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| ..une truie malfaisante et de mauvaises moeurs..Sun, 13 Apr 2008 15:02:00 +0000Les animaux qui tombaient en fautes étaient autrefois passibles des mêmes peines que l'homme : et la Bourgogne, comme les autres provinces de la vieille France, a eu ses grandes exécutions d'animaux. C'était la coutume, dès les temps les plus reculés, d'adresser des réprimandes aux scarabées, aux oiseaux et aux quadrupèdes, et nous lisons dans la vie de saint Bernard, par saint Guillaume, qu'il contraignit les mouches à s'éloigner de l'abbaye de Joigny, en prononçant sur ces insectes insupportables une excommunication formelle.
En 1390, les échevins de Montbard, aprés mûre et longue délibération, condamnèrent à mort un jeune cheval pour fait d'homicide; des fourches patibulaires furent dressées à Is-sur-Tille (1414), pour y accrocher une truie malfaisante et de mauvaises moeurs, qui depuis cinq années était tenue en charte privée et au secret. Nous serions presque tenté de croire qu'au XVe siècle les truies de Bourgogne n'étaient point aussi pacifiques et soumises qu'à présent, à en juger par le nombre de condamnations qu'elles ont encourues à cette époque. il est notoire que plusieurs truies furent pendues à Rouvres en 1404; à l'Abergement-le-duc en 1414; à Brochon en 1420 et 1540, par sentence de la justice des chartreux de Dijon; à Tréchères en 1435 où le carnassier (bourreau) eut 60 s pour ses peines; à Arcenant en 1512; à Beaune en 1473; à Chalon en 1515.....
| Tout régime antiobésique...Thu, 13 Mar 2008 20:43:00 +0000Tout régime antiobésique doit être accompagné d'une précaution que j'avais oubliée, et par laquelle j'aurai du commencer : elle consiste à porter jour et nuit une ceinture qui contienne le ventre, en le serrant modérément. Pour en bien sentir la nécessité, il faut considérer que la colonne vertébrale, qui forme une des parois de la caisse intestinale, est ferme et inflexible : d'ou il suit que tout l'excédant de poids que les intestins acquièrent, au moment ou l'obésité les fait dévier de la ligne verticale, s'appuie sur les diverses enveloppes qui composent la peau du ventre, et celles-ci, pouvant se distendre presque indéfiniment, pourraient bien n'avoir pas assez de ressort pour se retraire quand cet effort dimimue, si on ne leur donnait pas un aide mécanique qui, ayant son point d'appui sur la colonne dorsale elle-même, devint son antagoniste et rétablit l'équilibre. Ainsi, cette ceinture produit le double effet d'empêcher le ventre de céder ultérieurement au poids actuel des intestins, et de lui donner la force nécessaire pour se rétrécir quand ce poids diminue. On ne doit jamais la quitter ; autrement le bien produit pendant le jour serait détruit par l'abandon de la nuit: mais elle est peu gênante, et on s'y accoutume bien vite. | Quels sont les trois livres ?.......Mon, 11 Feb 2008 13:20:00 +0000« Quels sont les trois livres que, personnellement, vous placez au-dessus de tous les autres et qui ont exercé une influence décisive sur votre formation littéraire ? » Il m?a semblé que personnellement, souligné, donnait un sens bien net, et assez intéressant à la question posée. Mon admiration pour La Vulgate, l?Odyssée, la Divine Comédie, Shakespeare?., et ma dette d?auteur envers ces livres, ne m?étaient certainement pas personnelles. Ce « personnellement » excluait donc tous les Classiques, au sens large du mot, tout l?ensemble des Humanités, et ceux des contemporains que leur célébrité assimile momentanément aux Classiques. Et le dessein des enquêteurs était, sans aucun doute, de faire entendre aux lecteurs de la publication où les réponses seraient enregistrées, des titres et des noms qui leur étaient sinon inconnus, du moins peu ou mal connus. J?ai pensé que c?était une bonne occasion de citer publiquement quatre auteurs pour lesquels mon admiration et envers lesquels ma dette sont en effet personnelles puisqu?ils n?appartiennent pas, ou pas encore, au fonds commun des Humanités : Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, auteur des « Chants de Maldoror » suprême expression du Romantisme flamboyant.(?..) Henry J. M. Levet, dont le nom sonne encore si peu en dépit de l?édition posthume de ses « Poésies »?.(?.) Henri Bataille, célébrité de théatre et de boulevard déjà déclinante, mais Poète de talent, dont le recueil (« Le beau voyage »), rencontré trois ou quatre ans après les « Cartes Postales » de Levet, m?a apporté un réconfort du même genre ; Saint-John Perse, enfin, de qui les « Eloges » et, plus tard, « Anabase », ont été pour moi d?abondantes sources de plaisir esthétiques?(?..)
Je croyais avoir répondu conformément aux intentions de l?enquète. Mais lorsque je lus les premières réponses et les commentaires qui les accompagnèrent il m?apparut que le mot « personnellement » n?avait pas le sens que je lui avais attribué : les enquêteurs avouaient que leur dessein était de former, d?après les réponses reçues, le catalogue de « la bibliothèque de l?honnête homme », ce qui revenait à la liste des livres « essentiels », et ils se mettaient, gravement, à pointer les voix obtenues par la Bible, Homère, Virgile, Racine?.Mes trois candidats, qui n?avaient eu que ma voix, étaient battus, et ma bibliothèque excentrique, presque scandaleuse, n?avait rien de commun avec celle de l?honnête homme?.. » |
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