déchoir au point de devoir le nourrir au lieu de se faire nourrir par lui. La société ne peut plus vivre sous sa domination, ce qui revient à dire que l'existence de la bourgeoisie n'est plus compatible avec celle de la société.

L'existence et la domination de la classe bourgeoise ont pour condition essentielle l'accumulation de la richesse aux mains des particuliers, la formation et l'accroissement du Capital; la condition d'existence du capital, c'est le salariat. Le salariat repose exclusivement sur la concurrence des ouvriers entre eux. Le progrès de l' industrie, dont la bourgeoisie est l'agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l'isolement des ouvriers résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l'association. Ainsi, le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d'appropriation. Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables.


 La prostitution en France
Thu, 01 May 2008 23:56:00 +0000

paris escorts




Comment les filles travaillent-elles sous le gouvernement Sarkozy?

Enjeux contemporains

La prostitution est parfois considérée comme un problème car, lorsqu'il n'existe pas de cadre légal pour l'exercer, elle est souvent aux mains de la criminalité organisée. Les prostituées peuvent alors être victimes d'une forme d'esclavage. Les prostituées sont également concernées par les maladies sexuellement transmissibles et les convoitises que provoquent leurs revenus.
Pour les riverains, la prostitution de rue est souvent très mal vécue car elle peut faire diminuer la valeur des propriétés du quartier.

Economie

Beaucoup de femmes, dans le cadre de cette activité, immigrent vers des pays parfois très éloignés.

De plus, dans le cadre spécifique de la prostitution forcée, des réseaux criminels peuvent utiliser des techniques de contrainte comme la confiscation de papiers d'identité, le chantage familial, la surveillance par des souteneurs. Il arrive que les prostituées soient l'objet de trafic et soient vendues. Elles peuvent également être droguées de force afin d'être plus facile à surveiller.

Selon Sabine Dusch, la prostitution engendrerait un chiffre d'affaires mondial de 60 milliards d'euros. En 1998, l'Organisation des Nations unies estimait que, chaque année, 4 millions de personnes se prostitueraient, ce qui générerait entre 5 et 7 milliards de dollars US de profits aux groupes criminels.

Quant à l'immigration des jeunes femmes, selon Dusch, les femmes prostituées seraient nettement plus nombreuses que celles qui sont l'objet d'un trafic à des fins d'exploitation domestique ou de main-d'?uvre à bon marché.

Des études récentes reprises par Richard Poulin estiment que 85 à 90% des personnes prostituées seraient soumises à un proxénète au niveau mondial.

Complainte des Filles de Joie, de Georges Brassens

Copiez ce lien et collez le dans la barre de votre navigateur et apprenez vos droits ---> http://www.sosfemmes.com/sexwork/sexwork_droit.htm

Sexe et rémunération

En tout premier lieu se pose une question de définition.Autrement dit, qu'est-ce que la prostitution ou qu'est-ce qu'une personne prostituée ? En droit, le régime de cette dernière est défini par un décret du 5 novembre 1947 : l'activité d'une personne qui consent habituellement à des rapports sexuels avec un nombre indéterminé d'individus moyennant rémunération.Le terme de "rémunération" peut être pris au sens large : argent mais également objets à valeur marchande ou même services.


Disposer de son corps

Le principe juridique sur lequel repose le droit en matière de prostitution est celui du droit de disposer de son corps : cette liberté va jusqu'à l'utilisation de son propre corps à des fins lucratives, principe qui fait exception à celui de l'indisponibilité du corps humain, c'est-à-dire l'interdiction de vendre son sang, un organe, etc. exception faite des cheveux.
Aussi, le droit de se prostituer est acquis parce que le droit d'entretenir des relations sexuelles relèvent strictement du droit au respect de la vie privée. La prostitution n'est donc pas en soi un délit. Cependant, le droit de se prostituer a des limites, notamment résultant de la loi du 13 avril 1946.

Les lieux de la prostitution

Concernant la liberté de se prostituer dans tous les lieux, les autorités de police générale peuvent, au titre de la circulation, réglementer les allées et venues professionnelles des prostitué(e)s sur la voie publique mais la réglementation ne peut aboutir à une interdiction générale et absolue (Cass. crim. 01.02.56).
Les interdictions ne peuvent concerner que certains lieux (proximité des établissements scolaires, par exemple) ou certaines heures.
Enfin, les sanctions pénales répriment surtout le racolage et le proxénétisme.

Le proxénétisme

Le proxénétisme est défini par l'exploitation de la prostitution par un tiers. Plusieurs conventions internationales s'appliquent en la matière : sur la répression de la traite des blanches (1910), sur la traite des femmes et des enfants (1921), sur la traite des femmes majeures (1933), et celle du 2 décembre 1949 (citée plus haut) que la France ne ratifiera qu'en 1960, la convention de New-York pour la répression de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui prévoyant dans son article 6 que chacune des parties convient de prendre toutes les mesures nécessaires pour abroger ou abolir toute loi, tout règlement ou toute pratique administrative selon lesquels les personnes qui se livrent à la prostitution ou sont soupçonnées de se livrer à la prostitution doivent se faire inscrire sur des registres spéciaux, posséder des papiers spéciaux ou se conformer à des conditions exceptionnelles de surveillance ou de déclaration.

Loi sur la sécurité intérieure

Le mardi 21 janvier 2003, les députés ont adopté le texte proposé par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, qui crée un délit de racolage passif, une peine de 2 mois de prison au plus et 3.750 ? d'amende pour fait de racolage tout en étendant "aux personnes qui mettent à disposition des prostitué(e)s des véhicules, les peines applicables en matière de prostitution hôtelière". Ils ont aussi adopté un amendement du gouvernement prévoyant de placer les prostitué-e-s dans des "centres d'hébergement de droit commun afin de faciliter leur réinsertion".


 What is your addiction?
Tue, 29 Apr 2008 22:13:00 +0000

ILLEGAL








LEGAL





une étude datant de 2002 et complètement fausse.

Tableau 1 - Estimation du nombre de consommateurs de substances psychoactives en France
métropolitaine parmi les 18-75 ans, en 2002
Alcool :
40,7 millions
Tabac : 34,2 millions
Médicaments : pas de statistique !!! alors que c'est la plus facile à mesurer (pharmacie)

Cannabis : 9,5 millions
Héroïne : 300 000
Cocaïne : 850 000
Ecstasy : 350 000
Expérimentateurs , on note entre les occasionnels et les réguliers une diminution de 30%
Sources: EROPP 2002, OFDT sauf * : Baromètre Santé 2000, INPES, exploitation OFDT

NB: le nombre d?individus de 18-75 ans en 2001 est d?environ 41,7 millions
Les chiffres de ce tableau sont des estimations devant être lues comme des ordres de grandeur.




 D'ou vient le symbole Peace and Love ?
Tue, 29 Apr 2008 21:15:00 +0000

Ce symbole fut créé en 1958, lors d'une manifestation contre une usine de bombe atomique en Angleterre, par le graphiste Gérald Hottom. Il utilisa le langage sémaphore, courant dans la marine brittanique, pour le dessiner. En effet il contient deux lettres sémaphores superposées : le N et le D pour "Nuclear Desarmament " (désarmement nucléaire pour les nuls)

Plus tard, ce symbole traversa l'Atlantique et fut repris pour d'autres manifestations : marches des Noirs, pacifistes pendant la guerre du Vietnam.

Il devient alors le symbole universel de tous les hippies pacifistes au cours des année 70.


 en Hommage a Daniel Pearl Christophe Willen
Tue, 29 Apr 2008 13:31:00 +0000

Pour la liberté d'expression dans le monde
IL FAUT ERADIQUER DE NOTRE MONDE LES TERRORISTES


 Le jeune homme et la mort
Tue, 29 Apr 2008 12:02:00 +0000

http://pagesperso-orange.fr/livre-et/Fichiers%20pdf/condamne.pdf
le livre de Victor Hugo : le dernier jour d'un condamné. téléchargeable gratuitement (Livre passé dans le domaine public)



Derniers Blogs Actualité

RSS : http://www.etoileblog.com/prss.php?rss=Actualité
 PCF AVION
 Agir Ensemble pour l'Avenir de Lattes
 L'Expansion sur DailyMotion
 Inseec France
 Blog ESC Grenoble
 Japan Expo
 IECS Strasbourg
 EM Normandie
 ESC Montpellier - Aux portes du monde
 ESC Troyes
 ESC La Rochelle
 ESC Rennes
 ESC Grenoble
 ESC Clermont
 ESC Chambéry
 ESC Bretagne Brest
 ESC Amiens Picardie
 Concours Passerelle ESC
 INT Management le blog
 Radio Intensite
 EVENE - Evénements culturels du Jour
 Evene - Actualité culturelle à la Une
 TV5 Monde
 sarkoblingbling
 CROQUE ESCROCS : Le Club


Derniers Blogs 91310

RSS : http://www.etoileblog.com/prss.php?rss=91310
 wandering-errance
 L'Avenir Ensemble
 MONTLHERY : ON PEUT TOUT SE DIRE .
 Vous cherchez un musicien?
 Mohamed Bouazza
 Blog Photo de aurelie benysti
 Tuning auto
 Gr0seille - Fashi0n

Signaler un abus à propos du Blog wandering-errance


RECHERCHES :



Annuaire Blog département Annuaire Blog ville Annuaire Blog région



Signaler une violation

Un service Cogitel-Forum - Nous contacter - mentions légales - mise à jour : dimanche 6 juillet 2008

Crédits expertise blogo-technologique : Speculos
Crédits expertise blogo-multimediatique : Ida - leo
Crédits expertise en expertise : Fab
Liens
Blog Search