Pascal Sevran Navrant est mort aujhourd'hui. Sa mort avait été
annoncée un peu prématurément le 21 avril sur l'antenne de Europe 1. Suite à
cette erreur, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) avait adressé
{une mise en demeure d'assurer "l'honnêteté de l'information} à la
société éditrice de Europe 1.
Pascal Sevran Navrant, animateur raciste notoire de la télévision
française expliquait dans son dernier livre Le privilège des
jonquilles que:
La bite des noirs est responsable de la famine en Afrique
Heil Sevran
Que l'ouvrage en question ait été écrit par Pascal Sevran Navrant
lui-même ou par un nègre (oui le jeu de mot est facile, je sais ;-)), ne change
pas grand chose à l'affaire, l'animateur ayant revendiqué ses propos dans une
interview à un journaliste de France Soir et surenchérit en déclarant
Oui, il faudrait stériliser la moitié de la planète.
Le conseil d'administration de France2 avait refusé de renvoyer l'animateur
sous prétexte que Pascal Sevran Navrant était lié à la chaîne par un
contrat. La chaîne avait néanmoins déprogrammé son émission sur RFO et envoyé
une mise en garde à l'animateur.
Assez d'hypocrisie
Dans le même ouvrage, l'animateur expliquait aussi qu'il faut cesser de
diaboliser le tourisme sexuel, car sinon,
qu'irions nous faire dans ces contrées imossibles infestées de moustiques?
Assez d'hypocrisie!
Nul doute que la télévision française dans son ensemble rende ces
jours prochains un vibrant hommage au chantre de la chanson
française.
Suite à mon dernier billet, j'annonce donc aujourd?hui, jeudi 8 mai 2008,
mon intention de créer le premier site guadeloupéen de notation des avocats de
la Guadeloupe, sur le principe du site note2be.com
Il y a de bons et de mauvais avocats ; certains sont
respectueux de la déontologie et de leur client, d'autres moins...
Les tribunaux et le barreau le savent. Des justiciables l'ignorent encore et
font toujours une confiance aveugle dans cette profession et son Ordre. lequel
en refusant de sanctionner les avocats indélicats place les justiciables dans des
situations dramatiques et injustes et jette le doute sur l'ensemble du barreau
de la Guadeloupe.
Désormais, avec avocat-guadeloupe.info,
Les justiciables le disent !Ils le font savoir
!
votre avocat est compétent et joue son rôle de conseil et
d'assistance ? Remerciez le publiquement
votre avocat empoche votre argent, mais ne fournit pas le moindre travail
pour votre affaire ? Faîtes le savoir et évitez ainsi à d'autres d'être
victime de ses agissements
avocat-guadeloupe.info : les justiciables ont enfin la
parole
En 2004, Le conseil national de barreaux a réalisé une vaste campagne de
publicité en faveur du métier d'avocat : les avocats. Pour avancer dans
un monde de droit.
En mars 2008, le Conseil National des Barreaux présente l'avocat comme
acteur majeur de la justice et du droit en France (métropolitaine
?) et réalise une nouvelle grosse campagne de promotion de la profession
d'avocat, publicité sur internet et dans les medias traditionnels ; chez
nous, les auditeurs de RCI et RFO n'y ont pas échappés.
Publicité d'avocat : danger ou nécessité ?
La problématique de la publicité de l'avocat est cruciale pour l'avocat et
pour son client : l'avocat doit se faire connaître, et les justiciables
doivent pouvoir trouver un avocat, sans être victime d'avocat
voyou, indélicat ou même simplement léger et désinvolte...
Le métier d'avocat est une profession libérale, et si celui-ci revêt un
caractère commercial, le rôle et la déontologie de l'avocat lui interdisent de
se transformer en marchand de tapis. La publicité dans la profession
d'avocat n'est pas interdite, mais reste en théorie fortement encadrée par
l'Ordre, qui refuse tout comportement commercial.
Code de déontologie, article 15
La publicité est permise à l?avocat si elle procure une information
au public et si sa mise en oeuvre respecte les principes essentiels de la
profession.
La publicité inclut la diffusion d?informations sur la nature des
prestations de services proposées. dès lors qu?elle est exclusive de
toute forme de démarchage.
Toute offre de service personnalisée adressée à un client potentiel est
interdite à l?avocat.
Les pages jaunes
La publicité dans les pages jaunes est acceptée, y compris l'achat d'encart
publicitaire : le texte ne doit pas être mensonger et l'avocat doit aviser
l'Ordre en adressant au conseil de l'Ordre une copie de sa publicité. Ainsi
l'avocate incriminée dans la 1ère demande d'arbitrage formulée dès octobre 2007
à Maître Gérad Derussy, Bâtonnier de l'Ordre des Avocats de la Guadeloupe,
disposait d'un emplacement publicitaire 6x4 dans les pages jaunes, avec le
slogan suivant :
Assiste - Conseille - Défend - Représente les particuliers et les
entreprises.
Espace et slogans publicitaires forcément connus donc par Bâtonnier.
Publicité d'avocat = DANGER !!!
Aujourd'hui, à l'époque où se confondent information et publicité la
publicité de l'avocat représente un grave danger pour les justiciables et aussi
pour les avocats.
Ainsi, dans l'affaire que je citais, suite aux manipulations de
la partie adverse qui sous couvert d'une adresse erronnée fournie par son
client a réussi à faire 2 procès consécutifs totalement à leur insu, des
justiciables ont du trouver rapidement un avocat.
Ignorants des réalités du barreau de Guadeloupe, confiants dans la
profession d'avocat et dans l'Ordre, ces justiciables se sont laissés abuser
par la dite annonce, dont l'auteur a
a accepté l'affaire
a empoché une avance sur honoraires ;
a écarté ses clients de la préparation de leur affaire ;
a remis à ses clients, comme seul document péraparatoire à l'audience,
une note ou elle les avertis avoir fourni à l'avocat de la partie adverse une
copie des documents que ses clients lui avaients confiés : documents
communiqués sans consulter préalablement ses clients et documents absolument
pas utilisés pour construire ni étayer ses propres conclusions...
est arrivée en retard à la 1ère audience (et n'est pas venue aux
autres)
a produit des conclusions datées du jour même et sans les avoir
soumises auparavant à ses clients ; des conclusions qui se sont d'emblée
avérées totalement erronnées, avec des erreurs sur le nom du gérant ainsi que
sur l'adresse du siège social de l'entreprise, mais surtout ne contestant pas
les conclusions adverses et n'utilisant absolument aucune des pièces,
justificatifs ou documents fournis par ses clients (et communiqués par elle à
la partie adverse)...
a disparu, dès après la première audience ;
a refusé de recevoir ses clients pour préparer l'audience suivante (et
des nouvelles conclusions) ;
ne s'est d'ailleurs pas présentée à l'audience suivante ;
a envoyé un fax d'insultes à ses clients, leur signifiant juste
qu'"elle n'avait pas convenance à s'occuper de clients tels que eux"
;
a néanmoins accepté (toujours sans consulter ses clients ni produire de
nouvelles conclusions), que l'affaire soit mise en délibérée ;
a refusé de recevoir ses clients ou même de leur parler au téléphone
pour leur fournir une explication sur les causes de ces événements.
Le Bâtonnier de l'Ordre des Avocats de la Guadeloupe, Maître Gérard
Derussy, cautionne donc l'attitude de ces avocates et a éconduit à chacune de
leur tentative ces justiciables en refusant de prendre en compte leur plainte
ou même de les recevoir.
Ainsi donc, en Guadeloupe, contrairement au slogan Les
avocats : pour avancer dans un monde droit, le non respect de la
déontologie par certains avocats et le refus par le Bâtonnier de Guadeloupe de
tenir son rôle de garant de la déontologie et de l'Ordre au sein du barreau
empêchent le bon exercice de la la justice et du droit en
Guadeloupe.
En l'absence de réaction de la part du barreau et de sanction à
l'égard de cette avocate, afin de protéger les citoyens honnêtes d'avocats
indélicats, j'envisage de transformer avocat-guadeloupe.info en annuaire des
avocats de la Guadeloupe, avec un système d'évaluation et de notation des
avocat(e)s de la Guadeloupe, en reprenant le principe du site
note2be.com.
Fin de la carte famille nombreuse : encore une de ces réformes
exemplaires de notre gouvernement (exemplaire lui aussi) en faveur du pouvoir
d'achat des Français, de tous les Français.
Merci Mr le Président, c'est exactement ce genre de mesure forte que nous
attendons tous, nous la population de France.
Coach la m'a transmis le
communiqué de presse de l'APRIL, Association Pour La promotion et Recherche en
Informatique Libre, Cette association oeuvre dans le domaine logiciel, mais
davantage sur le plan éthique ou juridique que technique. Ainsi ses adhérents
estiment que les brevets et les copyrights, et plus généralement la législation
sur la propriété intellectuelle, influencée par le système américain, sont un
moyen de permettre à certaines entreprises de s'approprier des idées,
Dans mes recherches récentes sur le mouvement noir aux États Unis, j'ai
découvert que certains considèrent le copyright comme une censure et appellent
à de la désobéissance civile sur ce point : de nombreux films historiques
ou militants ne peuvent pas être projetés légalement car leurs réalisateurs
n'ont pas les moyens financiers de payer des avocats qui pourraient leur
garantir que leurs films ne violent aucun copyright, ou les défendre en cas
d'attaque.
Je découvre les logiciels libres grâce à mon blog (libre lui-même, réalisé
avec Dotclear2), et j'en entrevoies un peu les enjeux, surtout pour des pays
comme la Guadeloupe. Une des commissions de l'APRIL travaille pour faire verser
les logiciels libres au patrimoine mondial de l'UNESCO. Voilà donc le
communiqué dans son intégralité:
L'April appelle les députés à ne pas ratifier les traités Internet
de l'OMPI. Ils ont ainsi l'opportunité de marquer d'un geste fort la volonté de
la représentation nationale de ne pas se laisser confisquer le débat sur les
droits d'auteur dans la société de l'information, afin de sortir d'une logique
passéiste pour enfin entrer dans une nouvelle politique de
civilisation.
Jeudi 10 avril 2008, l'Assemblée nationale doit se prononcer sur la
ratification de deux traités de l'Organisation mondiale de la propriété
intellectuelle (OMPI), dits traités Internet, adaptant le droit d'auteur et les
droits voisins à la révolution numérique. Ce vote apparaît comme une formalité,
et le rapport parlementaire associé le présente comme tel, puisque les
dispositions des traités Internet de l'OMPI consacrant la protection juridique
des mesures techniques de protection ont déjà été incorporées dans le droit
français par la loi DADVSI du 1er août 2006.
Cependant, il faut accorder à cette ratification l'importance qu'elle
mérite. Sur le plan formel, il s'agit de l'acceptation ou du refus par la
représentation nationale de valider des dispositions législatives sur
lesquelles elle n'a jamais réellement pu exercer son pouvoir. En effet, durant
l'examen de la loi DADVSI, il a constamment été rappelé que la marge de
manoeuvre des députés était réduite par le fait qu'il s'agissait de se
conformer à la directive européenne 2001/29. Et lorsque le Parlement européen
s'était prononcé sur cette directive, il était également contraint par
l'obligation de respecter les traités de l'OMPI dont il est aujourd'hui
question.
Christophe Espern, conseil bénévole pour l'April sur les questions de droit
d'auteur, commente : « À l'origine, ces traités sont une reprise
d'un projet américain de 1994, abandonné suite à une importante mobilisation de
juristes, d'associations et d'entreprises. L'administration Clinton a alors
utilisé l'OMPI - qui n'a rien de démocratique - pour contourner son opinion
publique et imposer la vision des producteurs hollywoodiens au monde. Les
délégations françaises et européennes ont bêtement soutenu quand des pays
africains et asiatiques pointaient déjà les conséquences économiques et
sociales. Les parlements de dizaines de pays ont été mis devant le fait
accompli par une poignée de technocrates et de lobbies. L'Assemblée sert de
blanchisseuse politique. »
Qui plus est, depuis l'élaboration des traités Internet de l'OMPI en 1996, à
une époque où Internet était encore balbutiant, les mesures techniques de
protection - les fameux DRM que ces traités ont pour objectif de protéger
juridiquement - ont fait la preuve de leur inefficacité. La protection
juridique associée n'en reste pas moins un outil utilisé pour exclure les
auteurs de logiciels libres du marché grand public en leur interdisant de
développer des lecteurs multimédia.
« Les DRM sont nés d'une conception absurde envisageant le droit
d'auteur sous l'angle de la clôture, ce qui nécessiterait de contrôler qu'une
hypothétique parcelle de terre intellectuelle ne soit pas violée par des hordes
sauvages sévissant sur Internet. On a vu à quel point en pratique cette vision,
qui n'a rien à voir avec la conception française du droit d'auteur, était
erronée et dangereuse. Il n'y a plus guère que ceux qui se laissent abuser par
le terme trompeur de "propriété intellectuelle" pour soutenir ces traités
», estime Benoît Sibaud, président de l'April.
La France doit marquer d'un geste fort sa volonté d'entrer dans une
politique de civilisation favorisant résolument l'expression culturelle,
l'accès à la connaissance et la participation démocratique à la créativité en
refusant la ratification des traités Internet de l'OMPI qui laisserait la
France engluée dans une conception éculée.
J'ai en ce moment beaucoup de travail et donc peu de temps pour mon blog;
j'avais prévu (il est un peu tard)
un poisson d'avril pour le barreau de la Guadeloupe
un article à publier le 4 avril pour l'anniversaire de l'assassinat du
pasteur Martin Luther King
L'histoire du droit en Guadeloupe et dans la Caraïbe, à travers la lecture
de l'ouvrage du Code Civil au Code Noir, m'a amené à me pencher sur
l'histoire des lois ségrégationnistes aux États-Unis ; je prépare donc un
petit billet à ce sujet.
Demain soir, le 11 avril, une soirée de présentation de l'ouvrage du code
civil au code noir est organisée au centre Rémy Nainsouta à Pointe-à-Pitre
(Re)vue sur le http://leweb2zero.tv, l'émission de France2 les tabous du
racisme (2007): le paléontologue Yves Coppens rappelle que tous les hommes
descendent d'un ancêtre noir. L'historien Pascal Blanchard explique la
formation et la création des mythes racistes et ségrégationniste: pourquoi le
noir est physique, l'arabe voleur, le jaune vicieux et le blan supérieur.
Des téléspectateurs invités livrent leur témoignages de victime ordinaire de
racisme ordinaire. Ces témoignages clichés répétitifs, peuvent sembler
à certains , pour certains téléspectateurs.
Hélas, quand je voies la disproportion entre,
la réaction unanime des instances du football et des instances de la
République suite à la banderolle haineuse et débile Pédophiles, chômeurs,
consanguins: bienvenue chez les Ch'tis étendue par des supporters du PSG à
Lens et
les discours compassés des présidents de club à l'attention des joueurs
noirs régulièrement accueillis dans certains stades par des cris de macaque ou
par des jets de peaux de banane,
je crois que la route est encore longue pour une égalité de traitement et de
considération pour tous et par tous... Ce ne sont pas ces témoignages là qui
sont lassant, c'est le racisme banalisé.
L'équipe des animateurs de l'émission ainsi que Smaïn l'invité , découvrent
l'existence de la drépanocytose, 1ère maladie génétique au monde, mais maladie
qui atteint surtout les noirs et pour laquelle il n'existe à ce jour aucun
aucun remède, faute d'existence d'un marché rentable pour l'industriue
pharmaceutique.
Pourtant la drépanocitose, c'est 100 millions de personnes atteintes en
Afrique ; en île de France, 1 enfant né sur 900 est atteint, en
Guadeloupe:1/300, et en Martinique 1/250.
Pour ma part, je découvre que en France métropolitaine, depuis 1912, des
gens du voyage doivent être munis en plus de leur papier d'identité
normaux d'un cahier avec toutes leur données anthropométriques, et que
certains d'entre eux doivent se présenter régulièrement, tous les 3 mois pour
pointer dans une gendarmerie. Des nomades, même blancs, ça fait toujours
désordre.
Vu sur
le blog de l'actualité du droit, l'annonce de la parution d'un ouvrage
de Jean François Niort : DU CODE NOIR AU CODE CIVIL, Jalons pour
l'histoire du Droit en Guadeloupe
Je n'ai pas (encore) lu cet ouvrage (que je viens de découvrir), mais le
thème abordé me rappelle un évènement marquant dans la vie de Gerty
Archimède : lorsque celle-ci découvre dans le Code Napoléon
que la femme est la propriété de l?homme et qu?elle est incapable incapable
juridiquement...
Le Code noir
Signé par Louis XIV en 1685, le code noir est le recueil
des dispositions concernant les Esclaves Nègres de l'Amérique, dans les
colonies françaises des Antilles.Globalement, le Code noir entérine
l'esclave noir comme une personne dépourvue de toute capacité
juridique. et liste les devoirs des esclaves ainsi que les différentes
peines qu'ils encourent en cas d'infraction.
Article 2
Tous les esclaves qui seront dans nos îles seront baptisés et instruits dans
la religion catholique, apostolique et romaine....
Article 9
Les hommes libres qui auront eu un ou plusieurs enfants de leur concubinage
avec des esclaves, ensemble les maîtres qui les auront soufferts, seront chacun
condamnés en une amende de 2000 livres de sucre, et, s'ils sont les maîtres de
l'esclave de laquelle ils auront eu lesdits enfants, voulons, outre l'amende,
qu'ils soient privés de l'esclave et des enfants et qu'elle et eux soient
adjugés à l'hôpital, sans jamais pouvoir être affranchis. N'entendons toutefois
le présent article avoir lieu lorsque l'homme libre qui n'était point marié à
une autre personne durant son concubinage avec son esclave, épousera dans les
formes observées par l'Église ladite esclave, qui sera affranchie par ce moyen
et les enfants rendus libres et légitimes.
À partir de 1724, les mariages entre blancs et noirs ont été interdits
Article 12
Les enfants qui naîtront des mariages entre esclaves seront esclaves et
appartiendront aux maîtres des femmes esclaves et non à ceux de leurs maris, si
le mari et la femme ont des maîtres différents.
Article 13
Voulons que, si le mari esclave a épousé une femme libre, les enfants, tant
mâles que filles, suivent la condition de leur mère et soient libres comme
elle, nonobstant la servitude de leur père, et que, si le père est libre et la
mère esclave, les enfants soient esclaves pareillement.
Article 31
Ne pourront aussi les esclaves être parties ni être (sic) en jugement en
matière civile, tant en demandant qu'en défendant, ni être parties civiles en
matière criminelle, sauf à leurs maîtres d'agir et défendre en matière civile
et de poursuivre en matière criminelle la réparation des outrages et excès qui
auront été contre leurs esclaves.
Article 38
L'esclave fugitif qui aura été en fuite pendant un mois, à compter du jour
que son maître l'aura dénoncé en justice, aura les oreilles coupées et sera
marqué d'une fleur de lis une épaule; s'il récidive un autre mois pareillement
du jour de la dénonciation, il aura le jarret coupé, et il sera marqué d'une
fleur de lys sur l'autre épaule; et, la troisième fois, il sera puni de
mort.
Article 44
Déclarons les esclaves être meubles et comme tels entrer dans la communauté,
n'avoir point de suite par hypothèque, se partager également entre les
cohéritiers, sans préciput et droit d'aînesse, n'être sujets au douaire
coutumier, au retrait féodal et lignager, aux droits féodaux et seigneuriaux,
aux formalités des décrets, ni au retranchement des quatre quints, en cas de
disposition à cause de mort et testamentaire.
Le Code Noir est resté en vigueur dans les colonies jusqu'en
1848, date d'abolition de l'esclavage (avec une interruption relative
selon les territoires entre 1794 et 1802).
Le Code civil (ou Code Napoléon)
Promulgué en 1804 par
Napoléon Bonaparte, le Code civil regroupe l'ensemble des lois concernant le
statut personnel des citoyens français, de la famille, de la propriété et des
relations entre personnes privées. Le Code Napoléon constitue le
fondement du droit français moderne :
Article 2
La loi ne dispose que pour l'avenir ; elle n'a point d'effet
rétroactif .
Réconciliant des pratiques issues de l'Ancien Régime et des principes
nouveaux venant de la Révolution, influencé par les Lumières, le
Code Civil visait à instaurer un droit unique et laïque dans toute la
France.
Un régime jurique colonial spécifique
Fin 1805, le Code Civil entre en application en Guadeloupe,
Martinique et Guyane où il cohabite avec le Code noir ipso facto caduc
après l'abolition de l'esclavage.,
DU CODE NOIR AU CODE CIVIL, Jalons pour l'histoire du Droit en
Guadeloupe
l'auteur, Jean-François Niort, politologue, enseigne le droit et la
philosophie politique à l'Université Antilles Guyane,
L'article annonce donc que l'ouvrage tente de répondre à des
questions comme :
Après l'abolition de 1848, comment les populations affranchies ont-elles été
intégrées à l'ordre civil ? Comment ont-elles acquis un état civil,
notamment un patronyme ? Plus largement, comment les modèles juridiques
français véhiculés par le Code civil, spécialement celui de la famille, se
sont-ils imposés à la réalité sociologique des populations sorties de la
servitude ? Enfin, quelles pistes comparatives peut-on tracer avec les
autres D.O.M. (Martinique, Guyane) et la République d'Haïti ?
@suivre lire
DU CODE NOIR AU CODE CIVIL, Jalons pour l'histoire du Droit en
Guadeloupe
sous la direction de Jean-François Niort, Paris, L'Harmattan, 2007, 318
p.
(ISBN : 978-2-296-04153-0).
Un conducteur se fait filmer en très grand excès de vitesse : 225 km/h au
lieu de 110, c'est plus du double de la vitesse réglementaire. La vidéo est
diffusée sur internet et vue par un policier internaute qui reconnaît l'endroit
où a été tournée la scène. Il réussi ensuite à remonter jusqu'au chauffard,
lequel est donc poursuivi pour mise en danger évidente de la vie
d'autrui...
Cette affaire a été jugée le 1er février 2008 au tribunal correctionnel de
Nancy
Une vidéo ne peut pas être retenue comme preuve...
Pour le parquet, les différents élements du dossier prouvent la culpabilité
du suspect, un jeune homme de 26 ans déjà condamné pour excès de vitesse. La
vidéo est intitulée Loïc et sa trotinnette, hors il n'y a dans le
département où a été commis le délit qu'un seul véhicule du même modèle dont le
propriétaire porte ce prénom. Cette voiture là a eu son pare-brise changé en
mai 2005 et la vidéo montrait justement que celui-ci présentait une fêlure.
Enfin, la vidéo aurait été mise en ligne par un ami et voisin du prévenu.
L'accusé risquait 3 mois de prison avec sursis et le parquet avait
requis l'annulation de son permis de conduite, assorti d'une interdiction de le
repasser pendant un an, et une amende de 1 000 euros.
une éventuelle prescription des faits
Le tribunal semble avoir entendu les arguments de l'avocat, de
la défense considérant qu'une vidéo ne pouvait pas être retenue comme preuve
puisque il estimpossible de dater la réalisation des
images et par conséquent l'infraction. L'avocat
avait également insisté sur le fait que la vidéo avait été modifié et que
dans l'absolu, un photo montage n'est pas si compliqué à faire.
Ouvrir la porte à ce genre de preuve suspecte et bancale est un danger pour
la liberté, commente Maître de Caumont. La justice a estimé qu'une vidéo sur
internet n'était jamais une preuve. Et c'est heureux.
Je déplore évidemment le fait qu'un chauffard crétin, auteur d'exploit
débile, puisse rouler sur les routes de son département -non, ce n'est pas en
Guadeloupe. Mais, en ce qui me concerne, je comprends les réticences de la
justice à considérer dans ce cas là une vidéo comme une preuve.
De son côté l'hébergeur (YouTube) a supprimmé la vidéo en question.
Le code fourni par YouTube pour insérer des vidéos ne marche pas sur mon
Gandi blog. Comment insérer une vidéo dans un billet?
Le scénario
Pour ajouter un peu d'humour à ce blog, tout en respectant restant sur la
thématique centrale je propose d'ajouter une vidéo produite par Alin Chabat :
"Avez vous déjà vu un clown avocat ?"
Le mode d'emploi pas à pas
Écrivez votre billet de façon à n'avoir plus que la vidéo à insérer.
Remarque : les modifications sont succintes et peuvent être
appliquées à d'autres broadcasters vidéos. Dans cet exemple avec YouTube, il
faut renommer l'attribut src de la balise embed en
data, ensuite, recopier les attributs data et type
dans la balise object. Supprimer également la fin de l'URL renvoyant
vers l'archivé vidéo, à partir du & (inclus). Enfin, supprimer ce qui reste
de la balise embed.
Convertir votre billet en XHTML (au lieu de la syntaxe wiki par défaut)
Dans la partie inférieure de votre éditeur de page, cliquer sur le lien
source. Repérer dans la structure du code de la page l'endroit où la
vidéo doit apparaître ;
y coller le code modifié à l'endroit où vous voulez insérer votre vidéo.
Les explications
Les broadcasters vidéos gratuits
L'usage de l'internet a chamboulé les règles du business dans le cinéma et
de la télévision notamment en matière de publicité et de
marketing. La grèves des doublures vocales aux États-Unis et
plus récemment celle des scénaristes de séries télévisées sont d'ailleurs liées
à ce phénomène : aujourd'hui le business, c'est sur internet et pas
ailleurs.
Le but d'un broadcaster vidéo est donc de compiler et diffuser des vidéos
sur le web. Le contenu est fourni gratuitement par des internautes (personnes
morales ou personnes physiques). Pour assurer une diffusion maximale de ces
contenus les broadcasters vont utiliser des sites internet tiers comme relai de
diffusion. Le modèle est simple et rentable : on ne crée aucun contenu, ni
aucun programme, mais un gigantesque espace de stockage avec un moteur de
recherche et un système de pondération pour évaluer les vidéos. Ici
l'innovation et le business model résident dans l'absence de valeur ajoutée et
dans la compréhension des nouvelles chaînes de valorisation possibles grâce aux
usages que nous faisons des nouvelles Technologies de l'Information
et de la Communication. Tout est donc fait pour favoriser
l'intégration de ces vidéos dans nos sites internet.
Contrairement à la télévision où des règles existent et obligent les chaînes
à participer à une certaine création, il n'y a là aucune autorité de
régulation ni aucun règlement : la loi semble aujourd'hui tournée uniquement
vers l'aspect licite du contenu lui-même et du respect de ses ayant-droits
(copyright).
L'intérêt pour les auteurs et les webmasters
À l'heure actuelle, les vidéos ne sont pas encore frénétiquement
entrecoupées de pub comme la télévision espagnole ;-). Pour les auteurs
avoir recours à ce genre de service gratuits est très bénéfique puisque leur
message connaitra une diffusion bien plus large que si il était relayé
uniquement à travers leur propre site web. Pour le webmaster, c'est le
moyen d'économiser des ressources au niveau de son hébergement :
l'espace disque et la bande passante sont consommées chez le broadcaster
gratuit et non pas sur leur hébergement propre, lequel est évidemment
sous-dimensionné par rapport au ressources d'un géant comme Google, le
propriétaire de YouTube (2006 :
Google achète YouTube 1,65 milliards de dollars).
Et pourquoi ça marche marchait pas dans mon GandiBlog DotClear ?
Tel quel, le code fourni par YouTube ne fonctionne pas; en effet le
GandiBlog est fondé sur le moteur de blog DotClear 2, lequel impose pour des raisons d'intéropérabilité
que le code des pages soit respectueux de la norme XHTML strict. Tout
code non valide est "nettoyé", c'est à dire impitoyablement supprimé par
DotClear. Il ne s'agit pas d'un snobisme technologique de l'auteur de DotClear,
mais bien d'une démarche qualité qui favorisera, entre autres, le
référencement naturel des pages du blog dans les moteurs de recherche et leur
bonne lisibilité avec la majorité des navigateurs internet.
Les vidéos diffusées par YouTube nécessitent le plugin flash et le code
proposé par YouTube pour insérer reprend la structure de code générique proposé
par Adobe pour insérer une animation flash dans une page web. Hors ce code
n'est pas respectueux de la syntaxe XHTML: la balise embed n'est pas XHTML
compliant , d'où les modifications décrites plus haut...
Comme beaucoup d'internautes, j'ai assisté à l'emergence du blogging.J'ai
souvent pensé créer moi-même un blog, sans franchir le pas jusqu'ici...
Certainement par peur de manquer de temps ; surtout je craignais de me
retrouver devant mon blog comme mon grand père devant son ordinateur...
Indigné par la mésaventure dramatique survenue à des proches abandonnés et trahis par leur avocate en Guadeloupe, révolté
par le manque
de réaction du Bâtonnier de l'Ordre des Avocats de la Guadeloupe qui nie
par la même la gravité du problème, le blog m'est apparu comme l'un des moyens
d'alerter mes concitoyens sur certains aspects de la justice en Guadeloupe et
de lancer certains débats : le blog se transformant à terme en forum,
agora virtuelle...
On m'a conseillé le gandiblog : j'ai mon nom de domaine, mon adresse
email et un blog où je suis chez moi, c'est à dire avec 0 publicité.
Aujourd'hui, après un peu plus de 2 semaines d'utilisation, je suis extrèmement
satisfait cette formule.
Le Gandiblog
L'écriture et la publication de mes 1ers billets a été relativement
intuitive ; néanmoins, j'ai recours à un coach, qui me guide sur les
aspects plus techniques. J'ai donc décidé de conserver et publier la synthèse
de ses conseils, remarques, solutions, réponses dans une nouvelle catégorie
GandiBlog.
Je relatais à la veile du 1er tour des municipales, une plainte
adressée par le candidat Éric Jalton à la commission nationale des
sondages, au sujet d'un sondage douteux sur les intentions de vote aux Abymes en
Guadeloupe. Ce sondage donc, fondé sur l'interview de moins de 300 personnes,
donnait le candidat éliminé dès le 1er tour. Le candidat Éric Jalton n'avait
pas accepté ce sondage et avait donc saisi la commission nationale des
sondages.
À l'issue du 1er tour des élections, Éric Jalton s'est retrouvé en ballotage
favorable. Au second tour, il a été élu maire de la commune des Abymes haut la
main.
La
commission nationale des sondages a réagit rapidement et émis de très
sérieuses réserves sur le sondage mené par un institut guadeloupéen. La
commission nationale des sondages semble donc avoir assuré son rôle d'autorité
de régulation : "La commission des sondages est chargée
d'assurer le respect de ces règles et de réguler l'activité des instituts de
sondage dans le domaine politique"
Je félicite donc M Jalton pour son élection et je suis gré à la commission
nationale des sondages pour sa réaction rapide et claire.
En revanche, je déplore toujours l'attitude du Bâtonnier du Barreau
de l'Ordre des Avocats de la Guadeloupe, qui a éconduit à chacune de leur
tentative des justiciables qui souhaitaient son intervention de garant de
l'Ordre contre une avocate déloyale...
Le 8
mars comme journée de la femme me donne l'occasion d'écrire un billet hommage à
une très haute personnalité du barreau de la Guadeloupe, une femme
extraordinaire et à un très grand personnage : Gerty Archimède.
Première femme avocate des Antilles
Gerty Archimède est née à Morne à l'Eau en 1909. Elle fut la 1ère femme
inscrite au barreau de la Guadeloupe (1939), et fut également Bâtonnier de
l'Ordre de la Guadeloupe de 1967 à 1970.
Première femme députée de la Guadeloupe
Gerty Archimède eut une vie politique et militante très active :
anticolonialiste et communiste, élue conseiller générale elle devint la 1ère
femme députée des Antilles en 1945. Féministe, elle créa l'Union des femmes
Guadeloupéenne. Conseiller générale de 1945 à 1969, elle fut également maire de
la commune de Basse-Terre de 1953 à 1956.
Une femme qui défend des idéaux de justice, de paix et de fraternité
Parmi les articles du web, traitant de Gerty Archimède, outre l'incontournable wikipedia, qui nous rapelle qu'un musée lui est
consacré à Basse-Terre au 25 de la rue Maurice Marie-Claire. Il faut s'arrêter
sur l'article que lui consacre bondamanjak pour l'inauguration à
Paris de la rue Gerty Archimède le 22 mai 2007 ; Celui-ci reprend le
discours de la représentante de la ville de Paris, madame Anne Hidalgo, dont je
ne peux m'empêcher de citer quelques passages :
Je suis très fière et très honorée ce matin au nom du Maire de Paris
d?être parmi vous pour donner le beau nom de Gerty Archimède à une rue de
Paris, dans le 12ème arrondissement.(..)
Elle incarne ces pionnières qui nous ont montré la voie du combat
pour l?amélioration de la condition des femmes. Durant ses études de droit,
elle découvre que dans le code civile napoléonien, la femme est la propriété de
l?homme et qu?elle est incapable juridiquement. Cette condition la révolte et
la pousse à mener une réflexion profonde sur la place des femmes dans la
société.(...)
Cette femme d?exception qui s?est imposée dans des mondes masculins a
aussi lutté inlassablement pour améliorer les conditions de vie des personnes
les plus démunies et pour une égalité des droits entre les Antilles et la
Métropole.
Ce sont à tous ces combats que je veux rendre hommage aussi
aujourd?hui. Gerty Archimède nous a montré toute sa vie que l?on ne pouvait pas
fermer les yeux devant l?injustice et devant la misère. Elle est de ces
personnes rares qui portent en elles bien plus qu?elles-mêmes : l?esprit
de l?histoire du monde, l?esprit de tous les combats pour
l?égalité.
Gerty Archimède est pour chacun d?entre nous un exemple.
Pas de prison pour le vent
Héros de l'Histoire, Gerty Archimède est
aussi une héroïne de théâtre. La pièce d'Alain Foix, Pas de prison pour le vent, met en scène sa rencontre
avec une autre grande femme militante noire: Angela Davis !
À cette époque (dans les années 1970), Angela Davis, de passage en
Guadeloupe après un voyage à Cuba se fit confisquer son passeport et ses livres
par un douanier français. C'est cet événement qui entraîna la rencontre de ces
deux très grandes dames :
Maitre Archimède était une grande femme à la peau sombre, aux yeux
vifs et au courage indomptable. Je n?oublierai jamais notre première rencontre.
Je sentais que j?étais en présence d?une très grande dame. Pas un instant je ne
doutais qu?elle allait nous sortir de notre mauvaise posture. Mais j?étais
tellement impressionnée par sa personnalité, le respect qu?elle attirait que,
pendant un certain temps, notre problème parut secondaire. Si je n?avais écouté
que mes désirs, je serais restée sur l?île pour tout apprendre de cette femme.
Les jours suivants, elle négocia opiniâtrement avec les douaniers, la police,
les juges. Nous apprîmes qu?il existait une loi qui pouvait être légitimement
invoquée pour nous envoyer en prison pour un bout de temps?Les colonialistes
nous autorisaient à quitter l?île à condition que les Portoricains abandonnent
leurs livres (extrait de l'autobiographie d'Angela Davis)
Biographie de Gerty Archimède.
On trouve également sur le site de l'académie de Guadeloupe une biographie
de Gerty Archimède, disponible en français,anglais, portugais et espagnol.
Le candidat Eric Jalton dénonce les conditions dans lesquelles ont été
effectuées le sondage diffusé ce jour sur RCI et France Antilles concernant les
élections municipales pour la ville des Abymes et saisit immédiatement la
commission nationale des sondages afin que des sanctions soient prises sans
délai contre cette agence.
Le communiqué du candidat s'accompagne d'une leçon de calcul...
Simple leçon de calcul autour d'un sondage...
404 personnes interrogées et 50 % de réponses c'est 202 personnes 48 %
d'opinions favorables au maire sortant c'est 97 personnes... sur plus de 34 000
électeurs
Effectivement, en cette période de pré-élections, des sondages sur les
intentions de vote des électeurs des différents communes de Guadeloupe sont
commentés chaque jours dans les principaux medias. Si la leçon de calcul du
candidat semble très juste: à savoir poser la question de la marge
d'erreur et du crédit à apporter à des sondages d'intentions de vote,
j'ai souhaité comprendre les indications publiées par les instituts de sondage
accompagnant la publication du résultat de leur sondages : nombre de personnes
sondés, proportions, critères d'éligibilté des sondés etc...
Une interview de Michel Lejeune, Professeur en statistique de l'Université
Pierre Mendes France de Grenoble, nous éclaire :
Aussi, je vais tenter par ce modeste billet de réexprimer les faits afin de
permettre au Bâtonnier d'en mesurer pleinement la gravité.
OBJET : votre réclamation à l'encontre de Maître L***
Tout d'abord l'objet du courrier. Si l'avocat(e) mentionné(e) est bien
Maître L***, il semble bien qu'il ne s'agit pas d'une simple
réclamation au sens d'un document pour réclamer, demander ou protester
concernant un service non satisfait.
Non, toutes ces demandes sont motivées par les conséquences
terribles d'infractions déontologiques graves ; les termes
utilisés dans ces différents échanges sont éloquents quant au degré d'attente
de leurs auteurs : procédure ordinale, rétrocession des honoraires,
sanction disciplinaire...
Madame,
J'accuse réception de votre télécopie du 24 janvier 2008 qui a retenu toute
mon attention.
Si des lois, arrêtés et autres textes donnent au Bâtonnier d'un Ordre
d'Avocats des pouvoirs, ceux-ci sont règlementés.
Pour vous permettre de comprendre ma position, je vais répondre à votre
lettre dans l'ordre que vous avez observé.
Le fait que des courriers et autres convocations soient adressés à une
adresse erronnée relève de la partie adverse, en l'espèce, Monsieur A***, qui
seul connaît votre adresse.
L'avocat n'est pas un simple exécutant mais a en plus un rôle de
conseil ; à ce titre il porte une certaine part de responsabilité sur
l'art et la manière des procédés mis en oeuvre.
Ensuite, s'agissant des assignations et des autres convocations en justice,
c'est l'Huissier de Justice qui les délivre et à qui incombe la tache de
vérifier les adresses des destinataires : il appartient ensuite au juge de
vérifier que le destinataire a été touché.
L'Avocat de l'adversaire n'a aucune responsabilité dans les éventuelles
erreurs.
L'avocat s'assure au préalable de la licéité de l'opération pour laquelle
il lui est donné mandat.(art.8)
L'avocat se conforme aux exigences du procès équitable. Il se comporte
loyalement à l'égard de la partie adverse. Il respecte les droits de la défense
et le principe du contradictoire.(art.16)
Ensuite, le problème que vous semblez avoir rencontré avec votre Conseil est
une difficulté de communication simplement parce que vous n'étiez pas d'accord
avec lui sur la stratégie de défense.
En l'occurence il semble s'agir de bien plus qu'une difficulté de
communication ! Des justiciables alertent leur Bâtonnier sur l'absence de
loyauté dans des débats, absence qui serait permise par les agissements
d'avocats édifiant un véritable rempart entre des citoyens, la justice et le
droit !
Dans ce cas précis, les plaignants reprochent à leur avocate de les
avoir purement et simplement trahis et abandonnés ! Ils se plaignent
de manière détaillée de cette avocate du Barreau de la Guadeloupe
qui :
a accepté une affaire
a empoché une avance sur honoraires ;
a écarté ses clients de la préparation de leur affaire
;
a remis à ses clients, comme seul document péraparatoire à
l'audience, une note ou elle les avertis avoir fourni à l'avocat de la partie
adverse une copie des documents que ses clients lui avaients confiés :
documents communiqués sans consulter préalablement ses clients et documents
absolument pas utilisés pour construire ni étayer ses propres
conclusions...
est arrivée en retard à la 1ère audience (et n'est pas venue aux
autres)
a produit des conclusions datées du jour même et sans les avoir
soumises auparavant à ses clients ; des conclusions qui se sont d'emblée
avérées totalement erronnées, avec des erreurs sur le nom du gérant ainsi que
sur l'adresse du siège social de l'entreprise, mais surtout ne contestant pas
les conclusions adverses et n'utilisant absolument aucune des pièces,
justificatifs ou documents fournis par ses clients (et communiqués par elle à
la partie adverse)...
a disparu, dès après la première audience ;
a refusé de recevoir ses clients pour préparer l'audience suivante
(et des nouvelles conclusions) ;
ne s'est d'ailleurs pas présentée à l'audience suivante
;
a envoyé un fax d'insultes à ses clients, leur signifiant juste
qu'elle n'avait pas convenance à s'occuper de clients tels que
eux ;
a néanmoins accepté (toujours sans consulter ses clients ni
produire de nouvelles conclusions), que l'affaire soit mise en délibérée
;
a refusé de recevoir ses clients ou même de leur parler au
téléphone pour leur fournir une explication sur les causes de ces
événements.
L'avocat exerce ses fonctions avec dignité, conscience, indépendance,
probité et humanité, dans le respect des termes de son serment. Il respecte en
outre, dans cet exercice, les principes d'honneur, de loyauté, de
désintéressement, de confraternité, de délicatesse, de modération et de
courtoisie.Il fait preuve, à l'égard de ses clients, de compétence, de
dévouement, de diligence et de prudence.(art.3)
L'avocat rédacteur d'un acte juridique assure la validité et la pleine
efficacité de l'acte selon les prévisions des parties.(art.9)
L'avocat conduit jusqu'à son terme l'affaire dont il est chargé, sauf si
son client l'en décharge ou s'il décide de ne pas poursuivre sa mission. Dans
ce dernier cas, il en informe son client en temps utile pour que les intérêts
de celui-ci soient sauvegardés. (art.13)
Il fallait à cet instant mettre un terme immédiat à son mandat
Maître L*** refusait de recevoir ses clients, tout en continuant aparemment
à s'exprimer en leur nom au Tribunal. C'est donc pour sortir de cette impasse
malheureuse, qu'une demande d'audience a été adressée le 2 octobre
2007 au chef et représentant de l?Ordre des Avocats de la
Guadeloupe : Maître Gérard Derussy, Bâtonnier de l'Ordre.
Par la présente, je vous demande donc une audience afin
d'arbitrer le litige qui m'oppose à maître L*** et qui pénalise mes démarches
pour obtenir justice dans l'affaire qui nous a liée au
préalable.
Ce que vous reprochez à Maître L*** ne constitue pas un manquement au sens
déontologique du terme, savoir le non respect des règles déontologiques qui
sont seules susceptibles d'être sanctionnées.
Pourtant, il lui est clairement reproché de ne pas respecter les principes
essentiels de la profession d'avocat et d'avoir par là même favorisé une
situation allant à l'encontre même des devoirs qui incombent à l'avocat envers
les clients : La profession d'avocat concourt à l'accès à la justice et
au droit.
Au mieux ce que vous qualifiez de manquement s'analyse en une omission.
Omission, de l'action d'omettre :
Manquer,volontairement,à faire ou à dire ce qu?on pouvait, ce qu?on
devait faire ou dire.
Le terme d'omission semble s'imposer d'emblée pour l'avocate qui ne vérifie
pas l'adresse de destination à laquelle elle fait expédier l'ensemble des
courriers et autres convocations, plaçant ainsi son adversaire dans l'ignorance
que des faits lui sont reprochés,
Par contre, résumer comme une omission, l'attitude globale de maître L***
est l'euphémismes le plus fort qu'il m'ait été donné de lire ou
d'entendre ! À moins qu'il ne s'agisse de l'omission (remarquez l'emploi
du singulier) de respecter les termes du serment de l'avocat ?
Dans l'article que vous évoquez, je répondais à l'Avocat Maître MUGERIN dont
les propos signifiaient qu'en Guadeloupe, un Avocat peut commettre impunément
n'importe quelle infraction de nature déontologique.
Oui, c'est ce que comprends aussi.
Vous comprenez maintenant qu'il en va différemennt dans le domaine de la
stratégie de défense et de la communication avec son client
J'espère vous avoir éclairé.
En ce qui me concerne, la connaissance de cette affaire, l'attitude globale
et les propos infâmants tenus par un(e) avocat(e), associés au discours de
circonstances, on ne peut plus politiquement correct, du Bâtonnier de l'Ordre
des Avocats de la Guadeloupe m'éclairent sur la façon dont certains avocats
traitent et considèrent leur client,
Je constate que si le droit français reprend l'un des principes
fondamentaux de la déclaration universelle des droits de l'homme, à savoir
les
droits à la défense, il existe encore au moins un cas en France, plus
précisément en Guadeloupe, où ce droit fondamental est bafoué.
Je déplore la non prise en compte de cette plainte par les instances
ordinales du barreau de Guadeloupe;
Enfin, j'espère que ce triste tableau ne va pas encore dégrader davantage l'image de la justice, ni celle des avocats en
général ou du barreau de la Guadeloupe en particulier.
Je vous prie d'agréer, Madame, l'expression de ma considération
distinguée.
Le site du Conseil National des Barreaux est très clair sur le rôle du Bâtonnier au sein de son Barreau. On y apprend que le
Bâtonnier a un double rôle:
A la tête du barreau, le Bâtonnier élu par ses pairs est à la
fois un représentant statutaire de la profession et un chef
d'entreprise..
Les passages qui ont retenu mon attention sont les suivants:
Le Bâtonnier: un représentant statutaire de la profession
Il a pour fonction de prévenir et de trancher les conflits
:entre avocats, entre avocats et magistrats, entre avocats et
clients.
Il est le garant de la déontologie professionnelle et de la
discipline de ses pairs. Il a une fonction de conseil et d'arbitrage
essentielle qui fait de lui un véritable tuteur pour ses
pairs.
Le Bâtonnier: un chef d'entreprise
Le bâtonnier doit administrer les services fonctionels de
l'ordre, assurer un service permanent : auprès des avocats en
organisant la communication entre les avocats et le Ministère de la Justice, et
entre avocats pour lesquels le Barreau est avant tout un lieu d'échanges ;
auprès des justiciables.
La profession d'avocat est régie par la loi du 31 décembre 1971 (n° 71-1130)
et le décret du 27 novembre 1991 modifiés.
Règlement Intérieur
L'avocat doit également se conformer au règlement intérieur du barreau.
Depuis 2005, un Règlement Intérieur National (RIN) constitue la base
obligatoire de tous les règlements intérieurs des Barreaux français. Le RIN
reprend les dispositions du décret n° 2005-790 du 12 juillet 2005 relatif aux
règles de déontologie de la profession d'avocat et y ajoute les bases de
l'Ordre et de la discipline :
1.2 L?avocat fait partie d?un barreau administré par un conseil de
l?Ordre.
Discipline.
1.4 La méconnaissance d?un seul de ces principes, règles et devoirs,
constitue une faute pouvant entraîner une sanction disciplinaire.
Déontologie: ensemble des règles et devoirs qui régissent l'exercice une
profession.
Pour préparer ma réponse au courrier de retour de Maître Derussy, courrier
qui marquait son 4ème refus de prendre en compte une réclamation puis une
plainte à l'encontre d'un(e) avocat(e) du Barreau de la Guadeloupe pour
manquement graves à la déontologie , j'ai donc relu quelques un des textes qui
régissent la profession d'avocat.
Ces textes sont librement consultables sur Internet et ce billet est donc la
simple compilation des passages qui m'ont parus les plus importants, notamment
ceux qui sembleraient clairement bafoués dans l'affaire révélée par la lettre
ouverte à Maître Derussy, Bâtonnier de l'Ordre des Avocats du Barreau de la
Guadeloupe.
TITRE Ier : PRINCIPES ESSENTIELS DE LA PROFESSION
D'AVOCAT
Article 1. Les principes essentiels de la profession guident le
comportement de l'avocat en toutes circonstances.
Article 3. L'avocat exerce ses fonctions avec dignité, conscience,
indépendance, probité et humanité, dans le respect des termes de son
serment.
Il respecte en outre, dans cet exercice, les principes d'honneur, de
loyauté, de désintéressement, de confraternité, de délicatesse, de modération
et de courtoisie.
Il fait preuve, à l'égard de ses clients, de compétence, de
dévouement, de diligence et de prudence.
TITRE II : DEVOIRS ENVERS LES CLIENTS
Article 6. La profession d'avocat concourt à l'accès à la justice et
au droit.
Article 8. L'avocat doit justifier d'un mandat écrit sauf dans les cas où la
loi ou le règlement en présume l'existence.
L'avocat s'assure au préalable de la licéité de l'opération pour
laquelle il lui est donné mandat. Il respecte strictement l'objet du
mandat et veille à obtenir du mandant une extension de ses pouvoirs si
les circonstances l'exigent.
L'avocat ne peut, sans y avoir été autorisé spécialement et par
écrit par le mandant, transiger en son nom et pour son compte ou l'engager
irrévocablement par une proposition ou une offre de contracter.
L'avocat ne peut disposer de fonds, effets ou valeurs ou aliéner les biens
du mandant que si le mandat le stipule expressément ou, à défaut, après y avoir
été autorisé spécialement et par écrit par le mandant.
Article 9. L'avocat rédacteur d'un acte juridique assure la validité
et la pleine efficacité de l'acte selon les prévisions des parties. Il
refuse de participer à la rédaction d'un acte ou d'une convention manifestement
illicite ou frauduleux. Sauf s'il en est déchargé par les parties, il est tenu
de procéder aux formalités légales ou réglementaires requises par l'acte qu'il
rédige et de demander le versement préalable des fonds nécessaires.
L'avocat seul rédacteur d'un acte veille à l'équilibre des intérêts
des parties. Lorsqu'il a été saisi par une seule des parties, il informe
l'autre partie de la possibilité qu'elle a d'être conseillée et de se faire
assister par un autre avocat.
Article 10. A défaut de convention entre l'avocat et son client, les
honoraires sont fixés selon les usages, en fonction de la situation de fortune
du client, de la difficulté de l'affaire, des frais exposés par l'avocat, de la
notoriété et des diligences de celui-ci. L'avocat chargé d'un dossier peut
demander des honoraires à son client même si ce dossier lui est retiré avant sa
conclusion, dans la mesure du travail accompli.
L'avocat informe son client, dès sa saisine, puis de manière régulière, des
modalités de détermination des honoraires et de l'évolution prévisible de leur
montant. Le cas échéant, ces informations figurent dans la convention
d'honoraires.
Des honoraires forfaitaires peuvent être convenus. L'avocat peut recevoir
d'un client des honoraires de manière périodique, y compris sous forme
forfaitaire.
Article 13. L'avocat conduit jusqu'à son terme l'affaire dont il est
chargé, sauf si son client l'en décharge ou s'il décide de ne pas poursuivre sa
mission. Dans ce dernier cas, il en informe son client en temps utile pour que
les intérêts de celui-ci soient sauvegardés.
TITRE III : DEVOIRS ENVERS LA PARTIE ADVERSE ET ENVERS LES
CONFRÈRES
Article 16. L'avocat se conforme aux exigences du procès équitable.
Il se comporte loyalement à l'égard de la partie adverse. Il respecte les
droits de la défense et le principe du contradictoire.
La communication mutuelle et complète des moyens de fait, des
éléments de preuve et des moyens de droit se fait spontanément, en temps utile
et par les moyens prévus par les règles de procédure.
Le serment de l'avocat
Je jure comme avocat, d'exercer mes fonctions avec dignité, conscience,
indépendance, probité et humanité
je me réjouis de votre prise de position forte dans le France Antilles du 18
janvier insistant sur le fait que
Les avocats guadeloupéens sont soumis à la même déontologie que
leurs confrères métropolitains. S'il y a infraction, l'avocat sera poursuivi,
sanctionné et devra rendre des comptes
Ainsi, je prends au mot votre déclaration pour réclamer une fois encore
votre attention dans une affaire où pendant 3 procès consécutifs il m'a été
totalement impossible, j'ose à peine écrire interdit, d'exprimer la moindre
contradiction. Il est vrai que dans cette affaire encore, l'avocat de la partie
adverse est un praticien aguerri, rompu à tous les stratagèmes : Maître
Ricou. Pour rappel, monsieur le bâtonnier du barreau de la Guadeloupe, deux
procès se sont d'abord déroulés totalement à notre insu ; la partie
adverse adressant systématiquement les courriers ou les convocations à une
adresse que nous n'occupions plus et qui n'avait jamais été le siège social de
mon entreprise. Ensuite, nous avons contacté Maître Caroll Laug pour qu'elle
nous assiste et nous défende dans ce procès. Hélas ce choix fut malheureux car
l'avocat censé nous défendre, n'a respecté aucun des termes de sa publicité
dans les pages jaunes :
Assiste - Conseille - Défend - Représente les particuliers et les
entreprises
En effet, après avoir accepté mon affaire et une avance sur honoraires, elle
m'a littéralement abandonné dès la 1ère audience du procès, laissant le champs
libre à la partie adverse. Ainsi, arrivée en retard à cette première audience,
elle a produit des conclusions bourrées d'erreurs, n'utilisant aucun des
justificatifs que je lui avais préalablement fournis, ne faisant pas même
mention du fait que l'ensemble des courriers et significations n'ont jamais été
envoyés au siège social de l'entreprise. Pire, ces conclusions, datées du jour
même comportaient également des confusions sur le nom du gérant de l'entreprise
ainsi que sur son adresse, et surtout ne réfutait aucunement la partie
adverse.
Après cette 1ère audience, je n'ai jamais revu cette avocate censée me
représenter et donc je n'ai pas eu la moindre occasion d'entendre ses
explications quant à son désistement au moment le plus crucial du procès. Elle
a refusé de modifier des conclusions que je contestais moi-même, tout en
donnant son accord, sans me consulter cette fois encore, pour que l'affaire
passe en délibéré.
Je vous ai dès cet instant alerté sur les manquements manifestes de
l'avocate censé me défendre ; ce à quoi vous nous avez conseillés
d'attendre l'issue du procés, lequel évidemment nous fut défavorable. J'ai donc
renouvelé à ce moment ma demande pour que vous entamiez une procédure ordinale
à l'encontre de l'avocate censée me défendre ; j'ai encore répété cette
demande de procédure ordinale une 3ème fois.
Aujourd'hui, à l'instar de maître Mugerin dans l'affaire Sotier-Bade, je ne
peux donc que déplorer certaines pratiques auxquelles semblent se prêter
certains avocats, ici en Guadeloupe. Ainsi dans notre cas, ces manquements
nuisent gravement à l'entreprise guadeloupéenne que je dirige. Je suis rassurée
de voir que vous avez décidé de vous poser enfin en garant de la déontologie au
sein du barreau de la Guadeloupe.
La relecture du Décret n° 2005-790 du 12 juillet 2005 relatif aux règles de
déontologie de la profession d'avocat, notamment les articles 3 et 8, me
confortent, dans ma démarche.
En conclusion, je réitère par cette lettre ouverte ma demande de poursuite
disciplinaire à l'encontre de l'avocate, qui, me semble t'il a gravement manqué
aux obligations et aux devoirs de son serment. Dans l'attente de vous
rencontrer, je vous prie d'agréer, monsieur le bâtonnier du barreau de la
Guadeloupe, l'expression de mes salutations distinguées.