Derniers posts : Le Blog d'Emeric Lavitola
| | Réunion Congrès du P.SMon, 23 Jun 2008 19:10:00 GMTNous avons le plaisir de t'inviter à une réunion-débat dans le cadre du congrès du parti socialiste avec:
Elisabeth Guigou Ancienne Garde des Sceaux Ancienne ministre de l'emploi et de la solidarité Députée de Seine-Saint-Denis Lundi 30 juin à partir de 18h30 Maison du séminaire, 29 rue Franck Pilatte 06 300 Nice Elle
présentera la démarche du texte "Clarté,courage et créativité" initiée
notamment par Bertrand Delanoë et soumettra au débat les propositions
qu'il contient. | | "Pour un congrès de vérité" Bertrand DelanoëMon, 09 Jun 2008 19:43:46 GMT
Agir, face à la crise profonde
qu'affronte aujourd'hui notre pays. Car dans ce contexte social si lourd,
peut-être même explosif, les socialistes ont plus que jamais le devoir de
s'opposer, mais aussi de dessiner ensemble un nouveau modèle et de nouveaux
repères pour la France. D'urgence, ils doivent retrouver le goût de l'échange,
sans que les différences d'analyse suscitent en leur sein l'anathème ou les
réflexes tactiques.
Ainsi, le débat que j'ai lancé dans mon livre sur les
rapports entre socialisme et libéralisme politique traduit, au regard de
certaines réactions, la difficulté que nous éprouvons encore à assumer ce que
nous sommes. Il pose pourtant une question simple : celle de la réconciliation
entre progrès collectifs, égalité des chances, solidarité et affirmation
légitime de l'individu, reconnaissance de sa capacité à créer, à choisir, à
innover.
Pourquoi
faudrait-il abandonner la conquête de nouveaux espaces de liberté à une droite
historiquement conservatrice et inégalitaire ? Le débat est lancé. Mais il nous
faut le prolonger. Le PS a clairement dit qu'il inscrit désormais sa démarche
dans l'économie de marché. Pour autant, renonce-t-il à ignorer les dérives du
capitalisme financier ? Non, bien sûr. C'est donc un projet de société que nous
devons élaborer, autour d'une ambition claire : identifier et mobiliser les
moyens opérationnels du progrès dans la société contemporaine. Car par-delà les
mots, la meilleure façon de servir nos valeurs est de placer enfin le souci du
résultat au c?ur de notre démarche.
Notre projet doit
incarner une efficacité de gauche, par une action qui imprime sa marque dans la
vie quotidienne des Français. Pour cela, créons les conditions d'une économie
redevenue compétitive et restaurons le rôle de la puissance publique en tant
que force de régulation et instrument de justice sociale.
La responsabilité
politique ne se limite pas à avouer que "les caisses sont vides",
il faut déterminer honnêtement les moyens de les remplir à nouveau. Des marges
existent : remise en cause du paquet fiscal, qui représente à lui seul presque
40 % de notre déficit, application à l'Etat du principe de bonne gestion
prévalant dans les collectivités locales et selon lequel l'emprunt ne doit
servir qu'à financer les investissements, révision des exonérations consenties
aux entreprises sans contrepartie salariale, nouvelle stratégie fiscale visant
à restaurer la progressivité de l'impôt sur le revenu et la taxation des revenus
du capital.
TAXER LES
STOCK-OPTIONS
En choisissant
une voie inverse, le gouvernement pénalise la France, dont l'endettement
atteint 64 % du PIB ! Creuser les déficits est bien une stratégie de droite :
elle sert à justifier une réduction des solidarités et à réduire la place de
l'Etat. Nous voulons, au contraire, réhabiliter un Etat performant, au service
d'une redistribution réelle. Or, qu'il s'agisse de l'assurance-maladie ou des
retraites, observons que seuls les assurés sociaux et les cotisants sont
aujourd'hui mis à contribution.
Par exemple, je
propose que soient taxées les stock-options distribuées gratuitement dans
l'entreprise, mais qui demeurent exonérées de charges : selon la Cour des
comptes, le manque à gagner pour la Sécurité sociale est d'au moins 3 milliards
d'euros. Même constat sur le pouvoir d'achat. La gauche devra restaurer un
cercle vertueux entre création de richesses, croissance et redistribution.
Cela passe
d'abord par le retour de l'investissement, avec pour objectif de hisser le
budget de la recherche à 3 % de notre PIB. Là se trouve la clé de notre
compétitivité sur la scène mondiale et, donc, l'avenir de nos emplois. Mais le
défi nécessite aussi de refonder notre démocratie sociale, notamment par la
représentation syndicale au sein des PME et des conseils d'administration des
grandes entreprises. Oui, nous devrons inventer de nouveaux droits pour les
salariés. Dans notre société où les services prédominent, les modalités de
travail se sont diversifiées.
La vraie ligne de
fracture porte désormais sur les conditions de travail, au moins autant que sur
sa durée. La pénibilité, la santé des individus, la sécurité des parcours
professionnels, l'accès à la formation tout au long de la vie, désignent des
questions d'autant plus décisives que les inégalités s'accroissent : à 35 ans,
un cadre peut espérer vivre encore quarante-six ans, un ouvrier seulement
trente-neuf?
Tous ces défis,
et la liste n'est pas exhaustive, nous condamnent à la clarté. Telle est la
condition d'une crédibilité retrouvée auprès des Français. C'est donc l'enjeu
de notre prochain congrès. "Ne pas reproduire Rennes !", nous
dit-on. Raison de plus pour se concentrer sur les idées. Mais ne pas reproduire
davantage l'issue stérilisante du congrès du Mans ni la schizophrénie de celui
de Liévin, quand l'officiel "coup de barre à gauche"
s'accompagnait d'un appel à la candidature de Jacques Delors.
La logique de "l'empêchement"
ne fonde pas un projet, pas plus que celle du relativisme idéologique. Reims
devra être un congrès qui choisit sur le fond, qui légitime une équipe de
direction et qui, au bout de ce processus, permet aux adhérents de désigner
sereinement leur principal animateur.
C'est donc tout
notre mode de fonctionnement qui doit être transformé : des instances
délibératives régénérées, un travail intellectuel intensifié, des connexions
plus fécondes avec notre vaste réseau d'élus locaux, des passerelles renforcées
avec le monde syndical et associatif. C'est à ce prix que notre famille pourra
redevenir le pivot d'une gauche capable de rassembler une majorité d'électeurs
lors des échéances nationales.
RÉFORMISME
ASSUMÉ
Nous devrons
d'ailleurs trancher la question des alliances. En l'état actuel des choses, le
MoDem n'est pas une force de centre gauche, et le dire ne vise pas à mettre
dans l'embarras ceux de nos camarades qui ont conclu un accord local avec ce
parti. Car au niveau national, ce dernier reste les yeux rivés sur 2012 et il
tente de réussir en exploitant nos propres faiblesses. C'est d'ailleurs un point
commun avec les amis d'Olivier Besancenot. L'émergence éventuelle d'une force
radicale confirme une inquiétude et une souffrance sociale auxquelles nous
devrons répondre par des actes et un réformisme assumé, là où la LCR reste dans
la contestation.
Revendiquons donc
ce que nous sommes, sans complexe, avec la volonté de créer un rapport de force
politique et d'incarner, le moment venu, une gauche qui crée du progrès social,
par contraste avec ceux qui se contentent de le théoriser. Ce que nous sommes,
c'est aussi une famille internationaliste. Le mauvais souvenir de notre
division après que les militants eurent tranché notre débat interne sur le
traité constitutionnel ne doit pas rendre éternellement taboue une réflexion
sur l'Europe.
Profondément
Européens, nous devrons donc approfondir nos rapports avec nos amis
sociaux-démocrates, et concevoir ensemble des contre-pouvoirs au bénéfice des
salariés, applicables à l'échelle internationale. A l'heure d'une
financiarisation débridée de l'économie mondiale, le besoin de transparence, de
contrôle des mouvements de capitaux spéculatifs et d'un meilleur encadrement
des activités bancaires légitime cette exigence d'Europe.
La crise
alimentaire mondiale illustre de façon tragique la nécessité impérieuse de
replacer les peuples au c?ur de notre modèle de développement et de refuser,
par conséquent, la dérive délirante à laquelle aboutit la recherche du profit
maximal à court terme. La future présidence française de l'Union européenne
devra inscrire ce défi en tête de ses travaux, au même titre d'ailleurs que
l'avenir de l'Europe sociale qui, à ce jour, n'y figure pas en tant que telle.
Ce que nous
devons être, enfin, c'est un parti clairement écologiste : l'avenir de la
planète implique autre chose qu'un chapitre parmi d'autres dans notre projet,
là où le développement durable doit s'imposer comme le fil rouge de toutes nos
politiques publiques, des transports au logement en passant par les transferts
de technologie vers les nations du Sud. L'importance de l'enjeu devrait
conduire à réviser le mode même d'évaluation de notre PIB en y intégrant
désormais non seulement la production économique, mais aussi son impact social
et environnemental.
D'évidence, nous
n'aurons pas trop de trois ans pour mener à bien tous ces chantiers et tenter
de convaincre nos concitoyens. Ne nous trompons pas d'enjeu et ne sous-estimons
pas nos propres responsabilités. Ce que je souhaite pour le PS et donc pour la
France, c'est un congrès de vérité. Cela implique de tenir le même langage aux
militants socialistes et aux électeurs. Oui, nous devons changer?
Bertrand
Delanoë,
maire de Paris (PS)
| | La liberté syndicale partout...même en Chine.Sun, 01 Jun 2008 20:47:00 GMT
Le sujet est passé, on ne parle plus de la Chine et
du Tibet. Heureusement les J.O ne vont pas tarder. On va peut-être y
revenir, pas sûr que l'essentiel soit abordé. Comme je l'avais écrit
précédemment je pense que la question des droits des salariés chinois
est essentielle. C'est
un combat progressiste et internationaliste fondamental. On ferait
mieux d'agir au lieu de n'évoquer la relation avec la Chine qu'en
termes de concurrence ou de marchés...
Je vous invite donc à signer cette pétition pour le droit syndical dans ce pays en voici le contenu:
Lettre au Premier Ministre de la République populaire de Chine
Monsieur le Premier Ministre,
Les
29e Jeux olympiques s'ouvriront le 8 août 2008 à Pékin. En 2001,
l?attribution à la Chine de cette grande manifestation sportive et
universelle s?était accompagnée de la part des autorités chinoises de
promesses et d?engagements répétés en faveur du développement des
droits humains.
Or depuis, ces promesses ne sont pas tenues : les violations des droits humains perdurent et s?aggravent.
En
février 2001, la Chine a ratifié le Pacte international relatif aux
droits économiques sociaux et culturels de l?ONU, mais en 2005, le
Comité en charge d?examiner le rapport présenté par la Chine, suite à
cette ratification, «regrette l?interdiction» par la Chine «du droit de
s?organiser et de s?affilier à un syndicat indépendant» et la «prie
instamment» d??amender la loi sur les syndicats afin de permettre aux
travailleurs de constituer des syndicats indépendants, en dehors de la
structure de la Fédération des syndicats de Chine.
Cette dernière
constitue la seule organisation autorisée de défense des intérêts des
travailleurs. Depuis 1949, elle est sous le contrôle du Parti
communiste chinois et ne sert qu?à relayer la politique du
gouvernement.
De plus, la législation est constituée de lois
prohibitives créant une situation qui aboutit à faire des travailleurs
chinois les premières victimes de cet état de fait.
Ces derniers
ne bénéficient ni du droit de grève ni d?une rémunération décente, ils
n?ont aucune protection sociale ni aucun recours pour s?opposer aux
employeurs.
Nous vous demandons de bien vouloir prendre toutes
les dispositions nécessaires pour libérer tous les syndicalistes
emprisonnés et pour permettre aux travailleurs d?exercer de manière
libre et entière leur droit à la liberté d?expression et d?association,
notamment le droit de former des syndicats indépendants et d?organiser
des manifestations pacifiques sans avoir à craindre l?emprisonnement,
la détention ou la torture.
Veuillez faire en sorte que les Jeux Olympiques de 2008 ne soient pas ternis par des atteintes aux droits humains.
Respectueusement. Le lien de la pétition pour libérer les syndicalistes chinois.
A lire pour les plus curieux: une note de Daniel Legras, Commission Syndicats d?Amnesty International
« Permettre la
constitution de syndicats libres et indépendants »
L?octroi à la Chine des JO 2008, cette manifestation
sportive universelle, et ce, malgré l?état calamiteux des droits
humains dans ce pays, avait été présenté au monde comme une formidable
opportunité d?ouverture et d?évolution. Cette attribution des Jeux en
2001 était accompagnée de promesses et d?engagements répétés en faveur
du développement des droits humains qu?il s?agisse du vice-président du
Comité de candidature (Liu Jingmin), du maire de Pékin (Liu Qi) et du
Président du CIO lui-même (Jacques Rogge) ? De ce point de vue, les JO sont d?ores et déjà un
rendez-vous raté : aucun signe de changement notable s?agissant des
libertés (presse, association etc ?) même si quelques bonnes intentions
ont vu le jour : obligation de contrat de travail encore toute
théorique (bien qu?il ait été rendu obligatoire depuis le 1er janvier
2008), levée des restrictions au travail des journalistes étrangers ? En même temps l?état de l?environnement ? point noir du
développement économique accéléré de la Chine ? ne bénéficiera pas du
rendez-vous olympique, les habitants de quartiers entiers ont été
chassés brutalement (avec peu ou pas de compensations) pour faire place
aux installations olympiques, le sort des travailleurs migrants (2
millions en 1980, 150 à 200 millions aujourd?hui) ne s?est pas amélioré
? Loin de respecter leurs engagements, les autorités chinoises n?ont
toujours pas libéré Yao Fuxin et Kong Youping militants syndicalistes,
continuent d?arrêter les défenseurs des droits humains (Hu Jia le 27
décembre dernier) et instaurent un climat de peur (rééducation par le
travail, nettoyage de la drogue à Pékin, assignations à résidence,
encadrement de l?activité des avocats) afin de dissuader toute
opposition et d?éviter que les JO ne soient utilisés comme plate-forme
par les dissidents. Beaucoup de revers à la médaille ? Alors que la Chine, avec les JO, s?expose au feu des
projecteurs, c?est le moment de mettre les droits humains de ce pays
sur le devant de la scène. C?est ce qu?a décidé le Collectif Chine
initié par une dizaine d?associations françaises dont Amnesty
International France. Ce collectif a présenté au gouvernement chinois
un cahier de 8 revendications en matière de droits humains dont la 6ème
s?intitule : permettre la constitution de syndicats libres et
indépendants.
Qu?en est-il aujourd?hui du droit syndical dans la Chine d?aujourd?hui ?
On peut dire, sans exagérer, qu?il n?existe pas de liberté d?association en la matière.
La loi sur les syndicats,
édictée en 1950 et amendée en 1992 et 2001, interdit aux travailleurs
de former des syndicats indépendants en dehors du cadre de la
Fédération des syndicats de Chine (ACFTU) laquelle ? en vertu de ses
statuts ? doit se soumettre à l?autorité du Parti communiste chinois
(PCC). Le nouveau président de l?ACFTU, nommé en 2003, Wang Zhadgo, est
membre du Politburo du PC. Les représentants sont pour la plupart
désignés par le Parti et non élus par les travailleurs (en
contradiction avec la loi syndicale), d?où un véritable monopole syndical.
Dans le secteur privé, où les sections de l?ACFTU sont
pratiquement inexistantes, les travailleurs sont également empêchés de
constituer des syndicats indépendants, leur fonctionnement étant soumis
à l?obtention d?une « unité de tutelle » officielle, et au versement
d?une forte caution.
On note que les travailleurs considèrent le syndicat officiel au mieux
comme inutile ou inefficace. L?attitude des responsables de l?ACFTU
consiste en pratique soit à nier avoir connaissance des actions
indépendantes menées par les travailleurs, soit à laisser entendre que
leur double fonction (garant du Parti et du gouvernement, et
représentant de la classe ouvrière) les met dans l?impossibilité de
défendre les intérêts des travailleurs face à la restructuration
massive du secteur public et à un secteur privé soucieux de satisfaire
les investisseurs. Du point de vue des obligations internationales,
la Chine n?a ratifié aucune des deux conventions fondamentales de l?OIT
sur la liberté syndicale et sur les droits d?organisation et de
négociation collective (conventions n° 87 et 98 de l?OIT). En février 2001, la Chine a ratifié le Pacte
international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.
Mais elle a annoncé en même temps que les dispositions garanties à
l?article 8,1 (a) du Pacte ? à savoir le droit de toute personne de
former des syndicats et de s?affilier au syndicat de son choix ?
seraient traitées conformément à la législation chinoise. De cette
manière, le gouvernement chinois, en introduisant une réserve de fait à
propos d?un élément fondamental du Pacte, s?est placé en infraction
avec les principes internationaux reconnus du droit des traités. Par contre ? alors que le droit de grève
avait été éliminé de la Constitution chinoise en 1982 au motif que le
système politique en place avait réussi à « éradiquer les problèmes
entre le prolétariat et les propriétaires d?entreprises », le
gouvernement chinois n?a pas introduit ce type de réserve concernant
l?article 8,1 (d) du Pacte qui est le seul, parmi les instruments
juridiques internationaux, à garantir le droit de grève ! En réalité le nombre de grèves spontanées (sans la
reconnaissance officielle du syndicat) est en forte hausse ces
dernières années : en 2004 une grève dure dans le textile (province de
Shaanxi), en 2005 à l?usine de Toshiba (zone économique de Dalian)
suivie immédiatement d?un mouvement de grande ampleur chez Canon etc ?
D?après les statistiques officielles, les conflits de travail soumis à
la médiation et aux comités d?arbitrage (arriérés de salaires,
résiliation de contrats ?) auraient décuplé entre 1994 et 2005. Quant
aux conflits collectifs de travail une
étude montre, selon le rapport 2007 de la CSI (Confédération syndicale
internationale), qu?à l?échelon national ils ont quintuplé entre 1994
(1432) et 2003 (11 000) pour encore doubler en 2004 (20 000).
Enfin en avril et mai 2005 le Comité des droits économiques, sociaux et
culturels des Nations-unies a examiné le rapport présenté par la Chine
suite à sa ratification du Pacte. Dans ses « observations finales », le
Comité « regrette l?interdiction par la Chine « du droit de s?organiser
et de s?affilier à un syndicat indépendant » et la « prie instamment »
d?amender la loi sur les syndicats afin de permettre aux travailleurs
de constituer des syndicats indépendants, en dehors de la structure de
la Fédération des syndicats de Chine. C?est donc ce droit que le Collectif Chine veut
défendre dans sa 6ème revendication, droit que la Commission Syndicats
d?AIF avec ses partenaires (CFDT, FSU, UNSA) se propose de mettre en
avant via une lettre-pétition adressée au Président de la République
populaire de Chine (copie à l?ambassade). La lettre exigera aussi, à
titre illustratif, la libération immédiate et inconditionnelle de deux
militants syndicalistes exemplaires, détenus uniquement pour avoir
exprimé pacifiquement leurs opinions. Le défi olympique n?est-il pas de célébrer, malgré le
CIO et sa complaisance coupable, malgré les autorités chinoises et leur
absolue volonté de contrôle, la fête des libertés, de la liberté, et ce
d?abord pour les Chinois ? Le rôle des organisations humanitaires et de
défense des droits humains n?est-il pas, dans ce cadre grandiose des
Jeux, de continuer à inscrire durablement à l?agenda chinois ? et ce
même après les Jeux ? la question du respect et du développement de ces
droits ?
| Faut pas hésiter à partir avec ses copains...Tue, 20 May 2008 21:18:30 GMT
Une très bonne nouvelle pour la démocratie et la république avec cette annonce:
"Je vais travailler à l'étranger pour une grande entreprise. Je me
mets en réserve de la politique, après avoir tout tenté pour faire
émerger une vraie droite dans le paysage politique", indiqué Bruno Megret à
l'AFP, sans autre précision.
"Je ne pars pas pour six mois", a-t-il précisé, alors qu'on lui demandait si ce "retrait" était temporaire ou définitif.
| Déclaration de principes du P.SSun, 18 May 2008 12:00:00 GMTS'il ne fallait garder qu'un article de la déclaration de principes:
Article 13:
Le Parti socialiste est un parti réformiste. Il porte un projet
de transformation sociale radicale. Il sait que celle-ci ne se décrète
pas, qu'elle résulte d'une volonté collective forte assumée dans le
temps, prenant en compte l'idéal, les réalités et l'histoire. Le Parti
socialiste veut contribuer à changer la vie avec la société et par la
société, par la loi et le contrat. Il ne considère jamais les rapports
de forces d'un moment comme figés ou indépassables. Il entend lutter
contre tous les déterminismes sociaux, source d'injustices et
d'inégalités. | Circulez, y a rien a voir..Fri, 16 May 2008 21:00:05 GMTRéponse de Sarkosy aux grévistes : "Déclarez-vous 48h avant et on va en plus faire une loi sur le service minimun ..." C'est vrai il a raison:vaut mieux passer par la loi car les communes ne sont pas dociles et les parents n'accompagnent pas ce système. Il n'y a qu'à voir les chiffres d'enfants inscrits sur Nice (186 sur 1200 places possible) pourtant le maire de la ville est un fidèle agent du Sarkosysme. Et puis pour le plasir quand il veut que les enseignants se déclarent 48h avant il faut savoir que dans les écoles c'est déjà le cas avec des mots adressés aux parents et parfois même avec un délai plus grand!!! En réalité ce que souhaite notre président c'est de ne pas répondre. Et ça tout le monde l'a compris.Il sait que les arguments sont limités en ce moment. Personne ne peut croire que la qualité va de pair avec peu moyens et qu'on peut l'obtenir avec moins de postes et des effectifs plus importants. Ils sentent bien que l'opinion publique a de la sympathie pour ce mouvement social. En effet, les salariés du privé peuvent se retrouver sur les mots d'ordre de la hausse du pouvoir d'achat et ils comprennent que la mobilisation vise à assurer un service public de qualité. Toucher à l'éducation est un choix tant budgétaire qu' idéologique. L'affaire des nouveaux programmes qui plongent dans les méthodes et les pratiques très anciennes est un révélateur. Ils veulent faire un retour en arrière et y plonger toute la société.Ce qu'il y a quand même d'aberrant dans cette posture présidentielle c'est que l'objectif de faire diversion est assez vite établi par tous les commentateurs et représentants politiques. Et pourtant ce stratagème marche en plein et tous les médias changent de sujet et on assiste au burlesque: on parle d'une loi cet été pour les grèves de l'année prochaine...Et toujours pas de réponse sur le sujet du jour... Et puis pour bien faire comprendre qu'ils ne répondront pas, ils nous expliquent que ce n'est pas démocratique de descendre dans la rue. On est rassuré car ça on l'avait au moins déjà entendu par le passé. Et on l'a déjà expliqué mais refaisons un tour : la démocratie c'est le débat et la confrontation d'idées. Ensuite on choisit. En ce moment il manque ce débat,cela donne encore plus de responsabilités en terme de stratégie syndicale. Je pense qu'il faut accentuer le rapport de force en évoquant prioritairement les points qui matricent la mobilisation ces derniers temps (service public, perte de postes, pouvoir d'achat) et essayer d'en faire la trame des actions et des revendications.La contradiction politique doit aussi être réellement présente et sans concessions.La mobilisation est encore loin d'être finie. Prochaine étape dimanche : départ 6h37 de Nice pour Paris! Cette manif du dimanche est une bonne réponse, cela nous permettra de montrer que nous ne faisons pas le service minimum de l'action... | Pour un grand congrès socialiste.Wed, 07 May 2008 16:31:00 GMT

Notre parti va
réunir son congrès en novembre prochain. Il aura toute son importance à la fois
pour déterminer notre orientation, notre stratégie et pour désigner notre
direction et bien entendu notre premier secrétaire. Chaque adhérent,
militant, responsable, élu devra se positionner en conscience sur ce que nous
attendons de notre parti. Il pourra le faire en exprimant ce qu?il accepte et
ce qu?il refuse. Ce choix doit se faire avec l?expérience, le vécu de chacun et
les attentes vis-à-vis de notre organisation.Pour ma part je
considère que nous avons une responsabilité historique dans cette période
marquée par un gouvernement Sarkozy qui met en place une société libérale où
chacun s?oppose et où la solidarité est désuète. Une société où la compétition
et le chacun pour soi ont toute leur place, où les salariés sont en concurrence
et où les services publics ne sont présentés que comme un coût pour la société.Une politique qui
néglige l?avenir et tourne le dos au progrès social. Il y a donc
urgence à imposer un modèle progressiste clair à l?ensemble des citoyens. Avoir
un projet de société qui soit crédible. Nous ne devons pas renier l?engagement
d?aller vers l?idéal à partir du réel.
Et nous devons avoir la volonté permanente de représenter ceux qui en ont le
plus besoin. Nous avons à répondre
à la question sociale de la précarité, du manque d?emploi et du pouvoir
d?achat. Nous devons nous battre pour une meilleure répartition des richesses.
La proposition de revaloriser les salaires et notamment le SMIC est essentielle
à mes yeux. Cela m?a d?ailleurs choqué que notre ex candidate à l?élection ne
la martèle pas constamment alors qu?elle répond à une attente de millions de
salariés du pays. Nous devons
porter les valeurs de la République avec fierté, ne pas laisser la place au
marché partout, protéger nos services publics. Etre capable de porter le projet
d?une Europe utile aux citoyens et qui harmonise la protection sociale par le
haut. Ce congrès doit aussi
être celui où les militants se dotent d?un parti de combat prêt à agir et à
défendre les plus fragiles. Un parti qui se révèle efficace dans l?action et
pas uniquement au moment des élections. Un parti qui associe tout le monde.
Un bon nombre de ces propositions se retrouvent dans l?appel « CLARTE, COURAGE,
CREATIVITE : POUR UN GRAND CONGRES SOCIALISTE » signé notamment par
Bertrand Delanoë. Je suis donc l?un des signataires du département. Mon
investissement dans ce congrès sera donc différent des précédents. Militant de
l?aile gauche depuis mon arrivée au parti socialiste, je regrette son éclatement,
ses difficultés récurrentes de fonctionnement, son incapacité à se rassembler
et certaines de ses contradictions. Je veux être
utile à mon parti comme j?ai pu l?être récemment dans un combat électoral difficile
aux dernières élections cantonales. Je crois aux principes de cet appel qui
répond à bon nombre d?enjeux.Je crois que
notre parti doit retrouver une capacité d?entraînement de toute la société. Il
devra pour cela se doter d?une direction efficace, avec un secrétaire national
pesant réellement dans les décisions et les prises de positions décidées
collectivement.
J?attends
également que ce congrès soit celui du débat et des choix,où l?on
tranche les questions de fond.
Nous nous construirons
un nouveau chemin commun dans le respect des idées de chacun.
http://www.clarte-courage-creativite.com/
|
Signaler un abus à propos du Blog Lavitola Emeric
|