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| Derrière l'écran, 4Fri, 04 Jul 2008 14:18:00 +0000 Elle était donc entrée dans un magasin, une boutique voisine de la cordonnerie, qui vendait, réparait, prêtait des ordinateurs. C?était aussi un lieu où l' on pouvait téléphoner, photocopier, naviguer sur internet. Une sorte de caverne d?Ali Baba du computer.
Novice dans ce domaine, elle avait naïvement questionné le vendeur sur les différentes causes pouvant empêcher un ordinateur de fonctionner. Celui-ci touché par cet extra-terrestre informatique avait accepté de venir dans son bureau et d?intervenir sur la machine qui refusait de démarrer. Après tout, ils étaient voisins et elle lui demandait un service.
- L?écran ne s?allume pas parce que vous n?avez pas le câble pour le relier au moniteur ! C?est tout ! Le verdict était tombé. L?homme riait gentiment de cette fille qui semblait ne jamais avoir eu, ni vu d?ordinateur. - J?imagine qu?il me faut un fil, alors. - Tout juste ! - Ecoutez, vous en parlez à votre patron et s?il est d?accord, je vous donne le câble et je viens voir si votre bécane fonctionne correctement d?ici la fin de la semaine. Je n?ai pas trop de boulot au magasin, alors, je peux passer. OK ? - C?est d?accord. Je verrai avec lui. Merci et à bientôt. - A bientôt ! Au revoir !
Bien sûr, quand elle raconta cette histoire au vieux, il n?appréciât pas du tout. Combien est-ce que tout ça allait lui coûter ? Elle expliqua pendant de longues minutes, qu?avec l?ordinateur ce serait sans doute beaucoup mieux, qu?il y aurait moins d?erreur dans les comptes? Ce dernier argument eu raison de son opposition. Les comptes sont les comptes ! Il se fixait cent cinquante euros d?investissement, et tout ce qui serait à payer en plus, il lui prélèverait sur sa paye. Magali n?était pas enchantée mais la modernité était à ce prix !
Il ne lui en fallait pas plus pour mettre un peu de piment dans sa vie. L?ordinateur allait-il finalement fonctionner ? Y arriverait-elle ? Elle le souvenait de ses voisins dans les Pyrénées. Le plus jeune fils travaillait beaucoup sur l?ordinateur. Il entrait dans la machine tout ce qui concernait l?exploitation lui avait dit un jour l?agricultrice. Sûrement que les débuts seraient un peu durs, elle allait devoir travailler en double, faire la compta papier et doubler sur l?ordinateur. Quand reviendrait-il pour tout mettre en place ?
Il avait tenu parole. Avant la fin de la semaine, il était revenu avec un câble. Il lui avait expliqué que sa machine était un peu vieille, que ça la dépannerait sans doute un moment mais que si elle se mettait définitivement l?utiliser, elle aurait besoin d?un appareil plus récent et plus puissant. Il lui parla de la Fnac, de Surcouf, de toutes les petites enseignes d?informatique qui ponctuent les rues du douzième arrondissement. Il lui montra comment mette en route son ordinateur, quelles fonctionnalités il possédait. Il disserta longuement sur les logiciels professionnels pour la comptabilité, les tableurs. Elle buvait ses paroles, s?appliquait à tout retenir. Il proposa de lui montrer comment il tenait la comptabilité de son magasin, il voulait lui montrer quelques trucs, des ficelles du métier. Elle était enchantée.
Alors, le midi, elle n?allait plus au square s?abreuver de la vie des autres, elle s?essayait à vivre la sienne. Ce n?était pas grand-chose en soi, un voisin qui parlait de chiffres, de logiciels de tableur et qui lui montrait comment faire des opérations sur l?ordinateur. Mais pour elle ! C?était si impensable et si improbable ! A travers l?ordinateur, elle entrevoyait tout ce qui pourrait lui être utile, tout ce qu?elle pourrait faire. D?autant plus que l?ordinateur du voisin était équipé d?Internet ! Elle ne pouvait pas l?avoir au bureau. Le vieux ne serait pas d?accord. Il fallait, si elle avait tout compris, un modem, une ligne?Elle qui n?avait déjà pas le téléphone ! Mais que de promesses derrière ce petit mot, Internet !
| Jeux d'écriture, 3Tue, 24 Jun 2008 13:03:00 +0000 Bon chevalier masqué qui chevauche en silence
Ta tête, ton geste, ton air Sont beaux comme un beau paysage Je veux m'anéantir dans ta gorge profonde Quand vers toi mes désirs partent en caravane Quand l'heure des voluptés sonne Nous aurons des lits pleins d'odeurs mystiques
Mais vrai j'ai trop pleuré...
Qui donc devant l'amour ose parler d'enfer? | Derrière l'écran, 3Thu, 12 Jun 2008 13:09:00 +0000 Elle patienta ainsi une demi-heure. Milles huit cent longues minutes passées à essayer de dissimuler ce grand corps malhabile qui patientait devant une si petite boutique. Elle s?imaginait être la proie de conciliabules de tous les habitants du quartier, cachés, là derrière les petits rideaux étriqués de voile blanc. En si peu de temps, elle n?avait pas encore pris la mesure de l?anonymat de la capitale. Toutes ces vies, liées les unes aux autres par d?infimes liens. Une boulangère, un voisin de palier, la caissière de la supérette. Et pourtant toutes ces existences si individuelles, si égoïstes, juxtaposées.
Elle se tenait là et analysait les chaussures de la vitrine. Sous ses yeux, un mocassin Richelieu, ici une charentaise défraîchie, affaissée, la laine légèrement élimée sur le bout arrondi. Le staccato d?une paire d?escarpins, de l?autre côté de la rue, l?obligeât à se tordre le cou. Elle eut à peine le temps d?apercevoir furtivement une silhouette sylphide, cheveux au vent s?engouffrer dans le bus.
- C?est toi la fille Drectaut ? Questionna derrière elle, une grosse voix masculine et bourrue.
Elle se retourna, encore absorbée par la vision de la frêle silhouette qui disparaissait dans la longue carapace de l?utilitaire de la RATP. Deux petits yeux noirs la fixaient. Le regard soupçonneux et la paupière froncée attendaient une réponse. L?homme était petit et gras. La tête relevée vers elle, il battait la paume de sa main droite avec une grande clef plate. Son crâne chauve luisait. Les rares cheveux parsemés sur les tempes étaient collés, formant plusieurs paquets de différentes taille. Le polo rayé gris et bleu était moucheté de tâches de graisse, de rouge qui devait être de la tomate. Il sentait la sueur. - Oh ! Oh ! C?est bien toi la fille Drectaut ?? Magali ?? - Euh, oui, pardon. Excusez-moi. Oui, oui, c?est bien moi. - Bien. Tu sais, je te demande. Je ne t?aurai pas reconnue. La dernière fois que je t?ai vue, t?étais grande comme ça, précisa t-il en posant sa main dans les airs à hauteur de sa taille.
Il se retourna, fit tourner la clef dans la serrure du rideau de fer et le remonta. Ils entrèrent dans la petite boutique. Le local n?était pas très grand. Un atelier et derrière, une petite pièce, fermée, sans fenêtre, qui servait de bureau. - C?est là que tu pourras t?installer pour la compta, dit-il en désignant le cagibi d?un mouvement de tête. - D?accord. - ça te vas ? - Oui. De toute façon, même si ça n?allait pas, ça irait quand même. Ce n?était pas son genre de contester. Alors? - J?ai besoin de toi tous les jours. On est fermé le samedi. Tu feras mes comptes et si besoin, mon secrétariat. Le matin tu viens pour 8h45 et le soir, tu peux partir à 18h. Et c?est moi qui ferme la boutique ! - Très bien. C?est bien ce qui était convenu avec mon père, risqua t-elle pour terminer la conversation. Il lui sortit les livres de comptes, les factures, les cahiers, les blocs, les stylos. Il y a avait bien un ordinateur couvert de poussière, mais il ne fonctionnait pas.
Et c?est ainsi que la vie de Magali défilait sous ses yeux.
Chaque jour elle quittait sa chambre pour rejoindre le petit bureau de la pièce jaune. Le midi, le temps d?avaler son sandwich, elle s?installait dans le petit square du bout de la rue, et observait la vie de loin, celle qu?elle n?avait pas. Celle qu?elle n?aurait sans doute jamais. Elle se noyait pour une petite heure dans les rires d?enfants qui descendent les toboggans, les courses de marmots, les confidences des mamans, des nourrices, qu?elle écoutait d?une oreille attentive. Ici, un mari qui ne fréquente plus le lit conjugal, là une belle-mère qui gère la vie de sa belle-fille, ou un chef de bureau qui ne supporte plus les arrêts de travail pour enfants malades? Elle laissait toutes ces cascades de rires clairs, ces cris, ces morceaux de vie s?engouffrer en elle. Elle s?en imprégnait. Elle faisait siens ces intermèdes volés. Puis elle reprenait le chemin de la boutique et restait enfermée jusqu?à l?heure de la libération. SA libération. Elle rejoignait alors sa chambre. De temps en temps, elle faisait une halte au supermarché et souriait à la caissière.
Tapie entre ces quatre murs, perdue dans ses quinze mètres carrés, elle était seule. De cette solitude qui vous pèse sur la poitrine et vous fait haleter parfois, en faisant monter les larmes. Quand elle s?asseyait sur le rebord de son lit ou à table devant son assiette, elle ne pouvait réprimer un profond soupir. Dans ces moments, tout son corps lui pesait. Chaque geste était un supplice, comme si ses os et sa chair étaient empreints de cette solitude trop lourde pour elle. Chaque pore, chaque cellule de son corps hurlaient sa solitude. Tout en elle transpirait la détresse et l?abandon.
C?était une fille, sans rien de particulier, qui traînait son atonie. Quand le soleil se levait sur sa vie, il brillait d?un éclat terne sur sa fade routine. Et sa vie filait. Elle lui coulait entre les doigts. Tous ces instants précieux disparaissaient. Elle n?en voyait pas l?utilité. Qui était-elle au fond ? Qui se souciait d?elle finalement ? Qui s?inquiéterait de cette silhouette transparente qui avançait le long des murs gris de Paris tel un passe muraille ?
Cela faisait déjà plus d?un an qu?elle s?était installé à Dugommier. Les feuilles de l?automne avaient caressé sa fenêtre dans un vol tourbillonnant. L?hiver avait glacé ses pieds emmitouflés dans d?épaisses couches de chaussettes au fond de la paillasse. Le printemps qui revenait, le chant des oiseaux le matin lorsqu?elle marchait vers la cordonnerie, lui réchauffaient à peine le c?ur.
Sa vie commença à changer le jour où elle s?intéressa à l?ordinateur de son bureau. Celui qui ne fonctionnait pas. Lasse de faire les comptes de la cordonnerie à la main, elle tenta un beau jour de brancher l?ordinateur. - Te fatigues pas? Marches pas la bécane, avait bougonné le vieux. On voit bien que ce n?est pas lui qui s?enfile les comptes avait-elle répliqué, dans son c?ur. Elle savait qu?elle n?avait rien à attendre de lui. En l?embauchant comme comptable, il rendait service à son père, qui autrefois lui avait rendu service. D?elle, il se fichait comme d?une guigne. Non, il n?y avait rien à espérer de cette mauvaise graine là. Lui était plutôt satisfait de son employé. Elle en disait rien, ne réclamait rien? Une employée modèle, quoi ! Il était ravi!
| Carpe Diem, Jeux d'écritureThu, 05 Jun 2008 11:53:00 +0000 On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ansLa sève est du champagne et vous monte à la tête.Aimons donc, aimons donc! De l'heure fugitiveHâtons-nous et jouissons!Quand ce trou chaud souffle la vie.
| Jeux d'écritureThu, 29 May 2008 12:21:00 +0000D'humeur fantasque ce matin, j'ai décidé de concrétiser une idée que j'avais en tête depuis quelques temps.
J'ai eu une petite envie de faire de courts textes composés de vers trouvés ici et là, chez nos poètes, le tout en essayant de garder une certaine cohérence! Oui, on s'amuse comme on peut!! Mais saurez-vous retrouver les auteurs et les poèmes dont sont tirés ces vers??
Descente aux enfers
Je m'en allais les poings dans mes poches crevées, Oh! là là! Que d'amours splendides j'ai rêvées!
Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses, J'ai vu le soleil bas, tâché d'horreurs mystiques, J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan! Que nous veulent les lois du juste et de l'injuste?
O Satan, prends pitié de ma longue misère!
| Derrière l'écran, 2 - nouvelle-Tue, 13 May 2008 15:42:00 +0000Magali était restée prostrée de longues heures sur l?unique table du réduit poussiéreux qui lui servait d?habitat. Quand les sangles du sac à dos élimé lui brûlèrent les chaires, elle se redressa, le visage rouge, buriné par la tristesse, et les yeux secs, faute d?avoir trop pleuré.
La nuit était tombée depuis longtemps déjà. Elle pouvait voir par sa petite fenêtre les lumières de Paris. La féerie du spectacle la laissait pourtant insensible. Elle n?aimait pas la ville. L?air qu?elle respirait à sa lucarne était vicié. Décidément rien ne valait l?air pur de ses montagnes !
Elle s?étira et contempla quelques instants ses maigres affaires puis entrepris de les caser dans la minuscule armoire. Sans réfléchir qu?à Paris elle pouvait dîner à n?importe quelle heure, elle termina pour son premier dîner le paquet de gâteaux que sa mère lui avait donné pour le voyage. Quelques biscuits, un verre d?eau, la solitude, le vrombissement des voitures qui passaient sous sa fenêtre? Elle ne s?y ferait jamais à cette vie. Le sommeil fut long à venir. Alors que la lune était déjà haute dans ce ciel si particulier, teinté d?orangé, elle sombra enfin dans un ténébreux sommeil.
Dans sa petite chambre, une gigantesque vache l?observait. Elle était si volumineuse qu?elle emplissait le logis. A son cou, une cloche en bronze sonnait régulièrement, à chaque mouvement de tête de la bête. L?animal ne se contentait pas de hocher la tête, il lui parlait. Magali, Magali, pourquoi as-tu fuis ? Soudain Magali poussa un cri strident, son c?ur résonnait, pétrifié par la peur. Des gouttes de sueur perlaient le long de ses tempes. Elle passa une main fragile dans ses cheveux pour repousser en arrière de petites mèches collées sur son visage. Le réveil, bloqué sur le buzzer, rugissait à intervalles réguliers. Elle respira. Quel cauchemar ! Elle quitta la paillasse qui lui servait de lit et s?empressa de se faire couler une douche.
Jetant rapidement un coup d??il à ses affaires et ses placards, elle se rendit compte qu?elle devait sortir. Non, rien à faire, elle allait vraiment être obligée d?affronter ce monde, là dehors, juste au bas de sa fenêtre, au pied de son immeuble, derrière sa porte, ce monde grouillant, cette fourmilière géante, où chaque homme avance, se bouscule sans faire attention à l?autre. Elle avait repéré en arrivant de la gare un supermarché à l?angle de la rue en face de chez elle. Avant de sortir, elle fouilla dans la petite enveloppe que lui avait donné ses parents. Toute sa richesse tenait dans un petit rectangle de papier grisâtre. Il y avait ce qu?elle avait gagné en aidant ses voisins et un petit pécule qu?avaient constitué ses parents. Environ 2000 euros. C?était énorme et si peu à la fois ! Elle prit un billet de 20 euros, l?enfonça au fond de sa poche et quitta son réduit.
Elle avait la peur chevillée au corps. D?abord apeurée, elle apprivoisa peu à peu les trottoirs du quartier qu?elle arpenta plusieurs fois avant d?entrer dans le supermarché. Elle pris un certain plaisir à faire ses courses seule. Elle se promenait dans les rayons, le panier au bout du bras, réfléchissant mûrement ses choix. De toute façon, elle mangeait peu et n?était pas gourmande. Elle entassa dans son cabas de quoi tenir quelques jours.
A nouveau dehors, ses achats dans les mains, elle observa la foule devant elle. Des anonymes entraient et sortaient du magasin. Deux personnes assises par terre un peu plus loin, faisaient la manche. Un petit rayon de soleil perça au travers des lourds nuages gris. Elle avait mal dormi. Ses yeux étaient cernés, elle avait encore le c?ur lourd d?être seule ici, dans cet environnement hostile, et pourtant, elle sentait souffler en elle, une étrange brise de liberté.
Quelques gouttes tombèrent. Le rayon de soleil disparu pour laisser place à de grosses gouttes. Magali fit le chemin inverse, et en courant, rejoignit sa chambre.
Le week-end entier fut pluvieux, maussade, et froid. Grâce à ses provisions, elle resta chez elle, ne s?autorisant pas une sortie, ne serait ce que pour prendre l?air. La petite radio qu?elle avait amené lui annonçait ce qu?il se passait dans le monde et diffusait ses chansons préférées. C?était bien assez pour une jeune fille qui, allongée sur son lit, laissa son c?ur s?envoler deux jours durant vers ses Pyrénées.
Quand lundi matin le réveil sonna, elle se leva. Elle ne voulait à aucun prix être en retard pour son premier jour de travail. A huit heures trente, elle était déjà devant la petite porte du magasin de l?ami de son père.
C?était un tout petit magasin, un peu vieillot. La vitrine était étroite, on pouvait y observer de vieilles chaussures. Le reste du magasin était plongé dans l?obscurité. Au dessus de la porte, on pouvait lire « Cordonnerie Bouchot ». En fermant les yeux, on pouvait sentir les odeurs mêlées de vieux cuirs, de cirage et de renfermé. C?est là qu?elle devait travailler. | Derrière l'écran, 1 - nouvelle-Tue, 29 Apr 2008 16:52:00 +0000Le train venait d?entrer en gare. Ce n?était pas la première fois que Magali séjournait à Paris, mais à chaque fois, débarquer sur ces quais gris loin de ses Pyrénées lui pinçait le c?ur.
Un sac gris sur le dos et une valise en toile marron au bout du bras, elle passe la main dans sa poche et serre son petit trousseau de clefs. Cela la rassurait. Elle avait au moins un endroit où se cacher de ce monde hostile et grouillant.
Elle n?avait jamais aimé la foule. Elle préférait ses montagnes et la nature aux hommes. Quand elle donnait un coup de main à la ferme voisine, elle s?enfermait dans l?étable avec les bêtes.
Dorénavant, plus rien n?était pareil. Sa mère l?avait forcée à quitter la maison pour qu?elle trouve du travail et se fasse une situation, comme on disait chez elle. Et puis, il fallait aussi qu?elle se trouve un mari. Sa mère avait pour elle d?autres ambitions que de la voir faire sa vie avec un éleveur du coin. Elle aurait voulu la voir mariée avec un homme de la ville, un employé, quelqu?un qui ne passe pas sa vie, à dépendre du calendrier agricole.
Elle s?engouffra dans le métro la peur au ventre. Elle avait tellement entendu de choses sordides sur ce coupe-gorge de la capitale. Elle descendait les marches en baissant la tête et en longeant les murs. Arrivée à Dugommier, elle marche vers le petit réduit qui lui sert d?appartement. Les murs de l?immeuble étaient sales et décrépits. Elle gravit lentement chaque palier. A chaque marche, sa gorge se serrait un peu plus. De grosses larmes lentement embuaient ses yeux. Sa main blanche et fine se serra machinalement sur la poignée de sa valise. Devant sa porte, au quatrième étage, elle ne put réprimer un énorme sanglot. Elle se retourna. L?escalier était sale et poussiéreux. Elle entra et referma la porte. D?un coup d??il circulaire elle reprit connaissance de la pièce. LA PIECE. Celle où désormais elle allait vivre. SON chez elle.
Elle était venue quinze jours plutôt après avoir répondu à une annonce. Elle n?avait pas vraiment le choix. Ses parents possédaient peu de moyens et si d?aventure elle voulait changer d?appartement, elle devait d?abord gagner sa vie.
Un ami de son père chez qui elle devait travailler avait installé une vieille table en formica bleu bancale, tout comme la chaise qui l?accompagnait. Au fond, un petit lit et une couverture. Heureusement, elle avait pensé à prendre des draps. Une plaque électrique et un minuscule frigidaire de part et d?autre de l?évier formaient le coin cuisine. Mais ce n?était pas le plus sordide. Ce soir, elle allait devoir affronter un moment qu?elle redoutait, elle allait devoir prendre sa douche. Même en signant la location, elle n?arrivait pas à se résoudre à avoir une salle de bain comme ça. Elle aurait mille fois préféré se laver à l?eau froide avec un seau. Mais chez elle, les toilettes étaient « à la turque » et pour prendre sa douche, il suffisait de placer une sorte de caillebotis sale et abîmé sur les toilettes?
Elle se laissa tomber sur son unique chaise. La valise gisait à ses pieds. Le sac à dos encore accroché aux épaules elle s?avachit sur la table, la tête dans les bras sans chercher à retenir ses larmes. Elle ne savait pas combien de temps elle allait passer ici, ni même ce qu?allait être sa vie. Sa mère lui avait interdit de rentrer dans l?immédiat. Lundi matin, l?ami de son père l?attendait dans son atelier.
Au pied de sa valise, une grosse blatte curieuse sondait de ses antennes le rebord d?une chaussure. | Divagation blogesqueFri, 11 Apr 2008 13:30:00 +0000Pas envie d'écrire. Envie dodo. Envie de couette, de duvet, être au chaud, roulée en boule à l'abri, au fond de mon lit.
A l'abri de quoi?? Mais du froid pardi!
Le printemps est là, mais je ne le vois pas. Ou plutôt, je ne le sens pas. Les arbres ont bien découvert leurs petites feuilles froissées... Mais quelle trahison climatique! Ces petites feuilles qui pensaient sans doute s'épanouir à la faveur d'une rosée matinale, d'un rayon de soleil doux et chaud au zenith...
Au lieu de ça, un soleil timide réchauffe à peine nos membres transis par le vent glacial qui s'engouffre sur mon trottoir... Brrr.... Pour un peu, si ce n'est la date, on pourrait croire à une belle journée d'hiver. Mes mains se resserent sur la tasse de thé chaude. Le liquide fume. J'apprécie ce doux nectar brûlant qui coule dans ma gorge et me rechauffe lentement. Un petit creux? je ne remercierais jamais assez celle qui, un jour, à parlé sur la toile des Speculoos trempés dans le thé... Elle, trempe les siens dans un earl grey à la bergamotte...Je trempe le mien dans un thé du Hammam... Mille merci! Sans toi je serai passée à côté de ce sublime petit plaisir de la vie... Je te fais grande chevalière du Speculoos!
Rassasiée, je contemple la ville depuis mon perchoir. Mes yeux se perdent au milieu des cumulus gris qui s'amoncellent... Et je souris... A quoi? Au poème affiché l'autre jour dans une boulangerie. Un poème que l'on apprend souvent à l'école primaire. Un écrit dont on ne saisit parfois pas forcément le sens...Un texte que l'on peine à retenir... Vers annonés, répétés, torturés dans les recoins d'une chambre ou sur un petit carré de table de cuisine. Vers ressasés par les enfants, écorchés par les parents qui ne se souviennent plus ou n'en peuvent plus de ces lignes qui ne rentrent pas, qui ne s'encrent pas... Prestation médiocre devant la classe et la maîtresse... Vers malmenés, récités sans émotions, d'un ton terne....
Et aujourd'hui, ces vers me reviennent et me fond sourire. Ils me ramènent à l'école d'application, à mon cours élémentaire ou mon cours moyen.... A ces temps de tableau et de craies, de petites tables et de pupitres... Prévert Jacques, tu es un magicien!
Le cancre
Il dit non avec la tête mais il dit oui avec le coeur il dit oui à ce qu'il aime il dit non au professeur il est debout on le questionne et tous les problèmes sont posés soudain le fou rire le prend et il efface tout les chiffres et les mots les dates et les noms les phrases et les pièges et malgré les menaces du maître sous les huées des enfants prodiges avec les craies de toutes les couleurs sur le tableau noir du malheur il dessine le visage du bonheur | Mon nouveau bébé: "génération développement durable. Ma fille, mon fils, nous... Vive l'écologie"Mon, 07 Apr 2008 13:39:00 +0000Quel plaisir!Un point final.Plusieurs relectures. Des encouragements.Et puis, un leitmotiv qui revient, à chaque fois, comme un refrain. Mon refrain perso, celui de mon boulot..."Une peinture, c'est fait pour être vue... Un livre c'est fait pour être lu! Tôt ou tard, il faudra que tu te confrontes au regard de l'autre..."Merci à l'auteur de ces paroles! (Je suis encore un peu vieux jeu, j'ai des difficultés à mettre auteur au féminin!)Alors, j'ai imprimé, j'ai cacheté, j'ai envoyé. Ma main a hésité, tremblante devant cette boîte jaune poussin, qui allait avaler mon texte, mon bébé. J'ai pris une profonde inspiration, fermé les yeux. Et pendant cette fraction de seconde, mon pouce s'est décollé de l'enveloppe kraft. L'index à lâché prise. Il aurait bien voulu le retenir encore un peu. Mon enveloppe est tombée dans la boîte jaune. J'ai rouvert les yeux. Et j'ai repris ma route. Mon texte vogue déjà vers d'autres horizons...Pour vous donnez l'eau à la bouche, l'introduction et un extrait.Bonne lecture!" Le 30 juillet 2006, Nicolas Hulot déclarait dans le Journal du dimanche : « Si rien ne bouge d?ici à novembre, tout est possible. Etre candidat à la présidentielle n?est ni ma vocation ni mon fantasme. Mais si la seule solution est de franchir la ligne rouge, je ne l?exclus pas. »
Nicolas Hulot qui menace de se porter candidat à l?élection présidentielle ??? Oui, lui-même, notre Nico de la « séquence action » de Ushuaia, lancée en soufflant comme une baleine dans son détendeur, depuis on ne sait plus quel fond marin de notre planète ! Nicolas Hulot qui fait signer un pacte écologique élaboré dès novembre 2006, aux candidats à l?élection présidentielle ???
Faut-il que la planète soit vraiment en danger pour que nous en arrivions à ce point ! Et tous les candidats le signent gentiment ce pacte[2]. Coup de force médiatique ? Pas tant que ça si on en croit ce que l?on peut lire un peu partout?.Ou entendre. Après Mickey 3D chantant « On a même commencé à polluer le désert »[3], c?est au tour d?Ilona Mitrecey, gamine de troisième, qui balance sur les ondes, au son d?un rythme « dance » : « Pot d?échappement pétrole et mobylettes, on tousse, on pleure, on a mal à la tête »[4] ! Puis, c?est Ridan, le Brassens des cités qui nous chante « Elle pleure, elle pleure, ma planète [?], Nous paierons cher sans doute votre insolence, Vous jouez avec ce monde par négligence, Cette Terre n?est pas à nous »[5], sans oublier Yannick Noah avec son hymne « Aux arbres citoyens » !
Allons bon ! Oui, c?est sûr, la protection de la planète est à la mode. Et plus que ça, comme le montre un sondage IPSOS du 19 novembre 2007, l?environnement et le développement durable sont en tête des thèmes qui compteront le plus en 2008 pour les Français. Rien que ça ! [?]
Le début de la révolution
C?est en revenant d?une soirée chez un copain que j?ai décidé de prendre les choses en main.
On avait eu comme souvent, entre nous, cette même discussion qui revient et sur laquelle nous avons à peu près tous le même avis : oui, on doit faire un peu attention et changer nos habitudes, mais comment et par où commencer ?
Et c?est là que le pote en question me sort son livre de chevet[6] : - Tiens, lis ça, c?est des conseils pour changer ses habitudes?. Je n?ai pas fini de le lire, mais ça à l?air pas mal? - Ah ? Tiens?. J?attrape l?opuscule, m?apprêtant à lire un énième blabla sur le sujet? Et non, c?est très bien fait. Pour chaque pièce, Nicolas Hulot, en personne, nous conseille, sur les petits gestes quotidiens qui peuvent avoir des conséquences non négligeables sur notre environnement? - Super intéressant ton bouquin! - Ah oui ? Tu crois, me dit sa femme ? Depuis qu?il lit ce truc, il veut faire la cuisine à ma place ! Il met des couvercles sur les casseroles et je passe deux fois plus de temps à nettoyer la cuisinière parce que tout déborde?
Ah ! Nicolas ! Il y a encore du boulot ! Et pourquoi je ne l?ai pas reçu moi, ce bouquin ? Il n?y a que les Parisiens qui ont le droit de protéger la planète ? En province, on peut continuer à ravager la planète, à tout abîmer? Non, il faut le dire, sinon, ce n?est pas la peine que je me prenne autant la tête ! [?]
Les Lingettes, la lessive et la trahison des faux produits verts [?]
Orpheline de lingettes, j?ai donc décidé de me remettre au ménage traditionnel, à savoir produit et éponge, serpillières ou chiffon?. Mea culpa, j?ai conservé les lingettes ? serpillières. Je n?ai pas de placard pour ranger un seau et du carrelage juste dans ma petite cuisine et mes sanitaires?. Mais, je viens d?avoir une idée?. Et si je stockais mon seau sur le balcon ? Pas terrible pour la déco, mais bon, ça pourrait passer? A voir ! J?ai donc dû racheter plein de produits ménagers. Tant qu?à investir dans les détergents, investissons intelligent ! J?ai décidé de m?équiper exclusivement en produits dits verts, aux noms qui évoquent la protection de l?environnement à des kilomètres à la ronde. Fidèle en amour, comme dans mes choix, je continue à acheter ces mêmes bidons, jusqu?à ce que je lise dans le fameux petit opuscule de Nicolas Hulot qui est devenu ma Bible, que tous les produits dits « verts » n?étaient pas « verts » et que certains étaient composés de substances toxiques pour l?environnement.
- Comment ça, ma petite dame ?? Pour reprendre l?expression d?une bonne copine.
Eh, oui, c?est comme ça que j?ai appris que certains groupes surfent sur la vague verte et n?hésitent pas à employer des codes couleur trompeurs pour des personnes telle la novice environnementale et expérimentale que je suis ! Et là, j?ai envie de pousser un coup de gueule, un vrai, un gros, un bien fort, qui s?entende de Nantes jusque dans les Vosges en passant par Paris: c?est déjà assez compliqué et obscur de changer nos habitudes et d?utiliser des nouveaux produits, les grands distributeurs sont-ils vraiment obligés de se foutre de nous à ce point là ?? [?]
L?eau, une denrée qui se raréfie ! [?]
Et Le BAIN ! Haro sur le BAIN ! Exit le moment de détente où éclairée uniquement par quelques doux photophores, allongée dans une baignoire, plongée dans une eau tiède additionnée d?huiles essentielles, je profite de quelques instants de répit ! Le moment où l?on se lave se doit d?être sportif ! Et hop ! A la douche ! Et que je te frotte, que je te savonne partout, et hop que je te rince ! Et en deux temps trois mouvements, me voilà toute propre et pimpante, sortant de ma douche, en ayant bien évidemment pris soin de couper l?eau entre la phase de mouillage et celle de savonnage !
Et ben non, une nouvelle fois, désolée Nico, mon engagement, mon pacte écolo à des limites que je ne peux pas franchir ! Du moins, pour le moment?. [1] Pacte fondé en novembre 2006 dont le but est d?interpeller les candidats à l?élection présidentielle sur les enjeux climatiques et écologiques de leurs politiques. [2] F. Bayrou, M-G. Buffet, C. Lepage, S. Royal et N. Sarkozy l?ont signé entre décembre 2006 et janvier 2007 [3] Titre « Respire », album « Tu vas pas mourir de rire », 2003 [4] Titre : « Laissez-nous respirer », album « Un monde parfait », 2005 [5] Titre « Objectif Terre », album « L?ange de mon démon », 2007 [6] L?opuscule en question est le petit livre vert pour la terre que l?on peut télécharger sur le site www.defipourlaterre.org" Je rapelle à toutes fins utiles que ce texte est protégé et n'est donc pas libre de droits! | Je te reviens, clavier, mon bien aimé...Wed, 12 Mar 2008 16:46:00 +0000Silence. La maison ne résonne plus des cris d'enfants. Plus de cris, de courses, de bagarres. Fini, les activités manuelles, rangés les pastels, les crayons de couleurs, les feutres, la peinture, la pâte à modeler... Les poupées gisent au fond du couffin, le visage immobile, comme figé dans le temps. J'écoute le silence. Je bouge dans cette maison en faisant le moins de bruit possible. Je savoure ce silence. Assise derrière le bureau, je m'incline vers l'ORDINATEUR. Comme une révérence que je fais à cet OVNI, installé dans ma maison, qui a su se rendre si indispensable. Cet OVNI technologique qui me rapproche du monde. D'un doigt, j'enclenche le petit carré bombé. Une légère et pression et le ronflement de la bête se fait entendre. Grognements, bips.... Je l'ai réveillé.... Et soudain, lumière! L'écran s'éclaire, comme s'il me disait bonjour. Je pousse un profond soupire de soulagement. Enfin! Je te retrouve! Clavier, mon clavier, clavier bien aimé, que tu m'as manqué! Ma main se pose délicatement sur toi et avec une infini tendresse, mes doigts et ma paume parcourent l'ensemble de tes touches. Ah! Ce doux cliquetis en guise de réponse. Comme un rituel amoureux, chaque matin, je double clique sur le cordon ombilical qui me relie au monde... Quelles nouvelles dans ma boîte aux lettres virtuelle? Car oui, c"est ici, que je peux lire des mots doux, tendres, d'amour et d'amitié, c'est ici qu'on peut trouver des choses qui réchauffent les coeurs. Cela fait bien longtemps que mon coeur ne palpite plus à l'idée d'ouvrir ma boite aux lettres, la vraie. Les mots d'amour, les lettres parfumées, les missives sucrées ont déserté cette boite de fer qui ne reçoit désormais plus que des factures et autres missives d'un certain Trésor Public... Quelle tristesse! Boite aux lettres virtuelle, monde virtuel... Vie virtuelle? Etourdie par ces tourbillons d'informations, je coupe brutalement.... Facile, il suffit d'appuyer sur la petite croix blanche dans le petit carré rouge en haut à droite de l'écran... Et si les choses étaient aussi faciles dans le monde réel? Nous discutons et puis non, tu m'embêtes, tes théories fumeuses me fatiguent.... Où il est ton petit carré rouge avec la croix blanche? Je clique et hop, tu disparais! Foin des théories et de mes états d'âme! J'introduis la petite barrette rouge transparente où sont conservées toutes mes données. La barrette clignote, elle s'ouvre.... J'entre dans un autre monde.... Des feuilles de papier sont représentées en miniatures. Elles sont ornées d'un petit "W" bleu. Chaque "W" est un monde dans lequel je me transporte.... Quitter un monde virtuel pour un autre monde virtuel. Moins violent celui là, avec plus d'émotions, plus d'imagination. Y trouverais-je ma vérité? Je double clique. La souris, main virtuelle, prolongation de moi... Celle qui me permet de dialoguer avec ce monde étrange... Le petit carré blanc orné du "W" s'agrandit, occupe tout l'écran. Je lis les dernières lignes écrites... Mon esprit vagabonde, je me noie au milieu de ces caractères, je pars, je m'évade.... Je quitte mon corps, je m'envole vers un ailleurs indéfinissable. Mes mains s'emblallent. Le clavier joue sa partition, comme une douce mélodie qui résonne à mon oreille... Mon clavier, enfin, je t'ai retrouvé! | Ah les vacances scolaires!!Tue, 19 Feb 2008 11:27:00 +0000Assise derrière mon portable, mes doigts effleurent les touches de mon clavier. Je fixe mon écran et soudain, elles s'activent, telles de petites fourmis. Elles frappent, tapotent s'en vont à droite, à gauche et soudain, brutalement, elles s'arrêtent. Pause. Elle sont à l'affût. Silence. Le bout de mes doigts effleure les touches. Une lettre prise au hasard va briller quelques instants sur l'écran terne et blanc. Moment de gloire éphémère. Elle retourne dans l'anonymat du clavier après quelques dizièmes de seconde passés sous les feux de la rampe, applaudie par les autres lettres pour avoir été choisie! Comme dans la vie, certaines lettres finissent par être plus célèbres que d'autres. (re) pause. (re) silence. De nouveau, la chasse commence. Mes doigts ressentent à peine le contact de la touche. Ils se posent doucement. Ah, ce petit creux imperceptible au centre de ce petit carré, si prometteur. Je frissone. Je me délecte. Le doigt s'enfonce doucement mais fermement. Je préfère le cliquetis du clavier de l'ordinateur de mon bureau plus franc à celui plus doucereux et feutré de mon portable. Comme si mon portable était plus timide. C'est vrai qu'il est aussi plus jeune.... Mes mains reprennent leur mouvement doucement. Une lettre, un mot... Hop, on efface, et le ballet reprend. Incessant, toujours plus rapide et continu. Les battements de mon coeur s'accélèrent. Mes mains aussi... Que va t-il se passer?? Que fait mon héroïne, bon sang.. Non!
Je me réveille, en sursaut. assise au centre du lit déserté par mon mari. J'ai rêvé que j'écrivais! Je reprends mes esprits lentement. J'entends des pas dans la chambre d'à côté. ma fille est levée. "Bumba... maman Bumba..." C'est le petit qui appelle pour son biberon. J'avais oublié... C'est les vacances... Profitons des enfants et essayons de ne pas délaisser le clavier... C'est certain, il va faire une crise de jalousie, j'aurai moins de temps pour lui.... | Thu, 14 Feb 2008 15:46:00 +0000Oui, c'est sûr, je ne suis pas illustratrice, c'est juste histoire d'avoir une idée de ce que ça peut donner avec les dessins... Dans l'absolu, j'aimerais qu'un pro fasse les dessins, pendant que je bosse sur les textes. D'ailleurs, j'ai déjà une seconde histoire de Frimousse sous le coude, "Frimousse tombe malade" mais celle- là n'est pas illustrée!! | Frimousse à la campagneThu, 14 Feb 2008 14:51:00 +0000

Il fait beau aujourd'hui, et
Frimousse se promène...
 Elle roule doucement dans la campagne.
 Bonjour les arbres!
Bonjour les fleurs!
 Bonjour, madame la vache!
 Coucou les moutons!
Tiens, la nuit commence à tomber. C'est l'heure de rentrer.  Oups, j'ai failli rouler sur le hérisson. Bonsoir, petit hérisson!  Quelle journée! Je suis fatigué! Bonne nuit, madame la lune! A demain!
| Ca y est!!Thu, 14 Feb 2008 13:46:00 +0000Ca y est!!
J'ai enfin posté mon album aux maisons d'édition!! Il ne reste plus qu'à attendre maintenant!
Au départ, que je vous explique un peu, j'écris un roman. C'est un travail de longue haleine, pour lequel j'ai besoin de calme et d'isolement et concrètement, je peux m'y consacrer entièrement quand mes enfants dorment! Ce qui finalement fait peu d'heures quotidiennes.
En revanche, je suis en train de corriger un texte d'une cinquantaine de pages dont vous pourrez bientôt lire quelques lignes et dont le titre est "Génération développement durable, ma fille, mon fils, nous... Vive l'écologie!"
Quant à mon album, l'idée vient de mon fils de 20 mois. C'est un fan de voiture! Je n'ai jamais vu ça, d'autant plus, qu'à part lui, personne chez nous n'est branché voiture. J'ai cherché pour lui faire plaisir, des petits livres qui racontaient les aventures d'une petite voiture sympathique. N'ayant rien trouvé qui me satisfaisait, j'ai pris mon clavier et mes crayons (bien que je sois d'un niveau assez médiocre en dessin!) et je me suis lancée! Ma plus grande récompense aujourd'hui, est de le voir s'allonger sur les tapis, le petit exemplaire cartonné que je lui ai fait tirer dans les mains, et de l'entendre dire à chaque fois qu'il tourne une page "vroum vroum" "Coucou, vroum, vroum"! | En constructionSat, 26 Jan 2008 08:49:00 +0000le temps de mettre en place sur la page plein de petites infos sympa... Des extraits de mes textes seront bientôt disponibles |
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