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Khyber Bazar, plongeon au coeur de la vieille ville de Peshawar
Cliquer ici pour visiter Khyber Bazar, plongeon au coeur de la vieille ville de Peshawar
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Présentation du site Khyber Bazar, plongeon au coeur de la vieille ville de Peshawar :
Khyber Bazar, le coeur de la vieille ville de Peshawar: Ville frontière entre Pakistan et Afghanistan, aux foules pashtounes, afghanes, tadjiks... Dans les méandres des bazars, une surprise vous attend à chaque coin de rue. Et ici pas de chichi, l'authenticité est garantie et l'hospitalité érigée au rang de loi...
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Derniers posts : Khyber Bazar, plongeon au coeur de la vieille ville de Peshawar
| | Rupture de stock
La hausse spectaculaire du prix des denrées alimentaires touche de plein fouet le Pakistan. Le blé a augmenté de 35%, les files d'attente s'allongent devant les magasins gouvernementaux qui offrent des prix légèrement moins élevés. Des quotas y ont été instaurés et il n'y en a pas pour tout le monde! Même au bazar le blé vient à manquer...
Notre ami afghan Khan Agha qui habite dans un camp de réfugiés de Peshawar nous raconte que le camp est de moins en moins sûr, les gens ont faim, il a même été cambriolé la semaine dernière pendant qu'il dormait. Du coup il cherche à mettre sa famille en sécurité dans le bazar. Pas facile, car les locations y sont chères!
D'après le Programme Agricole Mondial (PAM), un pakistanais sur deux est menacé d'insécurité alimentaire... Et tout ça parce qu'une poignée de financiers spéculent sur le prix des matières premières...
| Celui qui a mangé la viande doit ronger les os
Fier de ma barback
Ca c'est pas du tout de la photo posée
Celui qui a mangé la viande, doit ronger les os. Comme disait mon grand-père... Étrange rue que celle des bouchers. Un peu excentrée, c'est une ruelle parallèle à Qissa Khawani Bazar que rien ne distingue des autres. Une petite dizaine d'échoppes sont alignées, ouvertes aux 4 vents. Je ne vais pas vous refaire pas le coup classique de la viande envahie de mouches, aseptisation et réfrigération sont évidemment deux mots inconnus, ces boucheries sont semblables à toutes les boucheries de la région : à faire devenir végétarien un tyrannosaure ou un cow-boy texan.
Les pieds de vache
Mais dès qu'on entre dans la rue, on est repéré, le mot passe d'échoppes en échoppes: "Des étrangers!!" Et tous comme un seul homme demandent à poser avec leur barback. Ça le fait à tous les coups! L'un deux, armé d'un seul couteau et de tout son courage, mime un combat acharné avec un gigot de mouton. Celui-là semble faire les yeux doux à ses pattes de vaches dont il a assidûment brûlé tous les poils au chalumeau. Ou peut-être est-ce le ventre du photographe qui lui joue des tours et lui fait choisir ces cadrages évocateurs?
Pour ceux qui aiment l'odeur du sang, voir aussi: "Vie et mort d'un poulet"
Ou alors viande hachée mais ça coule le long du cornet
D'après ce qu'on a compris, c'est les chinois qui aiment ça. Sauf qu'y a pas de chinois ici!
Les boyaux, mes préférés
| Au bazar des contrebandiers
A quelques kilomètres de Peshawar, sur Jamrud Road, un poste de contrôle signale l'entrée dans l'Agence de Khyber, la zone tribale qui sépare le Pakistan de l'Afghanistan.
La police pakistanaise ne peut aller au delà.
100 mètres plus loin commence Smuggler Bazar, le "bazar des contrebandiers". Au premier abord, rien ne distingue ce bazar de ceux de Peshawar. Même circulation délirante et hétéroclyte.
Mêmes étalages de marchandises en tout genre, de l'aubergine à l'engrenage. Et pourtant...
Et pourtant, nous sommes dans le plus grand bazar de contrebande du monde. On y trouve avant tout de l'électronique: télés, hifi, appareils photos...
Mais dans les petites rues alentours, on peut aussi y trouver des faux billets, des faux passeports... Et dans "Opium Street", quelques échoppes vendent du haschish, de l'opium frais et même de l'héroïne. En quantité: on voit des blocs de haschish d'un kilo ou des grosses galettes d'opium. L'afghanistan - 90% de la production mondiale d'opium - est tout près et la frontière est une passoire. Les locaux viennent souvent s'approvisionner ici, les prix y sont imbattables. A l'époque, on m'a raconté que le haschish s'y négociait 30 dollars les cent grammes. Et pour ce prix, c'est du shirac, la meilleure qualité afghane.
Et encore, on pourrait dire qu'on n'a encore rien vu, car à quelques kilomètres, dans la petite ville de Dara, c'est le commerce d'armes qui est florissant. Pour quelques dizaines de dollars, vous pouvez acheter une réplique de kalachnikov ou de beretta, produite sur place. Ou bien la tester si ça vous tente et ça ne choquera personne que vous vous balladiez avec: tout le monde a une arme sur lui. Les prix? Dans les 30 ou 50€. Effrayant, non?
| Pachtounes, Pathanes et Pachtounwali
Parler de Peshawar sans parler des Pashtounes serait difficile. Bien sûr, ils ne constituent pas toute la population, il y a notamment beaucoup de réfugiés afghans des ethnies tadjiks (comme notre ami Khan Agha), azaras, turkmènes, etc... Mais comprendre leur spécificités de leur organisation éclaire
Tout d'abord, Pachtounes et Pathanes sont deux noms pour désigner la même ethnie. La nuance est que les Pachtounes habitent en Afghanistan et les Pathanes au Pakistan. Leur origine est méconnue, il existe divers thoéries. L'une d'elles dit qu'ils seraient une des tribus perdues d'Israël, mais évidemment il n'est pas concevable d'étayer ce genre d'idées au Pakistan.
Ensuite, quelques chiffres: les Pachtounes représentent 40 % de la population afghane, les Pathanes sont environ 30 millions au Pakistan. C'est la plus grande société tribale au monde. Ils sont réparties en tribus, clans et sous-clans, en conflit permanent au gré des alliances, mais solidaires face à l'étranger!
Les Pashtounes portent souvent un turban
Le Pachtounwali est l'ancestrale loi orale des Pachtounes, qui régit leurs actions et les rapports au sein de la tribu. Il repose sur 3 principes :
l'hospitalité due à tout visiteur
la protection pour tout individu qui la demande
la réciprocité pour tout acte (y compris, en cas d'offense subie, l'application de la loi du talion. « Œil pour œil, dent pour dent »)
L'application de ces trois lois engendre un système de dettes et d'obligations entre individus et des vendettas qui survivent à la succession des générations. La notion d'honneur y est centrale dans l'application de ces principes, et l'honneur des femmes plus important encore. Une grosse différence avec la charria, qui est basée sur la morale, un notion peut-être plus raisonnée.
En cas de litiges, c'est la jirga, l'assemblée des anciens qui statue, les peines encourues peuvent aller jusqu'à une main coupée pour un vol, la mort par lapidation pour l'adultère. Bref des joyeusetés qui ne sont pas sans rappeler les pratiques des talibans. Pas étonnant quand on sait que beaucoup sont d'origine pachtoune... Point important - et inquiétant -, le pachtounwali est tellement ancré dans la société que l'état pakistanais tolère souvent ce genre de pratiques, surtout en zone rurale, ne souhaitant pas s'ingérer dans les affaires tribales.
On pourrait discuter longuement sur ce système de code d'honneur et d'organisation tribale, mais des ethnologues seraient peut-être plus à même d'en tirer les conséquences sur les violences, sur la condition féminine... Je n'aurai pas cette prétention. Pour ma part, je n'ai ressenti que l'aspect "hospitalité, accueil" (assez exceptionnel d'ailleurs). Une seule solution, pour comprendre un peu mieux: y retourner?
| Visite au camp de réfugiés
Shirley en chadri pour passer le poste de police
Peshawar est une ville toute entière tournée vers l'Afghanistan. Avec les yeux emplis de mélancolie, de rage, de détresse, de peur, de désir, de frustration ou d'intérêt, c'est selon... La ville bruisse des souvenirs, des racontars, des nouvelles venues d'au delà la passe de Khyber. Un pas dans la rue c'est croiser un facies turmkène, hazara ou ouzbek, une ombre sous les plis d'un chardi - la burka afghane -, un tonga tiré par un cheval décati.
On se réchauffe comme on peut... sur le poële
La ville a connu un boom au début des années 80 avec un afflux de réfugiés fuyant l'invasion soviétique. Puis d'autres vagues ont suivi, fuyant les combats, la misère, la sécheresse, les talibans... Au total près de 2 millions de réfugiés résident à Peshawar, l'intégration est plutôt réussie - après tout d'un côté comme de l'autre c'est le Pashtounistan - et beaucoup d'Afghans se sentent "chez eux" à Peshawar. Cependant, ils ont toujours le statut de réfugiés et une carte que le gouvernement pakistanais leur prodigue années après années. Aujourd'hui, il est question de fermer 3 camps de réfugiés à Peshawar avant fin 2008. Les afghans n'y payent qu'un loyer dérisoire pour le terrain sur lequel ils ont construit. Cette mesure doit encourager les gens à repartir en Afghanistan, puisque beaucoup n'auront pas les moyens de payer un loyer ailleurs.
La femme de Khan Agha
Visite au camp de réfugiés
La maison de Khan Agha au camp de réfugiés
Aujourd'hui, Khan Agha emmène Shirley au camp de réfugiés où il habite. La difficulté consiste à passer le contrôle de police, non pas que les étrangers soient interdits dans le camp, mais parce que les flics véreux exigent un backshish. La solution c'est le chadri afghan, sous lequel personne n'ira vérifier... "Comme ça, on pourrait te faire aussi rentrer en Afghanistan" affirme Khan Agha en rigolant. C'est vrai que le chadri ou la burka est aussi un moyen souvent utilisé par les contrebandiers entre Afghanistan et Pakistan...
Khan Agha et sa femme
"Tes premières impressions, Shirley?
Je me cogne partout. Je me suis emmelée en montant dans le minibus et je me suis assise sur mon poignet, ça fait bobo!
Et comment tu vois derrière ton masque?
Pour la vision ça passe encore... Le seul avantage de se balader ainsi dans les rues, c'est que pour une fois, je n'attire pas tous les regards."
Plutôt que de grands discours sur les conditions de vie précaires du camp, j'ai préféré quelques photos prises dans la maison de Khan Agha, qu'il partage avec son fils et sa brue, soit au total 20 personnes.
Photo de famille... et il en manque
Une des grandes filles
Et un de ses fils
La femme de Mir Agha
| Les changeurs d'argent de Chowk Yadgar
Chowk Yadgar
Chowk Yadgar, "la place du souvenir", est l'ancien centre de Peshawar. Lieu habituel de ralliement politique (notamment lors de la colonisation et de la quête de l'indépendance), on y improvise aussi parfois une partie de cricket. Un monument aux héros de la guerre de 1965 entre le Pakistan et l'Inde y a remplacé l'ancien mémorial du colonel anglais Hastings.
Le marché noir
Situé à une extrémité du bazar, près du bazar aux légumes et du bazar aux bijoux, c'est un lieu qui recèle néanmoins d'une jolie attraction: ses changeurs d'argent. Plusieurs petites échoppes sont installées sur la place. Ce sont de minuscules réduits, tous semblables, avec pour tout mobilier une table basse voire un tapis, et pour tout matériel une calculatrice et un téléphone portable.
Totalement illégales, non déclarées - la licence coûte trop cher -, c'est pourtant par eux que passent toutes les petites transactions, en toute impunité. Après tout, dans cette ville frontalière et commerçante, le change de monnaies a toujours existé. Les taux affichés sont beaucoup plus intéressants que ceux des banques et, ici, ni paperasserie, ni attente de signatures. Aussi, c'est tout naturellement que les classes populaires vont au marché noir.
De toute façon, peu de banques font le change à Peshawar. Aucune n'accepte les travellers chèques libellés en euros, j'ai testé. Et même pour un retrait avec une carte visa, on galère pour trouver et le plafond de retrait autorisé est toujours bas. Malgré tout, c'est moins pire qu'à Quetta, au Baloutchistan, où on m'a dit dans les banques de m'adresser au marché noir!
Les changeurs d'argent vendent beaucoup de monnaie afghane car l'Afghanistan est proche mais aussi à cause de la tradition qui veut qu'on jette des billets sur les jeunes mariés lors des noces. Les monnaies du golfe sont aussi beaucoup échangées quand les familles reçoivent de l'argent des pakistanais qui travaillent à DubaÏ ou en Arabie Saoudite.
| Marchands de tapis
L'entretien d'un tapis:
D'abord il faut laver le tapis: outre le savonnage, une autre technique est utilisée: deux personnes prennent le tapis chacun par un coin et le traînent sur une pelouse, le contact avec l'herbe nettoie le tapis de sa poussière. Le plus difficile ici est de trouver un coin d'herbe...
Ensuite, on retend le tapis. Pour cela, le tapis est cloué sur quatre baguettes de bois fixées au sol, de façon à ce qu'une grande tension s'exerce. On le laisse ainsi une journée, et il gagne plusieurs dizaine de centimètre! A Peshawar, c'est souvent fait sur les toits de Khyber Bazar. Au début on se demandait pourquoi ça "tapait" en permanence au-dessus des chambres du Shan Hotel, maintenant on a compris! Ils clouaient des tapis!
Pas facile d'éviter les lieux communs à propos des marchands de tapis... Il se trouve que nous avons eu une expérience un peu particulière, puisque nous avons vécu pendant un mois avec deux marchands de tapis et squatté 15 jours dans leur magasin.
D'abord, pour aller à l'encontre des idées reçues, soyons clair, un tapis (ou un kilim) ça sert avant tout de:
couverture
matelas: 10 tapis superposés, rêves assurés!
table
cape de Dracula
manteau
La fabrication de tapis à Peshawar:
Le Pakistan produit beaucoup de tapis fait à la machine, mais pour ce qui est des tapis artisanaux, à Peshawar c'est avant tout l'affaire des afghans. Les tapis qui circulent à Peshawar sont le plus souvent
des tapis qui viennent d'Afghanistan, revendus par leurs propriétaires ou des tapis fait sur place (mais toujours par les afghans). On peut parfois voir de la laine qui sèche après avoir été teintée et des métiers à tisser dans les maisons.
Quand deux marchands de tapis se rencontrent...
Tapis afghans souvent dans les dominantes de rouges aux motifs traditionnels, mais parfois on peut avoir des surprises: les afghans ont dans les années 80 fabriqués des tapis représentant des chars ou des hélicoptères soviétiques, puis des tapis célébrant la victoire. Maintenant les "tapis à thèmes" reproduisent les twins towers, l'arrivée des américains ou la chute des talibans suivant le message que le tisserand souhaite véhiculer.
Négociations avec de grands sourires et pas mal de thé vert
Khyber Bazar est la rue des marchands de tapis. D'un premier abord, rien ne le laisse paraître: pas une vitrine, pas une échoppe qui donne sur la rue. Mais quand vous vous engouffrez dans les porches et montez dans les étages, vous découvrez un nombre incroyables de magasins, de dépôts, de réparateurs de tapis... Difficile de les dénombrer, mais je dirai que ça se compte en centaine.
Réparation de tapis
Armez-vous d'une grosse aiguille à tapis et c'est parti pour la réparation d'un tapis! Première étape, trouver de la laine de la bonne couleur. Fouillons dans le stock! Ensuite, pour les franges et les bords c'est pas compliqué, mais le reste c'est une affaire de spécialiste. Il arrive d'ailleurs que certains afghans réparateurs de tapis partent à l'étranger quelques mois pour y travailler!
| De Peshawar à la passe de Khyber à travers les zones tribales
Parler de Peshawar sans parler de la passe de Khyber serait une grave erreur, tant la ville est tournée dans la direction de l'Afghanistan.
La passe de Khyber est le passage principal entre Pakistan et Afghanistan à travers les montagnes de Hindu Kush, permettant de relier Peshawar à Jalalabad et Kaboul.
Une trouée de 58km de long, principal axe commercial de la région, connue pour les vagues invasions qui l'ont empruntée pour déferler sur le sous-continent indien: les grecs d'Alexandre le Grand, les Perses, les Mongols et les Tartares...
Peu connue en France, le nom de "passe de Khyber" évoque dans le monde anglo-saxon la déroute complète de l'armée britannique menée par le général Elphinstone, en 1842: un seul des 16500 hommes en réchappa. Le lieu a acquis une connotation légendaire, comme celui de Peshawar, dernière frontière de l'Empire au-delà de laquelle règne un peuple de redoutables cavaliers indomptés.
L'entrée de la passe porte de nombreuses plaques commémoratives au nom des différents unités décimées à cette occasion.
Pour s'y rendre depuis Peshawar, il faut traverser les zones tribales, territoires pakistanais mais administrés par les tribus locales. L'autonomie remonte à l'occupation britannique. Continuellement harcelés, incapables d'éradiquer le brigandage, les anglais ont accordé ce statut aux tribus, en échange d'un droit de passage et d'une sécurité garantie sur la route menant à l'Afghanistan.
Une véritable poudrière dont l'état pakistanais a hérité à sa naissance en 1947, et sa situation n'a guère évolué:
C'est une zone de non-droit entre Pakistan et Afghanistan, lieu de tous les trafics: transformation de l'opium des champs de pavots afghan en héroïne, commerce d'armes avec pignon sur rue et production locale de répliques (à Darra notamment). On peut y tester une Kalachnikov (et il n'y as pas si longtemps des bazookas). Place forte de l'islamisme radical: nombre de madrasas y sont installées, les extrémistes y circulent librement, et "certaines pointures du terrorisme mondial s'y cacheraient", comme serinent les médias. Sans parler du brigandage, des enlèvements (récemment l'ambassadeur du Pakistan en Afghanistan y a disparu). Bref, un petit paradis.
L'état Pakistanais ne garantit la sécurité des voyageurs que sur la route qui relie Peshawar au poste frontière, il faut demander un permis - délivré dans la journée - et une escorte.
Mais depuis plusieurs mois, l'accès est fermé aux touristes à cause du risque d'enlèvement et des combats entre l'armée pakistanaise et les islamistes extrémistes qui secouent les zones tribales.
| Ghor Khatri
Ghor Khatri
Le nom, qui signifie "la tombe des guerriers", viendrait de celui d'un tailleur hindou nommé Gorbachan qui avait son échoppe à proximité. Ce lieu est depuis 2000 ans un lieu sacré. Pensez donc:
Ici s'érigeait au deuxième siècle après JC, sous le roi Kanishka, un monastère et un sanctuaire bouddhiste, ainsi qu'un stupa.
Des fouilles récentes ont permit de mettre aux jours des vestiges du monastère. Avec le déclin du bouddhisme dans la région, le lieu fut ensuite transformé en temple hindou, lieu d'un important pèlerinage.
Les vestiges du temple
Puis, à l'époque moghole, en 1641, Jehan Ara Begum, fille du Shah Jahan, y construisit une mosquée entourée d'un caravansérail. La place centrale du caravansérail faisait 200 mètres de côté et était entourée de chambres pour les riches marchands et leur suite.
Le caravansérail, gardé nuit et jour, et fermé du coucher eu lever du soleil, était un lieu sûr pour les voyageurs et leur marchandise.
Aujourd'hui, il ne subsiste du caravansérail qu'une énorme porte qui donne sur l'esplanade.
Le 19ème siècle vit la destruction de la mosquée par les Sikhs, qu'ils remplacèrent par un temple de Gorakhnath - encore visible aujourd'hui - ainsi qu'un sanctuaire dédié à Nandi.
Le caravansérail fut fermé et les Sikhs y installèrent leur gouverneur. Depuis ce temps, le lieu abrite un poste de police, les pompiers et des bureaux gouvernementaux.
Merci à Imran Schah de m'avoir autorisé à utiliser sa photo.
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