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| Du bon usage du courriel et vive l'asynchrone !Sat, 19 Apr 2008 18:17:03 GMTDans un article paru sur lemonde.fr (gagner du temps en pure perte du 19/04/2008) Jean-Michel Dumay évoque la "violence faites au temps" du fait de l'usage des TIC. La tyrannie de l'immédiateté induite par l'usage compultionnel de l'hyper-communication, non seulement asservirait l'homme, mais serait même contre productive. Il cite en renfort de sa démonstration des études montrant que la réponse trop rapide aux e-mail induit des prises de décisions précipitées, incline aux escales conflictuelles, et hache le travail quotidien (il cite à l'appui de cela une étude de ...2003, il y 5 ans solaires, soit en années de chiens, celles qui valent dans le secteur des TIC, environ 35 ans...). Je suis tout à fait d'accord avec ce constat (he oui). Un mauvais usage des courriel peut amener à ces dérives. Trop de personnes utilisent la messagerie électronique comme on utilise un téléphone: je veux que mon correspondant lise mon message immédiatement (et je veux le savoir donc je demande un accusé de réception !), je veux qu'il me réponde tout de suite et maintenant. Je connais même des personnes qui téléphonent pour savoir si vous avez lu leur message et quand vous allez leur répondre. En face le correspondant, tout aussi imprégné de cette culture de la simultanéité, se sent obligé de répondre tout de suite, sans prendre le temps de la réflexion, comme on répond à une question téléphonique.
La messagerie électronique n'est pas, pas essence même, un outil adapté pour les relations synchrones. Le temps d'acheminement d'un message n'est en aucun cas garanti par le système. La lecture d'un message se fait au rythme du correspondant qui relève sa boite quand il le souhaite. La réponse se fera quand il l'aura décidé. Le succès des MSN et autres tchat montrent d'ailleurs bien que les fanas de l'"interaction immédiate" se trouvent frustrés par la messagerie.
Le procès ainsi fait ne doit pas être celui de la messagerie, mais bien de ce besoin, souvent angoissé, d'une réponse immédiate. La messagerie est au contraire une alternative à la dictature absolue du téléphone qui régnait il y a encore 10 ans. Un appel téléphonique interromps bien le travail de l'appelé, engage un dialogue asymétrique (l'appelant à préparé ses questions et son argumentaire, l'appelé sommé d'y répondre, doit se mobiliser sur le sujet dans l'instant). Il peut déboucher rapidement sur une escalade verbale et ... ne laisse aucune trace. On peut donc dire n'importe quoi et son contraire, et l'oublier aussi vite.
Utilisons donc la messagerie comme il se doit: la date et l'heure de la réponse appartient au récepteur (la contre partie étant l'engagement à répondre à tout les courriels, systématiquement). Il faut réorganiser les activités autour de cette désynchronisation. Ce que nous impose l'économie de marché n'est pas forcément de répondre vite, mais bien de consacrer le moins de temps possible à traiter le problème. Une réponse réfléchie et définitive, même si elle arrive quelques jour plus tard vaut mieux que n'importe quoi répondu dans les minutes qui suivent.
Les TICs, bien utilisées sont contrairement aux apparences, des ralentisseurs de temps : Quelle heure est-il quand vous qui lisez cet article ? Peut-être a-t-il été écrit il y a plusieurs jours ou plusieurs mois ? Peut-être avez-vous été informé de son existence il y a quelque temps et l'avez gardé sous le coude ? Et vive l'asynchrone ! | Les TIC et la Démocratie participativeSun, 02 Dec 2007 21:20:00 GMTLa concomitance de l'émergence du concept de démocratie
participative et de la montée en puissance des Technologies de L'Information et
de la Communication n'est pas un hasard.
La démocratie représentative née conceptuellement au XVIIIème
siècle, s?appuie implicitement sur l?idée qu?il existe une frange
« éclairée » de la population, qui va ré exprimer l?avis de chacun et
devenir son porte parole. Le marxisme ne dit pas autre chose en faisant de sa
frange éclairée du prolétariat les vecteurs de la révolution.
L?augmentation rapide et massive du niveau de qualification
de la population depuis les années 60 remet profondément en cause ces modèles. L?essor
de la société de l?information, à travers la télé dans un premier temps puis l?Internet, donne à chacun
l?impression d?en savoir autant que les responsables politiques.
On aurait pu croire que cette augmentation du niveau de
connaissance se serait traduit par un recrutement des élus plus largement dans les classes sociales. Il n?en a rien
été, les élites haussant elles-mêmes leur niveau de compétence.
De cette situation nait un sentiment de frustration diffus
mais largement répandu, comme quoi l?homme de la rue n?est pas représenté donc
pas entendu dans les instances politiques.
Il faut donc inventer de nouvelles façons d?éclairer la
décision politique. Il faut que les différents avis puisse nt s?exprimer. C?est l?enjeu de la notion de démocratie
participative.
La consultation directe des citoyens n?est pas un concept nouveau.
On n?a cependant jamais trouvé la bonne méthode. On a inventé des machins comme
les enquêtes d?utilité publiques, qui permettent à quelques uns de lâcher leurs ranc?urs
contre tel ou tels projets. Pourquoi ces consultations ne produisent-elles pas l?effet
escompté ? Je fais l?hypothèse que c?est pour trois raisons :
- Les difficultés l?accès aux lieux d?expressions.
Lors d?une telle consultation, le citoyen de bonne volonté doit d?abord
consulter les informations auprès de
l?autorité concernée, puis venir écrire son avis dans le joli cahier mis à sa
disposition. Pour cela il doit être au courant que l?enquête est ouverte,
trouver un moment pour passer à la mairie consulter les infos et rédiger sa
participation. Bref s?il n?est pas retraité peu de chance pour lui d?arriver à
faire tout cela.
- Les difficultés d?exploitation des avis
exprimés. Une fois ces précieux avis recueillis quelle exploitation en est
faite ? Qui va lire le joli cahier ? S?il s?agi d?un projet local on
peut imaginer que le commissaire enquêteur s?y colle. S?il s?agit d?une
consultation sur l?avenir de l?école ou l?action environnementale on voit
beaucoup moins bien comment on va exploiter toutes ces remarques.
- Dans le cadre de constructions ou d?aménagements
il est très difficile de se rendre compte du rendu, de l?impact de ces travaux
dans la réalité. Les maquettes en carton sont des apports intéressants, mais un
peu hors de la réalité. Ils ne sont eux aussi consultables que dans des lieux et
des horaires bien précis.
Les technologies de L?Information et de la Communication
peuvent-elles nous aider dépasser ces limitations?
Oui je le pense :
- Un forum
est toujours ouvert quelque soit l?heure et le jour.
- Il est possible d?exploiter les réponses de
façon automatiques (voir les nuages de mots clés
dans les forums), au moins pour une première approche.
- Une maquette 3D permet d?améliorer le dialogue
entre la collectivité et les futurs usagers de l?équipement (voir les expériences
menée à Orléans
.
Les rapports entre les Technologies de l?Information et de
la Communication (TIC) et la démocratie
sont, j?en suis convaincu, au c?ur de la
gouvernance politique de demain. Il faut
s?y atteler dès maintenant car les risques de dérives sont nombreux (sondagite électoraliste
chronique, exclusion des cyber démunis, manipulations et fraudes,?).
L?avenir a ceci de rassurant c?est que son avènement est
inéluctable.
| Ouistreham, nouvelles technologies et nouvelles populationsMon, 19 Nov 2007 00:11:00 GMTL?agglomération caennaise, doit sortir du marasme ou l?a
plongée l?effondrement de la vague industrielle issue de la décentralisation
des années 60/70 (cf Moulinex). Pour ce faire elle a deux atouts
complémentaires :
- 1 -
Les nouvelles technologies.
La Basse Normandie en
général (La Hague/Flamanville),et l?agglomération caennaise en particulier (GANIL, Cyceron, Université, NXP et le
campus technologique de Mondeville/Colombelles, Le pôle de compétitivité sur les
transactions électroniques?) ont des cartes en main pour rester dans
cette partie qui se joue au niveau mondial . Dans cette partie stratégique l?agglomération caennaise
a un atout dans son jeu, celui de la qualité de son accueil grâce notamment à sa proximité de la mer. Toute proportion
gardée il s?agit bien d?utiliser les mêmes « ficelles » que la Californie, ou plus
modestement la Bretagne:
Venez faire vos études et développer vos recherches chez nous, vous y vivriez
heureux...
 
2 - Sa qualité de vie.
La campagne, la mer
et sa tranquillité comme l?a souligné Cyrille Schott dans son discours
d?adieux.
Qualité de vie et hautes technologies, les deux font la paire. Dans l?état actuel la recherche française est bien incapable
d?attirer les « grosses têtes » grâce aux seuls revenus
offerts ; Par contre elle peut mettre sur la table une certaine qualité
des conditions de recherche (liberté, indépendance, temps) et de vie
(l?habitat, la campagne, la mer mais aussi un dynamisme culturel, sportif et
artistique).
Ouistreham a une place privilégiée dans ce
dispositif. C?est là la raison première
(mais non exclusive) de mon engagement
en faveur de notre adhésion à « Caen la mer », car une telle
politique n?a de sens que déployée, au minimum, sur l?ensemble d?une agglomération.
Je suis et je reste favorable à une adhésion de notre
commune à la communauté d?agglomération de Caen la mer. Trop de projets d'avenir ont des
dimensions dépassant très largement une simple commune (ex le maillage en fibre
noire du territoire de l?agglo).Si Ouistreham n'est pas intégré dans le périmètre du pôle de
compétitivité "transaction sécurisées", c'est bien parcequ'elle n'
appartenait pas à l'agglomération lors de l'élaboration du périmètre du
pôle.



Cette population de chercheurs que nous pouvons attirer est en grande part composée de
jeunes adultes. Elle est soucieuse d?une qualité de vie pour elle?même, mais aussi
pour ses enfants, présents ou à venir. Ouistreham doit, "mettre le paquet" sur quelques axes pour attirer cette population jeune, qualifiée et si possible
entreprenante.
- L'action culturelle, à la fois en termes de spectacles et d'animation proposées, mais aussi en terme de formation, notamment des plus jeunes.
- Un tissus éducatif de grande qualité (écoles, activités péri-scolaires, éducation artistique et sportive)
- Une offre d'activités dense, appuyé sur un tissu associatif bien structuré et bien accompagné.
- Des services aux citoyens accessibles à chacun, adapté à son mode de vie et à ses horaires, à travers l'usage intensif des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC).
| La loi LRU ou loi Precresse 1Sun, 18 Nov 2007 22:02:00 GMTLoi LRU, ne veut plus dire Loi Rénovation Urbaine, mais Liberté, Responsabilité des Universités. Pourtant il s?agit bien de rénover quand même.

Les universités sont régies par la loi dite loi Savary (le socialiste, pas le ministre de la police de Napoléon) de 1984, elle même assez inspirée de la loi Faure de novembre 1968. Cette dernière faisait suite à la critique pour le moins virulente, lors des évènements de mai 68, de l?esprit facultaire et mandarinaire. C?es deux lois se sont évertuées à construire une gouvernance des universités qui tente de ménager les dites facultés (devenues UER puis UFR depuis 35 ans donc) et une mutualisation des objectifs et des moyens. En est résulté un pilotage par un attelage de trois conseils (Conseil d?Administration, Conseil Scientifique et Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire) tant bien que mal piloté par des vice-présidents et un président.

Le CA dont la composition est le résultat d?un subtil dosage entre la représentation des différentes disciplines (en fait les UFR), les différents statuts (Prof/maitres de conf) , les différents acteurs (enseignants/personnels techniques et administratifs/étudiants). Charles De Gaule eut parlé d?un « machin ».

Ajoutons a cela une certaine instabilité de la direction puisque : - le président est élu pour 5 ans non consécutivement renouvelables - que le calendrier du renouvellement des conseils n?est pas en phase avec celui du président. Enfin il faut savoir que le président doit être élu avec la majorité absolue des membres des trois conseils (vous avez bien lu, pas des votants, des membres, présents ou non). On a vu ainsi un président ayant eu la majorité des votants lors de plusieurs tours de scrutin (car bien sûr un président peut-être élu après 6 ou 7 tours de vote !) , n?être en fin de compte pas élu. Bref tout cela pour dire que l?ancienne loi a bien besoin d?être changée, car elle de garanti pas du tout une gouvernance ferme et stable pour mener quelque part l?attelage universitaire dont les composantes (les UFR, filles de facultés) tirent toujours plus ou moins à hue et à dia.
La loi LRU répond-elle à ces questions ? Oui incontestablement : - Président élus à la majorité des votants - Son mandat renouvelable une fois - Le CA est resserré en nombre (ce qui oblige les élus à être autre chose que des représentants de leur UFR) On peut regretter qu?elle en « fasse un peu trop » en réduisant par trop le CA et en y plaçant un peu trop de personnalités extérieures ? Sans doute, mais ce n?est vraiment pas capital. Que se rassurent ceux qui craignent les mainmises extérieures, les « personnalités extérieures » des actuels conseils ne sont pratiquement jamais présentes.
Les articles à problèmes de cette loi ne sont pas dans cette partie organisationnelle, elles sont dans la propriété des biens et dans la multiplication des statuts des personnels.
Je vous donne rendez-vous prochainement pour en parler. | Le Grenelle de l'environnement a front renverséWed, 24 Oct 2007 19:53:00 GMTLe Grenelle de l'environnement livre ses conclusions. La disposition sur le champ de bataille semble conforme à l'ordre de choses: les ONG (écolos) et les syndicats (gauchos) réclament plus de taxes, les entrepreneurs (liberos) s'y opposent. En apparence tout va bien....
 

Seulement si l'on creuse un peu, on s'aperçoit que nos écolos et nos gauchos ont une approche très libérale de la question. En introduisant dans le prix des biens de consommation (par la taxe certes) le coût de la production de gaz a effet de serre, ceux-ci utilisent le levier du marché (un produit moins polluant sera moins cher et donc plus vendu). En d'autres temps ils auraient demandé "l'interdiction" de ces produits, "l'obligation" d'utiliser d'autres moyens de transports... Bref tout ces moyens de coercition qui ont fait le bonheur, puis le malheur de partis et de régimes à tendances totalitaires et policières plus ou moins maquées. On voit donc nos liberos (lMedef et CGPME) délogés de leurs positions libérales pour être enfermé dans un dogmatisme anti-étatiste hérité de l'école de Chicago (fin des années 70 !!!). Très fort !

Est-ce Borloo qui a conduit en fin stratège cette bataille à front renversé ? Sa déclaration est forte:
Il s'agit d'un changement radical d'approche, passant du principe du
rattrapage autoroutier à un développement à grande échelle des
transports alternatifs (...). Le paradigme actuel, fondé sur la
priorité accordée aux infrastructures routières et autoroutières et sur
le développement séparé des modes de transport, doit laisser place à
une logique de développement intégrée, multimodale, dans laquelle la
route et l'avion deviennent des solutions de dernier recours imposées
par l'état des technologies ou la géographie.
S'il tient bon sur cette position, je regarderai avec un autre oeuil son action, celle de son gouvernement et celle de ceux qui, à gauche, ont joué le jeu de l'ouverture. Ne nous emballons pas, les sociétés d'autoroutes, de transport, pétrolières et autres ont encore de nombreux argum?nts dans leurs coffres...
Peut-être Prada habille-t-il les hôtesses de l'air de quelques compagnies aériennes... alors tout est perdu.
A suivre...
| Ouistreham - La campagne est partieSat, 20 Oct 2007 19:37:00 GMTLa parution jeudi, dans Ouest-France, de l'annonce de la constitution d'une seconde liste d'opposition sur Ouistreham a mis en place les acteurs. A noter que cet article mesure 350 cm2 contre 200 cm2 pour celui annonçant la candidature de Robert Pujol le 20/09. Cela promet une belle scène finale.

A moins qu'un quatrième protagoniste vienne encore compliquer l'affaire et que n'apparaisse cette mystérieuse liste à gauche "conduite par des adjoints actuellement en poste", que nous a annoncée le correspondant local de Ouest-France.
La campagne est lancée. Un tract a été déposé aujourd'hui dans les boites par l'équipe "l'avenir uni" conduite par Jean Claude Desloques (MODEM). L'éditorial est assez intérressant. Mr Desloques, plus modem que Bayrou lui-même, nous explique que "pour une commune, il n'y a pas de politique de gauche ou de droite: il y a une bonne ou une mauvaise politique". C'est noté. Seulement quelques lignes plus bas, il nous indique que "la municipalité n'est plus légitime, après avoir été mise en minorité par les ouistrehamais lors du référendum, des élections présidentielles puis législatives". Ah bon, finalement le sort de la "municipalité" (voir définition sur wikipedia) est liée aux échéances "politiques" nationales. Faut se décider. Le ton se veut conciliant, le propos moderniste, mais la "lettre" est habillée de petits textes sur le fleurissement de la ville, sur le thème "comment que c'était bien dans le temps", qui illustreraient parfaitement les discours de Mr Pujol.
J'ai apprécié l'appel à ce que Ouistreham se dote d'un festival, comme ses
voisines outre-ornaises. Rendez-vous donc du 7 au 10 février pour les secondes
"Ouistreham Jazz Escles",
encore modestes mais déjà géniales.
A noter aussi l'appel à l'interventionnisme municipal auprès de
France-Télécom pour accélérer le dégroupage sur la commune. Si je souscris entièrement à l'objectif, je rappelle quand même que France-Télécom est une
entreprise privée et qu'elle obéit, en matière de déploiement de l'ADSL, à une
logique commerciale. L'action des collectivités territoriales en matière de
déploiement du haut débit est extrêmement encadrée par la Loi sur la
Confiance dans l'Economie Numérique (LCEN) et le code des collectivités
territoriales (voir
l'excellent document de l'AFORS). Se pose néanmoins la question de savoir
comment Ouistreham et Colleville peuvent mener une action équivalente à ce que
Caen la Mer a entrepris en couvrant son territoire de "fibres
noires", mises à disposition des différents opérateurs et acteurs locaux
de l'aménagement numérique du territoire.
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